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La société de téléphonie Orange-Mali, à travers sa fondation, vient d’offrir un don de nourriture à l’AMALDEME d’une valeur de 2 000 000 de F CFA. Ce don de denrée alimentaire était composé de 3 tonnes de riz, 2 tonnes de mil et 12 sacs de lait en poudre.

La remise a été faite par le chef de service de la fondation Orange Mali Mme Coulibaly Adiaratou Camara, accompagnée de sa délégation. Les dirigeants du centre AMALDEME sis à Lafiabougou ont accueilli avec enthousiasme ce don symbolique.

Il s’agit bien du président du centre Broulaye Traoré, de la Directrice Mme Diallo Fanta Sidi Diallo, et de son Directeur Exécutif M. Souleymane Diallo. On notait également parmi les invités les représentants du maire de la Commune IV, le chef de quartier et le chef de village.

UN PARTENARIAT REDYNAMISE

Après avoir souhaité la bienvenue à tous les invités, le président a souligné que depuis quelques années déjà, ce partenariat actif s’est installé entre l’AMALDEME et Orange Mali et qui se manifeste de diverses manières.

C’est pourquoi, chaque fin d’année est marquée par les dons de jouets à tous les enfants de l’AMALDEME. Ce qui fait dire au président que Orange Mali a ainsi répondu à leurs sollicitations diverses comme celle dans d‘autres volets de fonctionnement de sa structure.

En renouvelant leur gratitude pour cet accompagnement constant de la fondation Orange Mali, Dr Traoré a espéré que cette relation sentimentale se formalise éventuellement pour la couverture des nombreux domaines en faveur du bien des enfants.

LE BUT DE LA FONDATION

Quant au chef de service de la fondation Orange Mali, le but de sa structure créée depuis 2005 est de participer au développement économique, social et culturel du Mali par des actions ciblées et structurées à l’endroit des couches défavorisées. Elle intervient essentiellement dans trois domaines : la santé, la culture et l’éducation.

C’est dans cette optique, a expliqué son chef de service, que la fondation a entrepris un partenariat avec l’Association Malienne de Lutte contre la Déficience Mentale chez l’Enfant communément appelée AMALDEME par sa participation au Noël.

Aux dires de Mme Coulibaly Adiaratou Camara, cette action humanitaire témoigne d’un partenariat initié entre la fondation Orange et son département en charge du Développement Social en faveur du mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion.

Avant de terminer, elle a demandé aux parents de se faire représenter le plus rapidement possible vers les structures spécialisées dès que l’enfant aura des signes de problème de santé. Parce que la guérison d’une maladie dépend de la prise en charge, a-t-elle ajouté.

Après la remise des dons, la délégation a procédé comme d’habitude à la visite des salles d’enseignement, de rééducation et de réadaptation des enfants du centre AMALDEME.

POURQUOI AMALDEME ?

L’AMALDEME s’occupe des enfants déficients mentaux. En effet, la personne déficiente mentale est un être humain ayant sa propre personnalité, ses goûts, ses désirs. C’est d’ailleurs un citoyen à part entière ayant des droits et des obligations notamment le droit à la vie, à l’éducation, à la santé, au travail, au loisir.

C’est pourquoi, au Mali, il a été créé en 1984 que l’Association Malienne de Lutte contre les Déficientes mentales au service des personnes déficientes et de leurs familles. Elle a pour but la promotion de la personne déficiente mentale et à la défense de ses droits humains fondamentaux.

Notons que cette initiative est partie de l’expérience personnelle de Mme Sanogo Kadiatou Bagayoko, une assistante sociale, mère de deux filles déficientes mentales qui a fonde l’AMALDEME. Pour son fonctionnement, elle est composée de plusieurs organes directeurs notamment: l’Assemblée générale, le conseil d’administration, les antennes régionales et le comité scientifique et technique.

En effet, l’AMALDEME base sa stratégie éducative, socioculturelle sur des actions de démonstration pour prouver aux populations et aux communautés que les jeunes déficients mentaux sont capables d’apprentissage si elle bénéficie d’un accompagnement à travers le pays tel que le centre féminin de formation de Djélibougou qui accueille des jeunes filles pour leur adaptation aux activités ménagères et à faire le marché, la cuisine, la teinture, la couture, la fabrication de savon et le lit.

Quant au foyer de vie autonome de Baguinéda qui apprend aux jeunes garçons âgés de 18 ans les activités de maraîchage, d’élevage d’ovins, de bovins, l’aviculture, le réfectoire, la maçonnerie.
L’AMALDEME bénéficie également d’un centre médico psycho-éducatif pour assurer le minimum de santé en cas de maladie.

LES DIFFICULTES DU CENTRE

Selon la Directrice du centre de Lafiabougou Taliko, les difficultés sont énormes. Elles ont trait au manque de personnel mais aussi au financement pour assurer leur salaire. Des problèmes de matériels pédagogiques et didactiques, le manque d’infrastructures sont aussi identifiés.

Compte tenu de ses difficultés auxquelles le centre est confronté, la Directrice n’a pas manqué de lancer un appel aux autorités de l’Etat en espérant bénéficier d’appuis pour une meilleure prise en charge des enfants déficients mentaux, afin qu’ils bénéficient des mêmes droits que les autres enfants comme le stipule d’ailleurs le préambule de notre constitution “tous les enfants naissent libres et égaux en droit et en devoir”.

Hady BARRY

21 avril 2008.