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Derrière le fait que l’homme est faible devant le sexe opposé se cachent des obsédés et des démolisseurs de biens d’autrui. Arouna est un mécanicien d’engins à deux roue qui a su choisir sa femme parmi les femmes tellement elle était belle.

Mais le critère d’une épouse convenable est-il seulement la beauté physique et du charme ? Sa femme est belle, Arouna le sait et certains hommes trouvent toujours un motif pour pouvoir l’admirer de près. Arouna est un homme qui a peu de moyens. Mais par la grâce de sa famille, Mariam lui a été donnée en mariage.

Elle est une femme qui a reçu une bonne éducation. Tout se remarque par son habillement, sa démarche et son comportement. Respectueuse, un peu timide, toujours la tête baisée lorsqu’elle parle avec un homme. Les musulmans disent que ce genre de femme est « mouton ». Son mari l’avait autorisée à vendre de la bouillie chaque matin devant la porte d’entrée de la cour. Lorsqu’on la voit, assise, on se croirait en présence d’une Indienne, toujours propre, le foulard à la tête, un habit qui couvre tout le corps.

Pascal est un homme marié et père de plusieurs enfants. Comptable de son état, il avait remarqué la femme de notre mécanicien et ses envies de coureur de jupon ont refait surface. Un jour, Pascal accosta la femme. « Madame que vous êtes belle, pouvez-vous me donner votre numéro portable » ? Mariam de répondre « je n’ai pas de portable excusez-moi, je suis pressée ». Pascal ne voulut pas en rester à là.

Un autre jour, il crée une occasion de rencontre avec la femme, entre ses mains un portable de très grande qualité : « Madame prenez ce portable, c’est un cadeau » ! Mariam refuse et Pascal insiste et persiste. Elle prend le portable et remercia notre Pascal. Mariam éprise de sagesse alla montrer le cadeau que Pascal lui a offert à son mari. Quelques jours après, Pascal appela la femme et fixe un rendez-vous dans la soirée dans un maquis. Mariam informa de nouveau son mari.

A l’heure du rendez-vous, Arouna se présenta. Il tira une chaise et se mit à la compagnie de Pascal. La table était bien garnie, annonçant une bonne fête.

Arouna sortit sa hache et un couteau-baïonnette qu’il déposa devant lui. Il prit le soin de lui remettre le portable en le menaçant de s’occuper de lui s’il tente encore de faire la cour à sa femme.

Pascal voulut se défendre en insultant Arouna d’incapable ce qui révolta notre mécanicien qui exhibe sa hache. Soudain, sans demander ses restes, notre Pascal bondit, j’allais dire « bonda » tellement on le croirait sur un plateau de saut en longueur et disparut dans le maquis, renversant pêle-mêle clients, chaises et tables. Il parvint néanmoins à sauver sa peau.

Il y a des situations dans lesquelles seule la maîtrise de soi est de mise pour nous délivrer d’un chaos imminent. On peut admettre que nul n’est d’emblée soustrait à la tentation ou à l’erreur, mais en cultivant le respect du bien d’autrui et en ayant la crainte de Dieu, on évite certains actes regrettables.

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