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Dans le cadre de ses activités axées sur la solidarité, le Lions Club Bamako Phoenix a fait un don de 200 moustiquaires aux détenus de Bollé d’une valeur d’environ un million de nos francs. C’était le samedi dernier sur la terrasse de la direction de Bollé en présence des représentants des différents membres de Lions Club de notre pays.

Dans son discours, le président du Club Bamako Phoenix a rappelé que le Lions Club a été créé en 1917 et intervient dans plusieurs domaines comme la santé. Avant de préciser qu’au Mali il existe six clubs et le dernier né des clubs est celui de Bamako Phoenix.

AIDE A LA PREVENTION DU PALUDISME

Ce club, conscient que le paludisme est la première cause de la mortalité, a choisi le moment propice, l’approche de la saison pluvieuse où il y a plus de transmissions du paludisme pour faire ce don de moustiquaires afin de protéger les femmes et les enfants détenus de Bollé. Très contente de ce geste hautement humanitaire du Lions Club Bamako Phoenix, la directrice du Centre Détention de Rééducation et de Réinsertion de Bollé l’a remercié au nom du collectif des travailleurs et de l’ensemble des femmes détenues.

POUR UN ENVIRONNEMENT SANS RISQUE DE MALADIES

Selon elle, ce geste, reflète des valeurs sociétales du Mali et rassure pour l’avenir des femmes détenues dont le destin a tourné dans le mauvais sens à un moment de leur vie. Pour elle, ces femmes, pensionnaires de Bollé, on certes posé des actes regrettables, répréhensifs ou souvent inhumains; cependant la société doit pouvoir les pardonner, les guider et les assister afin qu’elles puissent se réinsérer un jour.

A en croire Mme la directrice du centre, ce don de moustiquaires à l’endroit de ces femmes s’inscrit parfaitement dans cette logique, c’est à dire leur assurer un bien être physique et moral, dans des conditions de vie saines et dans un environnement sans risque de maladies.

Elle a par ailleurs rappelé que le paludisme est devenu un maladie endémique au Mali, à tel point qu’ignorer son traitement ou sa prévention équivaudrait à condamner des milliers, voire des millions de personnes à des drames, et à les exposer à une fin tragique. C’est ainsi qu’elle perçoit ce geste comme une action de prévention contre ce fléau qui fait autant de ravages que le VIH/Sida, sinon plus.

En plus, elle a souligné que par ce geste, le Club de Bamako Phoenix contribue efficacement au renforcement des capacités du CSDRF de Bollé dans ses efforts de lutte contre cette maladie tant redoutée.

Dado CAMARA

04 juin 2007.