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Le centre international de conférences de Bamako a servi hier de cadre à tenue de la 1ère session du comité National de Pilotage du projet pauvreté et environnement. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, M. Alassane Boncana Maïga Conseiller Technique, en compagnie du représentant résident adjoint du programme des Nations Unies pour le Développement, Mme Phélinpe Peinsot, de la vice-présidente résidente adjointe du Directeur de cabinet du PNUD et plusieurs autres représentants d’ONG, d’organisations et d‘associations engagées dans la lutte contre la pauvreté et la sauvegarde de l’environnement.

Cette première session du comité National de Pilotage s’inscrit dans le cadre du “renforcement des capacités de gestion et des politiques environnementales aux niveaux national et local pour la réduction de la pauvreté et le développement durable en Afrique”.L’objectif général de ce projet est de contribuer au renforcement des capacités nationales et locales pour une meilleure articulation de la politique environnementale avec la lutte contre la pauvreté.

Rappelons que le projet pauvreté et Environnement est mis en oeuvre par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement à travers un protocole d’accord signé entre le programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l’environnement de Nairobi. Ce protocole constitue un des mécanismes interinstitutionnels les plus appropriés visant non seulement à renforcer la coopération entre ces deux institutions mais surtout à mieux intégrer la dimension environnementale dans la réduction de la pauvreté.

Dans le cadre de la pauvreté et de l’environnement, les défis auxquels la plupart des pays en développement sont confrontés sont de deux ordres : la nécessité dans le cadre d’une approche intégrée de montrer explicitement les liens entre les écosystèmes, les services d’écosystèmes, leur impact sur le bien-être humain et la réduction de la pauvreté et celle d’élaborer et de mettre en oeuvre des réponses ou des stratégies d’intervention contribuant au développement durable dans une optique de réduction de la pauvreté.

La représentante du PNUD, Mme Peinsot, explique justement que dans le souci d’aider les autorités nationales à mieux asseoir la stratégie de lutte contre la pauvreté par la préservation de l’environnement que le PNUD et le PNUE ont opté pour la mise en oeuvre d’une approche commune d’intervention au Mali. Au nom de sa structure, elle a assuré les participants que le PNUD et le PNUE ne ménageront aucun effort au niveau national pour renforcer davantage la synergie entre tous les partenaires impliqués dans la mise en oeuvre du projet afin de mieux intégrer la dimension environnementale dans les politiques sectorielles en général et la stratégie de lutte contre la pauvreté en particulier.

Quant à M. Alassane Boncana Maïga, représentant du Ministre de l’Environnement, il pense bien que pour mieux cerner les contours de la pauvreté et de l’environnement dans un contexte de développement durable, le comité doit s’inspirer de deux approches, notamment celle fondée sur le renforcement des capacités et celle des Ecosystèmes. Car, explique t-il, ces approches se démarquent de la perception unidimensionnelle de la pauvreté considérée comme une insuffisance ou un manque de revenus pour embrasser une perception multidimensionnelle prenant en compte une multitude d’éléments et des facteurs déterminant la qualité de la vie.

M. Maïga souligne également que l’engagement et le soutien des membres du comité National de Pilotage seront déterminants pour la réussite du projet dont le but essentiel est de renforcer les capacités techniques, institutionnelles et matérielles du Mali et à intégrer l’Environnement dans les politiques et stratégies de développement.

Pour la réussite de ce projet, le comité doit leur permettre de valider le rapport d’activités 2006 du projet Pauvreté Environnement ; approuver le plan d’action 2007 du projet, en définissant les critères d’allocation et de priorisation des ressources Financières disponibles annuellement ; apprécier la pertinence des activités du projet en rapport avec le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté et les autres politiques sectorielles nationales et enfin donner les orientations afin de faciliter les échanges et la synergie avec d’autres projets et programmes intervenant dans la gestion durable des ressources naturelles en rapport avec la protection de l’environnement et la réduction de la pauvreté.

Tous les deux intervenants ont montré leur conviction que les différents documents de travail qui sont soumis au comité, seront examinés en toute objectivité et en tenant compte des réalités socioéconomiques, environnementales et des orientations politiques de l’heure axées sur la décentralisation à travers le transfert des compétences de gestion des ressources naturelles aux collectivités territoriales d’une part et la lutte contre la pauvreté d’autre part.

Avant de terminer, le représentant du ministre a remercié le PNUD pour tous les efforts déployés en vue de faciliter le démarrage et l’accompagnement de ce projet qui au-delà des appuis techniques et matériels qu’il apporte aux communes choisies, présente une haute portée pédagogique en terme de renforcement des capacités dans le cadre de l’articulation entre l’environnement et la réduction de la pauvreté.

Mohamed Hady

07 mars 2007.