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Quel rôle et quelle place pour les journalistes pour une meilleure participation des femmes au processus électoral? C’est à cette question qu’une soixantaine de journalistes maliens, venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ont tenté de répondre, au cours d’un atelier de trois jours organisé par l’Alliance des Patronnes de Presse du Mali avec l’appui de l’Onu Femmes.

La cérémonie d’ouverture de ce séminaire de formation, qui était présidée par le ministre de la Communication, Manga Dembélé, qui était accompagné et les représentants des organisations de presse, a été suivie par des présentations sur différentes thématiques liées entre autres au scrutin: Surveillance, proclamation des résultats et gestion du contentieux, présentée par Assana Diawara, juriste publiciste, conseiller juridique au ministère de la Communication; La collecte et le traitement de l’information en période électorale et en temps de conflits, responsabilité du journaliste et Rôle et la place des journalistes pour une meilleure participation des femmes au processus électoral, présentées respectivement par Mahamane Hamèye Cissé et Ramata Diaouré.

Sur la première thématique, Assana Diawara, a précisé que c’est notre loi fondamentale du 25 février 1992 qui consacre les principes régissant l’organisation et la dévolution du pouvoir au Mali. Il a défini dans son exposé les concepts-clés du scrutin et fait un aperçu général sur la loi électorale, avant de préciser que le contentieux pouvant relever des élections est de deux types: le contentieux répressif et le contentieux électoral.

Pour sa part, Mahamane Hamèye Cissé a fait ressortir, dans sa présentation, le rôle des média maliens dans la transparence des élections et les normes auxquelles les journalistes sont tenus dans la couverture de la campagne électorale.

A savoir l’égalité de traitement et l’impartialité, la distinction des faits des commentaires, ainsi que l’objectivité et l’honnêteté.

Pour la dernière thématique relative au rôle et la place des journalistes pour une meilleure participation des femmes au processus électoral, Ramata Diaouré a précisé que les journalistes ne sauraient ni se substituer aux autres acteurs, ni aux électeurs potentiels. Elle a cependant souligné que les confrères doivent s’informer des réalités et des initiatives en cours pour les relayer auprès de l’opinion publique.

Yaya Samaké

22 Juillet 2013