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L’Institut culturel afro-arabe a inauguré mardi à Koulouba la statue d’Ibn Battûta, l’un des grands explorateurs. La cérémonie était placée sous la haute présidence du ministre de la Culture, Mohamed El Moctar. Belle et majestueuse, la statue est un don de l’Institut culturel afro-arabe.

Le ministre de la Culture a, au nom du gouvernement, remercié l’Institut culturel afro-arabe pour l’hommage rendu à Ibn Battûta dont le buste a été dévoilé dans le parc des explorateurs, rejoignant ainsi les corsages d’autres prestigieux visiteurs de notre pays depuis la nuit des temps. Il a déclaré que « Abu Abdullah Muhammad Ibn Battûta fut au 14e siècle de notre ère, un explorateur hors du commun découvrant notre continent 100 000 ans avant les navigateurs ».

« Voyageur infatigable et écrivain, Abu Abdullah Muhammad Ibn Battûta est né le 24 Février 1304 à Tanger au Maroc et est décédé, selon certaines sources, en 1369 et pour d’autres en 1377 », a affirmé le Pr. El Mouloud Yattara, chef du département histoire/archéologie à la Flash. Toujours est-il qu’« il fut l’observateur privilégié de la cour de Mansa Moussa et le témoin oculaire à laisser un écrit antérieur à ceux des découvreurs européens sur l’empire du Mali », a-t-il ajouté.

Le Dr. Oumar Halablab, directeur général de la culture du Liban et président du Conseil exécutif de l’Institut culturel afro-arabe (ICAA) a espéré que cette cérémonie, visant à immortaliser Ibn Battûta, impulsera un nouvel élan à la consolidation et au renforcement des relations afro arabe et malienne. « L’ICAA a été dans le dynamisme de la globalisation pour approfondir la connaissance mutuelle et le renforcement des deux peuples arabe et malien », dira-t-il. Selon lui Ibn est vu comme un symbole de la mondialisation pour avoir parcouru plus de 120 700 km d’Est en ouest.

« Pour Ibn, ce voyage visait non seulement à découvrir les pays musulmans, leur système de gouvernement, leur tradition et mode de vie mais aussi pour appréhender le rôle que joue la diversité culturelle dans la création du dialogue des civilisations, l’identité de l’apport et la coopération qui ont existé entre les peuples pour la réalisation du progrès humain », expliquera t-il.

Après la coupure du ruban symbolique, la cérémonie a pris fin par la visite du parc.

Ramata S. Kéita
(stagiaire)

24 avril 2008.