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Parler d’une élection présidentielle anticipée en Égypte est « absurde », a affirmé le président Mohamed Morsi en réaction à des appels à son départ et à l’organisation d’un nouveau scrutin, dans une interview au quotidien gouvernemental Al-Ahram publiée vendredi.(…) « Exprimer son opinion, agir pacifiquement, la liberté entière pour tous (…), la liberté de former des partis, tout cela ne m’inquiète pas, au contraire, cela me rend heureux. Mais violer la loi ou faire usage de violence, ou menacer de le faire, cela ne sera ni accepté ni permis », a mis en garde M. Morsi, premier chef d’État islamiste et à ne pas être issu de l’armée en Égypte. Une campagne baptisée « Tamarrod » (rébellion, en arabe) dit avoir réuni plus de sept millions de signatures pour exiger le départ de M. Morsi. Elle appelle à manifester devant le palais présidentiel le 30 juin, date qui marquera le premier anniversaire de l’entrée en fonctions du président. Des partis et forces politiques comme Al-Dostour du Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei et le mouvement du 6-Avril, l’un des fers de lance de la révolte de 2011, ont annoncé leur soutien à cette campagne. La première année au pouvoir de M. Morsi a été mouvementée, avec de nombreux affrontements, parfois meurtriers, entre ses partisans et ses opposants. AFP.