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Le Parti pour une nouvelle Afrique (Panafrik) «collecte des fonds» pour son candidat à la présidentielle. Alhousseini Abba Maïga, il s’agit de lui, a souligné au cours d’un meeting le 27 juin qu’il a acquis les signatures d’élus nécessaires à la validation de sa candidature.

jpg_une-1885.jpgJeune parti avec un candidat jeune (37 ans). Panafrik a voulu faire la différence au point voir ses intentions négligées dans la perspective de l’élection présidentielle du 28 juillet 2013. A partir de ce 28 juin, la candidature du président du parti est donc officielle. Les obstacles majeurs à la matérialisation de son intention, notamment celle du parrainage de dix députés ou de cinq conseillers municipaux dans chacune des régions et dans le district de Bamako ont été levés. «Nous avons toutes les parrainages nécessaires», a déclaré le candidat au cours du lancement d’un meeting de collecte de fonds tenu au stade omnisport Modibo Keïta.

Alhousseini Abba Maïga qui n’était pas dans la course vers Koulouba en 2012 a sans doute été motivé par la crise politique et sécuritaire qui a secoué le pays. S’il estime que le «Mali a été trahi» par ses dirigeants, il n’en demeure pas moins, selon lui, que la faillite de l’Etat soit une responsabilité collective. «Nous avons tous laissé faire», a-t-il lancé à ses militants dont des centaines prenaient part à cette cérémonie. Porté sur les fonts baptismaux, en mai dernier, Panafrik et son candidat se veulent porteurs de la volonté de changement du peuple malien.jpg_une-1887.jpg

«Nous avons chassé les français de chez nous en 1960. Maintenant, nous les appelons pour nous sauver. C’est très humiliant…», s’est emporté Maïga, en référence à l’opération Serval en cours au Mali depuis janvier 2013 dans le cadre de la lutte contre les terroristes qui ont occupé le nord du Mali pendant près d’un an. «Tout ce système sera banni si nous sommes élus», a-t-il promis, dans un discours en bambara, avant de saluer ses militants. «Nous ne trahirons jamais ce pays», a souligné le candidat de la «rupture» vis-à-vis du système actuel.

Pour le vice-président du Conseil national de la jeunesse (Cnj), Alioune Gueye, qui a pris part à cette cérémonie de collecte de fonds, il serait judicieux pour la jeunesse malienne de voter pour un candidat jeune afin de réaliser le changement générationnel. «Que des militants cotisent pour le candidat est un signe d’espoir que le changement aura lieu. Je crois que Abba Maïga incarne la rupture…», a assené le vice président du Cnj. Environ un million quatre cents cinquante trois mille soixante quinze (1 453 075) F Cfa ont été réunis au cours de cette cérémonie.

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 28 Juin 2013