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La France a dénoncé lundi des « exécutions sommaires » perpétrées lors de l’offensive des rebelles touareg dans le nord du Mali depuis la mi-janvier, affirmant que 82 soldats ont été égorgés ou abattus fin janvier dans la ville d’Aguelhok. Le gouvernement français a été informé la semaine dernière, selon une source française proche du dossier qui précise que les exactions ont été perpétrées le 24 janvier, soit le jour où, selon Bamako, la rébellion touareg et des membres d’Aqmi ont attaqué Aguelhok. Interrogé sur la possibilité que l’armée malienne cherche à lancer une contre-offensive avant d’arrêter les combats, le ministre français de la Coopération a estimé que « ce qui est important c’est que les hostilités cessent le plus rapidement possible ». Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et objectifs de l’armée dans sa partie Nord. Les affrontements ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones: il y a des déplacés internes au Mali (au moins 30.000 recensés par le CICR, sans compter 20.000 autres évoqués par des sources locales) et des réfugiés dans les pays voisins. AFP.