Partager

La paix au Mozambique « est menacée » par les récents affrontements entre l’armée et les ex-rebelles de la Renamo, a mis en garde jeudi le président Armando Guebuza, qui en appelle au dialogue pour résoudre les tensions. « Les Mozambicains ne sont pas faibles »,(…)… « Dans ce moment test, nous devons avoir une solution. Cette solution est dans le dialogue. Nous devons tous continuer à nous engager dans le dialogue. Si nous dialoguons avec conviction, nous cesserons d’être faibles, nous seront forts et nous continuerons à nous développer ».Ces accrochages ont réveillé le spectre de la guerre civile, suscitant des commentaires inquiets notamment des Etats-Unis et du grand voisin sud-africain, qui appellent toutes les parties à dialoguer pour résoudre les problèmes.Mais le porte-parole de la Renamo, après avoir accusé le pouvoir d’avoir rendu caduc l’accord de paix de 1992, a fait savoir qu’il ne souhaitait pas une escalade de la violence.La Renamo fut fondée en 1975 pour s’opposer au Frelimo, le mouvement — alors communiste — au pouvoir à Maputo. L’ex-guérilla dénonce la politique du Frelimo, qu’elle accuse d’accaparer le pouvoir et les richesses naturelles, notamment depuis la récente découverte d’immenses gisements de pétrole et de gaz au large des côtes mozambicaines. AFP.