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iran.jpgLes 50 véhicules pick-up fabriqués dans une usine iranienne ont été réceptionnés vendredi par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, au cours d’une cérémonie à Koulouba.

La partie iranienne était représentée par Hassan Aly Bakhshi, le chargé d’affaires de l’ambassade de la République islamique au Mali. Celui-ci a souligné que « ce don n’est pas à la hauteur des excellentes relations d’amitié et de coopération qui existent si heureusement entre nos deux États« , mais qu’il « constitue un symbole de l’amitié et de la solidarité entre les vaillants peuples du Mali et d’Iran« . Une coopération qui se poursuivra naturellement.

Le diplomate a assuré que le développement des relations avec le continent africain en général et avec le Mali en particulier, est une priorité de la politique extérieure de la République islamique d’Iran et une volonté ferme des autorités de ce pays.

« Aujourd’hui nous sommes très contents de voir que les relations entre les deux pays sont assez diversifiées. Par exemple, les footballeurs maliens, jouant dans le championnat iranien, sont admirés par nos spectateurs et constituent un point de mire pour une relation d’amitié très solide entre la jeunesse des deux pays« , a noté Hassan Aly Bakhshi.

Ces relations de coopération ont été formalisées avec l’ouverture de l’ambassade d’Iran à Bamako et celle du Mali à Téhéran après avoir connu, il est vrai, quelques difficultés liées à l’échec des négociations sur une ligne de crédit de dix millions de dollars (environ 5 milliards Fcfa). Ce financement devait servir à la réalisation du pont de Gao et de ses voies d’accès et au bitumage de la route Koulikoro-Banamba.

Le Mali avait soumis d’autres requêtes dont la plupart n’ont pu être satisfaites : acquisition de bacs, de matériel d’entretien des routes, de matériel de voie ferrée, envoi d’un formateur iranien dans le domaine de l’artisanat.

Mais depuis la visite au Mali en janvier 2005 du président Muhammad Khatami et celle du président de la République, Amadou Toumani Touré à Téhéran en juillet de la même année, la coopération entre les deux pays a reçu un coup d’accélérateur.

L’un de ses secteurs les plus importants est le domaine énergétique qui a fait l’objet d’un accord signé à Téhéran en juin 2005. En la matière, le projet phare réside dans la construction d’un barrage et d’une centrale hydroélectrique à Kenié, localité située à 35 km de Bamako. Le coût de réalisation de ces ouvrages est estimé à 100 millions d’euros, soient plus de 65 milliards Fcfa.

La coopération entre les deux pays pourrait s’intensifier dans des secteurs comme l’agriculture et l’artisanat. Dans cette perspective, le don de véhicules apparaît comme un signal prometteur. La réception des pick-up s’est déroulée en présence du ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, et de son homologue de la Santé, Oumar Ibrahima Touré.

S. KONATÉ- L’Essor


29 octobre 2007.