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Faut-il rappeller que, malgré l’importance numérique des femmes
(plus de 50% de la population malienne) plusieurs décisions leur
concernant sont prises sans leur aval puis qu’elles sont sous
représentées au moment des prises de décisions.

Alors que ce sont les femmes qui connaissent les problèmes des
femmes. Pour preuve, sur 147 députés, ont compte seulement 15
femmes. Et si on tient compte de la règle de la démocratie, c’est
à dire la voie de la majorité, ces femmes n’ont pas droit au
chapitre. Rappelons que sur plus de 1000 conseillers municipaux on
compte seulement environ 200 femmes. Il faut par ailleurs signaler
qu’il y a moins de femmes responsables au niveau de
l’administration.

Cependant, on doit souligner que malgré les contraintes qui
expliquent cette sous représentativité des femmes, il y a des
progrès significatifs. Comme exemple, cette année, on a assisté à
la nomination, pour la première fois, d’une femme comme présidente
de la Cour suprême et une autre comme procureur du tribunal de
première instance de la Commune V.

L’ENGAGEMENT DES AUTORITES

Aussi, on constate l’engagement des plus hautes autorités du pays
par rapport à la promotion de la femme. En plus des formations
pour les femmes et de l’élaboration de certaines dispositions pour
une plus grande participation des femmes aux affaires publiques,
l’Association des Municipalités du Mali (AMM) a organisé une
conférence des femmes élues municipales. Les travaux de cette
conférence ont démarré hier même au Centre International de
Conférences. Elle a pour but d’améliorer la participation des
femmes aux prises de décisions.

Ainsi, durant deux jours (24 et 25 juillet 2006) des femmes élues
municipales échangeront sur la problèmatique de la participation
des femmes à la vie publique. Avec cette conférence, ces femmes
vont elles relever le défi de la sous représentativité?

Dado CAMARA

25 juillet 2006