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A l’initiative de quelques sympathisants, le comité de soutien pour la réélection du général à été mis en place le 14 janvier. Cette structure qui renferme diverses associations dites de soutien aux actions d’ATT devrait se réunir le 19 janvier dernier afin d’élaborer une stratégie de campagne.

Stupéfaits étaient les quelques participants devant l’assaut des membres du mouvement citoyen dans l’enceinte du COFAR, lieu de la rencontre au 19e arrondissement de Paris, car ces derniers étant déjà représentés n’avaient pas été invités, tout comme les autres associations à savoir « Jèkafo », le comité du 5 décembre et autres.

L’objectif du mouvement citoyen, selon certains, était d’exiger un nouveau remembrement de la plate forme en ayant plus de postes. Un point de vue réfuté par d’autres. Une controverse qui a failli tourner au drame quand les deux tendances se sont livrées à une bataille, des insultes de parents de part et d’autre. Bilan : des vitres brisées, des démissions en cascade de certains membres.

Le 6 janvier dernier, au cours d’une rencontre ces différentes associations ont décidé de se réunir autour d’une structure. Mais à la demande des responsables du mouvement citoyen, la mise en place avait été reportée.

« Nous avons besoin de convoquer une réunion pour choisir nos représentants au sein de la plate forme« , a déclaré un responsable. Ce qui n’a pas été le cas. A la surprise générale, lors de la première réunion de la plate forme, les membres de cette association ont tout mis en œuvre pour boycotter les travaux, tout d’abord en exigeant la création des postes de vice-présidents où siégeront certains de leurs responsables mais aussi en attribuant des postes à tous leurs membres présents.

Un point de vue rejeté par les membres du comité du 5 décembre qui ont relaté le bilan triste des actions du mouvement citoyen de Paris lors des dernières élections présidentielles. Suite aux mêmes querelles de personnes, le général ATT n’avait pas eu une place honorable dans la circonscription de Paris : « cette plate forme ne sera pas prise en otage par une seule association », rétorque-t-on.

Cette affirmation donnera l’occasion à certains membres du mouvement citoyen de semer des troubles dans la salle.

« Dire que le mouvement citoyen de Paris n’a rien fait est une hypocrisie car, vu tout ce que nous avons fait pour ATT, on n’a jamais reçu quelque chose de Bamako pour travailler. On est là pour travailler dans la sérénité et chacun doit s’atteler à la tâche pour soutenir notre candidat« , dira le président du mouvement.

Si les choses stagnent ainsi, à Paris, le général doit s’apprêter à vivre le même cauchemar que 2002, car la course aux intérêts personnels, l’intégration de certains sympathisants de Nicolas Sarkozy comme c’est le cas au sein de son équipe de soutien ne fera que lui nuire aux yeux des électeurs, dont la plupart vivent dans la clandestinité.

Quelle peut être la motivation de ses personnes d’intégrer à tout prix le bureau de coordination de sa campagne, alors qu’ils sont convaincus qu’ils ne jouissent pas d’une bonne réputation au regard de nos compatriotes ?

Pour un participant, c’est pour être présent au rendez-vous du partage des gâteaux. « Pour influer sur les prises de décisions, il faut être majoritairement au bureau, sinon chacun pourra bien travailler s’il est motivé sans adhérer à une structure« .

Dans les prochains jours, il faut sans doute s’attendre à plus de remous avec l’arrivée des 14 partis politiques qui ont décidé de soutenir ATT aux prochaines élections. Ces partis politiques intégreront la plate forme des 35 membres et voudront sans doute défendre leur place.

Affaire à suivre.

Sako Doumbia, correspondante à Paris

24 janv 07