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« Quand la case du voisin brûle, il ne faut pas s’en réjouir. Le moins qu’on puisse faire est d’aider ce voisin à éteindre le feu » ! C’est ce que nous enseigne un adage populaire bien connu dans les contrées maliennes, voire africaines.

Mais, il semble méconnu des partis politiques maliens. Exceptées quelques chapelles, les partis politiques, dans leur grande majorité, sont restés de simples spectateurs face au bras de fer qui a opposé des journaux à la justice malienne.

Pourtant, la vie d’un parti politique semble intimement liée à l’existence d’une presse libre, gage d’une vraie démocratie. Inutile de dire quels services une presse libre rend : en étant une courroie de transmission entre le sommet et la base.

Comme les partis politiques, les organisations et associations de la société civile et les syndicats sont restés également muets sur le sujet. Si le silence des partis ne nous a pas surpris, consensus politique oblige, celui de la société civile est incompréhensible. Ont-elles aussi adhéré au consensus au détriment des principes et des valeurs qu’elles sont censées défendre ?

En tout cas rien ne justifie le mutisme de ceux qui se disent démocrates convaincus. Mais, le silence observé par les partis et les organisations de la société civile en dit long sur les convictions réelles. Mais, à présent, personne n’est désormais à l’abri des dérives montagnardes.

La rédaction

28 juin 2007.