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Viande, poisson, condiments, rien n’échappe à la flambée des prix

La cherté de la vie est en passe de devenir un fléau dans notre pays. Les citoyens depuis un certain temps font face à la hausse injustifiée des denrées de première nécessité. Comme si cela ne suffisait pas, le virus de la spéculation est en train de contaminer tous les autres secteurs. Au grand dam d’une population victime de la crise mondiale et de celle qui a secoué notre pays pendant plus d’une année.

Il n’est plus aisé de faire le marché aujourd’hui dans la « Cité des trois caïmans ». Le prix de toutes les denrées a grimpé. Les maîtresses de maison sont confrontées à un casse-tête chinois pour faire manger les familles. La dernière augmentation de prix traumatise les ménagères. Elle concerne la viande et le poisson. Ces deux ingrédients sont incontournables et indispensables pour assaisonner les repas au quotidien.

Grands producteurs de poissons et de viande, les Maliens ne peuvent plus consommer ces aliments selon leur souhait. Les prix prohibitifs dissuadent les envies de bien manger. La dernière hausse de prix de la viande est survenue quelques jours après la fête de ramadan. Sans préavis, les ménagères ont été mises devant le fait accompli. Le prix du kilogramme de viande avec os qui était cédé entre 1900 et 2000 Fcfa est passé à 2100 et 2200 Fcfa, selon les marchés.

Le kilogramme de la viande sans os oscillait entre 2400 et 2450 Fcfa, il est cédé présentement entre 2500 et 2700 Fcfa. L’inflation n’a pas épargné les boyaux des bœufs. Pour déguster une langue de bœuf, il faut débourser 2000 à 2500 Fcfa selon la grosseur, alors que ce mets était payé entre 1250 et 1750 Fcfa. La queue était achetée, selon sa longueur, entre 750, 1000 et 1250 Fcfa. Présentement il faut 2000 à 3000 Fcfa.

Le kilogramme de la panse du bœuf est actuellement cédé entre 850 à 900 Fcfa, auparavant il fallait débourser entre 650 à 700 Fcfa. Concernant le foie, le cœur et le rognon du bœuf le prix a grimpé de 200 Fcfa. Le Kilogramme est cédé présentement à 3000Fcfa. cherté du bœuf. Pourquoi cette soudaine fébrilité des prix à travers une cascade d’augmentations ? Les bouchers avancent mille et une explications calamiteuses. Au marché Dibida le boucher Issouf explique que la dernière augmentation de prix de la viande ne devrait pas surprendre.

Selon lui, ce ne sont pas les autorités qui soutiendront le contraire. La hausse du prix de la viande selon ce jeune découle cette année de la cherté du bœuf consécutive à l’exportation débridée des bovins vers les pays voisins. Il ajoute que si rien n’est fait les Bamakois continueront d’être victimes de hausses des prix dans les mois à venir. Cependant, Issouf précise que si les autorités parviennent à contrôler les exportations, le prix du kilogramme baissera. « Ce n’est pas notre vœu de vendre cher la viande à nos compatriotes, mais que voulez-vous ?

A l’impossible nul n’est tenu. La dure loi du marché prévaut dans tous les secteurs d’activité. Et il faudra faire avec », conclut-il. Auparavant les maîtresses de maisons se rabattaient sur le poisson d’eau douce et surtout de mer pour faire face à la hausse des prix de la viande. Malheureusement, de ce côté aussi, le prix du poisson de mer connaît une hausse vertigineuse. A titre d’exemple, le prix moyen du kilogramme du capitaine est passé de 2.750 Fcfa à 3.500 Fcfa sur les marchés de Bamako, soit une augmentation de 27%. En ce qui concerne les poissons de mer, le kilogramme selon la qualité a augmenté de 100 Fcfa toutes catégories confondues. Il est cédé actuellement entre 1100 et 2000 Fcfa le kilogramme.

