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Le 2e secrétaire aux questions économiques et financières du comité directeur du Parti pour la renaissance nationale (Parena), président de la sous-section de Kalabancoro, Jean Dembélé vient de démissionner du Parena. Il a adressé sa lettre de démission le 25 octobre dernier au président du parti du Bélier blanc, Tiebilé Dramé.

« Je voulais vous faire parvenir ma lettre de retrait du parti pour des raisons sociales » . Telle est la substance de la correspondance du désormais ancien 2e secrétaire aux questions économiques et financières du Parena à son président.

Qu’est-ce qui a pu donc pousser M. Dembélé, le bailleur de fonds du parti du Bélier blanc dans la Commune à tourner le dos à ses camarades avec qui il mène le combat politique depuis 1998 ?

Les vraies raisons de la défection du désormais ex-président de la sous-section de Kalabancoro semblent connues de tous les militants du parti. L’homme aurait été victime des coups bas de la part de ses camarades.

Entré dans la politique dans les années 1998, Jean Dembélé s’est beaucoup investi pour l’expansion et l’implantation du parti qu’il a contribué à asseoir fortement dans la Commune de Kalabancoro.

Il était parvenu à inculquer l’idéologie Parena à la population surtout dans ses franges jeunes et femmes, bousculant l’Adéma et bien d’autres partis qui étaient les maîtres sur le terrain. C’est ce qui lui valu le sobriquet « Parena Jean ».

Lors des élections municipales de 1999 il s’était lancé à l’assaut de la mairie. Une ambition qui s’est soldée par l’obtention de 4 conseillers Parena qui était devenu alors la première force politique dans la Commune.

Cette percée du parti lui valait la reconnaissance du comité directeur où il fera son entrée pour la première fois en qualité de 1er secrétaire adjoint aux élections.

Aux municipales de 2004, il s’en était sorti encore avec le plus grand nombre de conseillers à la mairie. Sous sa houlette, l’expansion du parti a continué sur le cercle de Kati.

Engagé politique, Jean a assisté ses camarades à San, sa ville natale dans l’implantation du parti, en octroyant des fonds pour la cause du Parena. Le comité directeur lui renouvellera sa confiance en l’élisant 2e secrétaire aux questions économiques et financières.

Sa popularité à Kati a poussé ses militants à l’inviter à se présenter alors aux élections législatives de juillet dernier. Il a financé sa campagne de sa poche, et s’est classé 3e derrière le RPM et l’Adéma. Au deuxième tour des législatives son soutien à l’Adéma a été prépondérant dans la victoire de celle-ci.

A quelques mois des municipales et au moment où les formations affûtent leurs armes, nul doute que le départ de Jean Dembélé sera durement ressenti par le Parena dans la Commune de Kalabancoro et dans le cercle de Kati.

Amadou Sidibé

30 octobre 2007.