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Le maire Gaoussou Ly dénonce le double jeu de la justice

Dans l’affaire des 25 hectares de Bougouba, la Cour suprême a ravalé son crachat. C’est du moins ce qui ressort d’une conférence de presse lundi du maire de la Commune II, Gaoussou Ly.

Elles sont aujourd’hui 700 familles à Bougouba en Commune II qui crient à la spoliation au profit de 22 commerçants. Face à cette situation, une bataille juridique s’était ouverte entre les parties autour de la question. Du tribunal de première instance de la Commune II au tribunal administratif, elles sont finalement devant la Cour suprême.

Au cours d’une conférence de presse, tenue dans les locaux de la mairie de la Commune II, le maire de ladite commune a fait état de son étonnement face à ce qu’il a appelé la volte-face de la Cour suprême qui, selon lui, avait rendu un premier arrêt demandant aux commerçants de vider les lieux pour la simple raison qu’il y a eu double attribution sur le même site à savoir les 25 hectares.

Mais, contre toute attente, a-t-il dit, la Cour suprême est revenue sur son propre arrêt en l’annulant purement et simplement. Ce faisant, elle autorise l’occupation des 25 hectares par des commerçants qu’elle avait pourtant débouté.

Le conférencier a rapporté que c’est par lettre n°040 du 10 février 2003 que le ministre des Domaines de l’Etat d’alors a notifié à la mairie de la Commune II la mise à sa disposition de 25 hectares dans le cadre de la régularisation de la situation des personnes qui se sont acquittées des frais d’acquisition.

A ses dires, la Cour suprême, qui avait reconnu les errements administratifs qui ont été à la base de l’imbroglio, a fini par les entériner. En attendant, la mairie de la Commune II dispose d’un mois pour attaquer l’arrêt révisé par la Cour suprême.

En même temps, les familles spoliées qui sont dans l’attente attendent de leur justice qu’elle dise le droit, tout le droit, rien que le droit.

Mohamed Daou

07 Octobre 2008