Qu’en pensent les ménagères ? Mme N’Diaye Néné Sy avoue que c’est un calvaire de faire le marché actuellement. Elle révèle que pour faire manger convenablement sa famille, elle a du convaincre le chef de famille de faire des efforts supplémentaires. Elle confesse qu’« avant avec 1500 Fcfa, je pouvais faire un festin chez moi. Avec le double, je m’en sors à peine aujourd’hui. Les prix des condiments sont inaccessibles ». Face à la montée en flèche des prix de la viande, elle a voulu se tourner vers le poisson fumé communément appelé « Tiékouroulé ». Mais quelle ne fut sa surprise quand la vendeuse lui annonça le prix. En effet, la commerçante lui proposait un tas de cinq petits poissons fumés à 500 Fcfa à raison de 100 Fcfa le morceau. désemparée. Mme N’Dia-ye Néné Sy était comme tétanisée.

Elle raconte que même les morceaux de poisson que les ménagères achetaient pour rehausser le goût de leur sauce n’ont pas échappé à la flambée des prix. « Dans ces conditions, que faire pour faire bien manger une famille ?» interroge-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, que notre pays va atteindre difficilement son objectif en matière de lutte contre la malnutrition. A cause de la cherté de la vie, de nombreuses familles ne peuvent plus assurer les trois repas quotidiens. Au marché d’Hamdallaye, la maîtresse de maison Maï tournait en rond. Elle était désemparée et ne comprenait pas la soudaine hausse des prix des condiments. Maï vit dans une famille modeste. Elle était venue ce jour-là avec 2000 Fcfa pour assurer le déjeuner et le dîner.

Elle s’est rendue compte que la somme qu’elle avait ne pouvait pas assurer raisonnablement le déjeuner. « Il est difficile de comprendre qu’en moins de 24 heures, les prix des condiments aient grimpé » ne cessait de répéter cette ménagère. Pour sauver la face, elle a préféré s’occuper du déjeuner. « Je vais faire bien manger la famille au déjeuner. Pour le dîner je servirai de la bouillie», dit-elle triste. Maï reconnaît qu’il est impossible de suivre la hausse vertigineuse des prix des condiments. Elle condamne toutes ces augmentations décrétées anarchiquement au vu et au su des autorités. Elle fulmine et déclare : « je me demande ce que font les agents du service de contrôles des prix ».

Tout doit être mis en œuvre pour mettre fin à la spéculation sur les prix des denrées de première nécessité. C’est la condition sine qua non pour lutter contre la corruption et la malnutrition. En attendant une solution salutaire, les femmes vivent chaque jour le calvaire. Les autorités sont interpellées. Il est temps de réagir en prenant des mesures pour alléger les bourses des ménages éprouvés. Les frais liés à la rentrée scolaire et ceux de la tabaski qui se profile à l’horizon dans une dizaine de jours n’apaisent pas les cœurs dans les familles.

M. A. Traoré

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Talons hauts : Attention aux dégâts !

Ils affinent les jambes, mettent en valeur les fesses : les talons hauts vous rendent plus belles. Attention aux dégâts cependant : pieds cornés, bosses sur les orteils, maux de dos, pathologies diverses…. les conséquences peuvent nécessiter l’intervention chirurgicale. Les talons augmentent le dénivelé entre l’avant et l’arrière du pied. De nombreuses études pointent les dangers de porter des talons hauts.
Quels sont les risques encourus si on porte des talons hauts tous les jours ? Quelles sont les conséquences à court et à long terme ? Selon Daniel Benjamin, les femmes ne sont pas censées marcher percher sur des talons de plus de 6 centimètres toute la journée, cela a plusieurs conséquences.

