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La cérémonie des examens de passation aux grades de ceinture noire 1er, 2ème, 3ème et 4ème en taekwondo, a eu lieu samedi à la Faculté des sciences et techniques (FAST) sur la colline de Badalabougou. L’événement était présidé par le directeur technique national de la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT), Alioune Badara Traoré, ceinture noire 6ème dan, en présence de plusieurs personnalités, dont le Secrétaire général de la FEMAT, Maître Yacouba Traoré et du trésorier général du bureau fédéral, Me Bakary Diawara dit « Yankee ». A l’exception de la ligue de Kidal empêchée, en raison de la situation qui prévaut dans cette partie du pays, toutes les ligues affiliées à la FEMAT ont pris part à cette passation. Au total 109 candidats étaient sur la liste, dont 76 pour la ceinture noire 1er dan, 16 pour le 2ème dan, 13 pour le 3ème dan et 4 pour le 4ème dan.

Les candidats étaient testés sur trois épreuves pratiques dont le poomsee (Kata) ou mouvement d’ensemble, le self-défense et le combat et une épreuve orale. Parmi les 109 candidats, il y a eu 92 admis (65 pour le 1er dan, 11 pour le 2ème dan 12 pour le 3ème dan et 4 pour le 4ème). Le passage de grade de 17 postulants a été ajourné (11 pour le 1er dan, 5 pour le 2ème dan et 1 pour le 3ème dan).

Parmi les candidats heureux, figurait notre collaborateur Moriba Coulibaly qui a obtenu avec succès son grade de ceinture noire 3ème dan. Et fait rarissime, le jury lui a décerné la mention « Très bien » pour sa prestation. « Je suis très satisfait aujourd’hui (samedi ndlr).

C’est le couronnement d’un long processus. Le taekwondo ne ment pas, car si on s’y met avec courage, il y a forcément le résultat au bout du compte. J’avais relâché la pratique en raison de mes occupations professionnelles, mais depuis un certain moment, j’ai repris les entraînements. Le résultat est là aujourd’hui », confiera le confrère.

Dans son allocution de clôture le DTN, Alioune Badara Traoré a expliqué trois points pour justifier l’intérêt de la passation de grade dans la vie d’un pratiquant. « La passation est très importante dans le taekwondo. Premièrement, elle permet aux pratiquants et à la Fédération de jauger leur progression. Deuxièmement, elle permet de changer le programme de l’élève. En effet, une fois qu’il passe à une catégorie supérieure, on lui donne le programme convenable. Le pratiquant évolue avec ce nouveau programme de formation pour son entraînement. Troisièmement, une des forces du taekwondo, c’est le respect des plus gradés, des plus anciens par les moins gradés.

Ces signes de respect permettent aux pratiquants de maintenir une certaine cohésion entre eux», a-t-il commenté. Et d’ajouter : « Il y avait eu un moment, où j’étais un peu pessimiste, mais après, j’ai vu que le stage effectué pendant trois jours avant l’examen a permis de faire une bonne mise à niveau. C’est ça aussi l’objectif. Le stage préparatoire ainsi que la passation nous permettent d’apporter des correctifs par rapport aux mouvements d’ensemble des pratiquants.

On a ainsi constaté que les maîtres de salles doivent être un peu plus rigoureux avec les pratiquants et contrôler davantage ce qui se passe. Le résultat est à la hauteur des attentes. Une passation de ceinture est comparable à un examen de classe. Il y a des admis et des ajournés. Tel a été le cas de cette cérémonie d’aujourd’hui », soulignera Me Alioune Badara Traoré.

Comment se porte le taekwondo au Mali ? A cette question, le DTN a répondu sans équivoque : « Le taekwondo se porte bien. On a fait deux ans, sans compétitions internationales pour des raisons diverses. Mais cette année on a commencé à affronter nos collègues de la scène internationale.

La première sortie, c’était le championnat d’Afrique de Taekwondo qui s’est en Tunisie à l’issue de laquelle on a ramené une médaille d’or et notre pays s’est classé 4ème sur plus de 30 pays. Le Mali a également participé aux jeux africains de la Jeunesse au Botswana et seul le taekwondo parmi les autres disciplines a ramené une médaille d’or. On n’a pas chômé à l’intérieur, mais il est important de se frotter aux autres pour pouvoir évoluer », conclura le DTN.

B. THIERO

Essor du 24 Juin 2014