Partager

La première session du Comité national de pilotage du Projet d’appui au développement communautaire (PADEC) a tenu, vendredi 1er février, dernier, a été l’occasion pour les responsables de ce projet d’examiner le rapport d’activités de l’année 2007 et le programme annuel de 2008 qui s’inscrit en droite ligne des objectifs du projet. Il s’agit de contribuer, de manière directe et indirecte, à l’atteinte des Objectifs de développement du millénaire en particulier dans les domaines de la réduction de la pauvreté, l’éducation, le genre et l’environnement.

Le Projet d’appui au développement communautaire (PADEC) conçu comme la seconde phase du Projet de réduction de la pauvreté (PRP) est d’un coût total, hors taxes et hors douane, de 14 498 000 000 F CFA dont 80,09% financés par la Banque africaine de développement (BAD) et le reste par le gouvernement malien.

Le projet, qui s’étale sur cinq ans, est mis en œuvre sous la supervision d’une unité de gestion dont la directrice est Mme Sy Kadiatou Sow et l’agence d’exécution, le ministère du Développement social, de la solidarité et des personnes âgées. C’est le Secrétaire général de ce département, Amadou Rouamba, qui a présidé l’ouverture des travaux de la session du Comité national de pilotage.

Etant en phase avec les politiques et stratégies du gouvernement en matière de décentralisation et s’inscrivant dans les priorités définies dans le document de stratégie par pays de la BAD, le PADEC contribuera, de manière directe et indirecte, à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, en particulier dans les domaines de la réduction de la pauvreté, l’éducation, le genre et l’environnement.

Le PADEC s’articule autour des priorités définies dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, notamment les trois grands axes retenus pour la lutte contre la pauvreté : le développement institutionnel et l’amélioration de la gouvernance et de la participation ; le développement des ressources humaines et de l’accès aux services sociaux de base et le développement des infrastructures de base et des secteurs productifs.

Elaboré pour consolider les acquis du PRP, le PADEC, avec ses trois composantes – renforcement des capacités, développement des microprojets et des services financiers et gestion du projet – intervient donc dans les mêmes cercles des régions de Kayes et Koulikoro (Diéma, Nioro, Kayes, Kolokani, Banamba et Nara) que celui-ci.

Ce choix se justifie pour des raisons d’équité et de cohésion sociale entre les villages de la zone et par la volonté de consolider et d’étendre les activités du PRP dans ces six cercles en évitant le saupoudrage dans les régions. Ainsi, le PADEC poursuit-il les interventions dans les six cercles et dans 35 des 38 communes du PRP. Il les étendra à 18 communes non couvertes dans ces cercles, soit au total, 53 communes et 505 villages d’une population d’environ 350 000 habitants.

Dans la sélection des villages et communes éligibles au projet, l’accent a été mis sur les critères d’extrême pauvreté. Sur la base de l’indice de pauvreté communale calculé en 2003 par l’Observatoire du développement humain durable, les 157 nouveaux villages du PADEC se repartissent entre des communes classées comme très pauvres, pauvres et moyens pauvres. Tous les villages des deux premières catégories de village sont couverts et à l’instar de la moitié de la troisième catégorie.

L’année 2008 est placée sous le signe d’ambitieuses actions qui concerneront, entre autres, le renforcement des capacités d’intervention et d’organisation des populations bénéficiaires, des collectivités territoriales, de l’administration locale, des services techniques régionaux de l’Etat et de la tutelle, la réalisation de 251 microprojets socioéconomiques de base, le renforcement et l’extension des services de micro finance par la création des caisses de crédits et des comptoirs, la mobilisation de l’épargne locale et l’octroi des prêts pour la financement des activités génératrices de revenu.

Faut-il signaler que l’approche d’intervention du PADEC est basée sur le développement intégré et multisectoriel axé sur la responsabilisation des bénéficiaires, la participation financière des communautés, la pérennisation des actions du projet basée sur le transfert de la gestion aux populations locales, le partenariat avec les ONG et les organisations communautaires à la base en vue de profiter de leurs connaissances des réalités du développement des communes.

Youssouf CAMARA

06 Février 2008.