Tout d’abord on note des problèmes de rétractations musculaires, notamment au niveau des muscles du mollet ou du tendon d’Achille. Ce type de chaussures altère la démarche. Ces fragilités peuvent être la cause de tendinites à partir du moment où l’on repasse sur des chaussures plates. Ensuite, cela impacte l’avant du pied. Les talons augmentent le dénivelé entre l’avant et l’arrière du pied, donc il y a plus de charge sur l’avant du pied. Cela entrave le bon déroulement du pas et de la marche. Si jamais on a déjà des pathologies héréditaires dormantes comme l’hallux valgus (la bosse sur le gros orteil), les talons sont un facteur aggravant. On peut voir apparaître des pincements nerveux dans l’avant-pied, des problèmes au niveau de la partie plantaire, des formes arthropathie dégénératives au niveau du pied…

Mais aussi cela impacte le dos. En portant des talons, les femmes sont sur la pointe des pieds ce qui accentue l’antéversion du bassin. C’est-à-dire que le bassin plonge plus vers l’avant pour faire ressortir les fesses. Comment soigner ces problèmes ? Dans quel cas une intervention chirurgicale est-elle nécessaire ?


Il existe toute sorte de traitements. Les déformations de l’avant pied, comme l’hallux valgus, sont des maladies héréditaires qui sont très nettement accentuées et accélérées par le port de talons hauts. Si le stade est trop important, une intervention chirurgicale est nécessaire, car on ne peut plus se chausser. Cependant beaucoup de pathologies peuvent être soignées par des podologues, rhumatologues, kinésithérapeutes …

Quelles sont les recommandations pour bien choisir ses talons : hauteur, âge, fréquence pour les porter ? Entre 10 et 12 cm, ce sont des talons à porter de façon occasionnelle : deux/trois fois par mois. Entre 6 et 10 cm, il ne faut en abuser même si cela est un peu mieux pour vos pieds et votre dos. L’idéal est de porter des talons compris entre 3 et 5 cm. Il faut savoir que plus le talon est fin plus la cambrure de la chaussure est important et donc plus les dégâts sont importants.

Il faut privilégier les talons compensés. Il vaut mieux attendre d’avoir fini sa croissance pour porter des talons hauts. Car pendant cette période l’appareil moteur est très sensible à ces variations et cela peut avoir des conséquences à l’âge adulte.
L’esthétisme imposé par la mode est-il compatible avec une bonne santé de nos pieds ?
Non, les deux sont incompatibles. A partir du moment où les talons sont de plus de 8 centimètres, la santé du pied ne peut pas être bonne. Certes, il existe des mini semelles orthopédiques pour essayer de préserver le pied, mais ce n’est une solution que par défaut. C’est juste un compromis avec des patientes qui ne veulent pas arrêter de porter des talons hauts.

Yahoo.plurielles.fr

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Sein : A chaque âge ses douleurs

Les douleurs ressenties au niveau des seins sont souvent associées à la vie génitale des femmes. – Chez la toute petite fille, dans la période précédant la puberté, il n’est pas rare d’observer des douleurs au niveau du bourgeon mammaire. – Pendant la puberté, la mise en place et l’apparition des cycles menstruels se font parfois de manière « anarchique ».

La mise en place du fonctionnement ovarien et des sécrétions cycliques hormonales peuvent aussi entrainer des tensions douloureuses au niveau des seins. C’est aussi le cas pour les jeunes filles chez qui les seins se développent très rapidement.

– Chez les adolescentes et les adultes jeunes, une douleur au niveau des seins peut aussi être le reflet d’un « adénofibrome », une tumeur mammaire bénigne typique dans cette tranche d’âge.

– Lors du cycle menstruel, certaines douleurs peuvent apparaitre au moment de l’ovulation, ou juste avant les règles. Souvent d’origine hormonale (pic d’estrogène), ces douleurs sont dues à une congestion oedémateuse des tissus environnants de la glande mammaire.

– Chez la femme enceinte ou allaitante, la congestion très importante des seins entraine souvent des douleurs d’ordre fonctionnel qui sont passagères. – Au moment de la ménopause, le sein se détend, perd de sa sensibilité et a généralement tendance à être moins sensible. C’est pourquoi toute douleur d’apparition récente doit inciter les femmes à consulter. Il existe cependant des douleurs liées aux traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS) qui contiennent des estrogènes et sont parfois mal adaptés.*

La Rédaction

04 Octobre 2013

Source : Essor