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Les Etats-Unis n’envisageront l’octroi d’une nouvelle aide au Zimbabwe et un allégement des sanctions que lorsqu’ils auront la preuve d’un « véritable partage du pouvoir« , a indiqué mardi le porte-parole du département d’Etat. Le principal parti d’opposition du pays, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a accepté vendredi d’entrer le 11 février dans un gouvernement d’union avec le parti du président Robert Mugabe dans l’espoir de sortir le pays de la crise née de la défaite historique du régime aux élections générales de mars 2008. « Le succès ou l’échec d’un tel gouvernement dépendra du partage du pouvoir crédible et total par Robert Mugabe et son parti Zanu-PF » (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique), a ajouté le porte-parole. Selon cet accord de partage du pouvoir signé en septembre, le leader du MDC M. Tsvangirai devient chef du gouvernement et le chef de l’Etat Mugabe reste président. Outre la paralysie politique, le Zimbabwe s’enfonce dans une crise économique et humanitaire sans précédent. Une épidémie de choléra a fait plus de 3.200 morts depuis août.(Afp)