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Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan a repris les rênes du parti de Laurent Gbagbo le week-end dernier. Mis en liberté provisoire il y a un mois après plus de deux ans de détention suite à la crise postélectorale de 2011, l’ancien Premier ministre ivoirien a véritablement signé sa rentrée politique avec un discours qui pose l’attitude que le FPI compte désormais adopter sur l’échiquier national. La reconquête du pouvoir par les urnes, telle est l’orientation que Pascal Affi N’Guessan veut donner au FPI et à ses alliés, regroupés au sein du Congrès national de la résistance pour la démocratie, le CNRD. Absent de toutes les institutions nationales et locales après avoir boycotté les élections législatives, régionales et communales, le FPI vise la présidentielle de 2015. Qui pourrait y défendre les couleurs du parti ? On évoque le nom de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, détenu à la Cour internationale pénale (CPI) depuis novembre 2011. Pascal Affi N’Guessan a demandé la libération de son maître. Comme il faut bien préparer les échéances futures, Pascal Affi N’Guessan en reprenant les commandes de l’ex-parti au pouvoir a pris des accents d’opposants en campagne : des critiques en règle, le dialogue politique, la réconciliation, l’économie du pays, rien ne va à ses yeux. Comment avancer, organiser les états généraux de la République et d’autres préalables ? RFI