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Etre une organisation capable d’influencer les politiques et les lois relatives à l’équité et à l’égalité du genre dans un environnement de paix et de développement durable. Telle est la vision du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires du Mali (REFAMP) dont la mission est de promouvoir une égale représentation des femmes et des hommes dans les instances de décision au niveau national, régional et international et de renforcer les capacités des femmes leaders en matière de plaidoyer. Accroitre la participation des femmes à la vie publique est aussi l’un des objectifs majeurs du réseau.

La journée d’échanges initiée par le REFAMP s’inscrit dans cadre de l’exécution de son projet dénommé « lobbing/plaidoyer et communication pour l’adoption de mesures législatives et règlementaires favorisant la participation de la femme à la vie politique « . Elle a été organisée, hier mardi 24 août, à la Maison du partenariat, en collaboration avec le Cadre de concertation des femmes des partis politiques.

Cette cérémonie a été présidée par la représentante du ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Coulibaly Maïmouna Camara, en présence de la secrétaire générale du REFAMP, Bintou Sanankoua et de la deirectrice de l’UNIFEM, Rachelle Djangone Mian.

Cette journée a permis aux participants d’une part de renforcer leur capacité sur les principes de quota et de parité et d’autre part de se pencher sur la question de la sous représentation des femmes dans les instances de décision, pour y apporter les réponses idoines.

Aux dires de Bintou Sanankoua, cette journée permettra désormais d’améliorer le statut de la femme et d’accroitre sa participation aux instances de décision afin de dégager, chacune dans son domaine et selon la spécificité de sa situation, une position commune. L’occasion était bonne pour elle de remercier le ministère de la Promotion de la femme et les partenaires, comme l’UNIFEM, pour la tenue de cet atelier.

Rachelle Djangone Mian de l’UNIFEM révélera qu’une étude faite par sa structure a démontré que les quotas prévus par la Constitution ou les lois électorales sont le meilleur moyen d’accroitre la participation des femmes à la concurrence politique. Ces mesures, précisera-telle, sont à ce jour en place dans 46 pays et les chiffres montrent que la majorité des pays où les femmes occupent 30% ou plus des sièges au parlement national ont appliqué des mesures incitatives, favorisant la participation des femmes. Raison pour laquelle, elle s’est réjouie de l’initiative du REFAMP de créer des alliances stratégiques entre les différentes organisations de la société civile, en vue de dégager une vision commune par rapport aux stratégies et mesures législatives et règlementaires à adapter pour favoriser la participation de la femme à la vie politique.

Mme Coulibaly Maïmouna Camara était heureuse de présider cette cérémonie, qui, selon elle, permet de sensibiliser les autorités chargées de prendre les mesures favorisant la participation de la femme à la vie politique.

Alou B HAIDARA

25 aout 2010