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Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a affirmé dimanche qu’il n’y aurait pas d’amnistie pour les crimes contre l’humanité, dont est notamment accusé Seif el-Islam Kadhafi, fils du dictateur déchu. Le Conseil présidentiel du GNA a « condamné » sur Facebook les déclarations « irresponsables du chef de la brigade chargé de garder la prison où est incarcéré Seif al-Islam » dans la ville de Zenten qui avait récemment laissé entendre que le fils Kadhafi avait bénéficié d’une amnistie. La ville de Zenten est contrôlée par des groupes armés opposés au GNA, qui est installé dans la capitale Tripoli et reconnu par la communauté internationale mais qui peine à étendre son autorité à l’ensemble de ce pays plongé dans le chaos. Les avocats de Seif al-Islam avaient eux aussi récemment affirmé que leur client avait été libéré à la faveur d’une amnistie décrétée par les autorités libyennes non reconnues basées dans l’est du pays, rivales du GNA. Seif al-Islam Kadhafi fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité commis pendant les huit mois de révolte en 2011. Les autorités libyennes et la CPI se disputent le droit de le juger.Il a été condamné à mort en juillet 2015 par un tribunal de Tripoli pour son rôle dans la répression meurtrière de la révolte de 2011.Le GNA a dit à ce propos qu’il était « prêt à coopérer avec les organisations internationales, en particulier la CPI (…) dans le respect des lois et de la souveraineté de la Libye ».AFP.