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Nommé par la Fédération Malienne de Football (Femafoot) le jeudi 12 juillet 2012 et présent au Mali depuis la semaine dernière, Patrice Carteron, après avoir pris contact avec les dirigeants du football malien (Femafoot, ministère des sports), a animé le 26 juillet 2012, au siège de la Femafoot, sa première conférence de presse. But : faire connaissance avec la presse et dévoilé ses ambitions pour le football malien.

Apparemment moins bavard, il a d’entrée de jeu donné les raisons qui l’ont poussé à accepter d’être le coach des Aigles. «J’ai accepté la lourde tâche d’être entraineur des Aigles par amour du football et l’envie de vivre quelque chose de formidable. Autrement dit, c’est le challenge qui m’a motivé de venir au Mali Sinon, je ne suis pas venu pour l’argent.

Car, j’avais des propositions plus alléchantes ailleurs», a-t-il déclaré. Pour répondre aux attentes des dirigeants du football et du peuple malien, a-t-il dit, je dois à tout prix d’abord qualifier les Aigles à la Can 2013, atteindre ensuite dans un second temps au minimum les demi-finales de la Can 2013, et chercher enfin une qualification à la coupe du Monde 2014 pour l’équipe.

jpg_carteron.jpgPour réussir ces missions, a ajouté le nouveau coach, j’ai décidé de rester plus longtemps au Mali qu’en France pour connaître mieux le niveau des joueurs locaux qui seront associés aux professionnels pour constituer une équipe homogène. Il compte se baser sur les qualités footballistiques et techniques des joueurs pour faire ses choix. «Je ferai en sorte que l’équilibre collectif et individuel soit respecté», a confié Patrice Carteron.

Carteron sait qu’il ne peut relever ces défis colossaux sans les joueurs. C’est pourquoi, il a indiqué qu’il va, avec l’aide du coach adjoint Amadou Pathé Diallo, s’entretenir dans les jours à venir avec tous les joueurs, même ceux qui étaient réticents après le départ de Giresse.

Mais, a-t-il insisté, il faudrait qu’ils montrent leur degré de motivation pour la sélection nationale afin de leur faire appel. «Si je veux arriver à bon port, il faut d’abord que je crée une équipe. Je dois donc m’adapter à toutes les situations (la culture, la pression) pour faire quelque chose de solide», a fait savoir le sélectionneur.

Ainsi, il s’est prêté aux interrogations des journalistes venus nombreux faire connaissance avec lui. Est-ce que votre inexpérience sur le football africain ne va pas desservir le Mali? Votre liste sera telle validée par la Fédération ou pas? sont entre autres des questions posées au nouveau sélectionneur. «Non, je ne pense pas que mon manque d’expérience sur le football africain ou malien en particulier peut être un handicap pour moi. Car, partout où j’ai été recruté j’ai été contesté.

On disait que je suis jeune et inexpérimenté. Mais j’ai prouvé le contraire, car j’ai réalisé des résultats positifs. Donc je compte faire des résultats ici aussi. S’agissant de la validation de ma liste, je dirai qu’on peut me faire des suggestions, mais m’imposer des joueurs, non. Car, c’est manquer du crédit à mon travail», a-t-il répondu. Et de conclure : « je pense que je peux être l’homme de la situation ».

Hadama B. Fofana

Moussa S. Diallo

Le Républicain du 30 Juillet 2012