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Le mercredi 29 Octobre 2008, aux environs de 17h00, le siège du Parti pour la Solidarité et le Progrès (PSP) a servi de cadre à une rencontre entre ce parti et celui de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM). Accompagnées d’une forte délégation (et pour cause), ces deux entités politiques étaient conduites par leurs présidents respectifs, M. Oumar Hammadoun Dicko (pour le PSP) et l’honorable député de Sikasso, M. Housseyni Amion Guindo dit “Poulo” (pour la CODEM).

Après avoir échangé sur les questions afférentes à la vie politique, économique et sociale du pays, les présidents des deux partis se sont réjouis de la convergence de leurs points de vue sur les stratégies et voies à adopter et suivre pour le développement du Mali.

Rappelons que le PSP est un vieux parti créé depuis 1946. Tandis que la CODEM créée en 2008 (au cours de cette année donc) est ainsi presque la benjamine des partis politiques. Le choix de cette rencontre n’est donc pas du à un hasard, quand on sait que les deux partis soutiennent tous le Président de la République Amadou Toumani Touré, ainsi que son Pragramme de Développement Economique et Social (PDES).

Aussi, la rencontre de ces deux partis est une manière d’afficher surtout leurs marques en vue d’une implantation solide sur l’échiquier social et d’une plus forte affirmation de leur identité politique à travers tout le pays. Mais cela passe justement, d’abord par les échéances électorales prochaines, c’est-à-dire les communales de 2009 et celles lointaines, notamment les législatives et présidentielle de 2012.

Selon le président de la CODEM, l’honorable Housseyni Amion Guindo, depuis la création de son parti, c’est la première fois qu’il rencontre un autre parti politique e vue d’envisager une éventuelle alliance. “Le choix porté sur le Parti pour la Solidarité et le Progrès n’est pas un hasard, car nous connaissons déjà le rôle et la place historique que le parti a joué avant et après l’indépendance. Comme on le dit souvent, nous sommes condamnés à unir nos forces, car on nous considère comme despetits partis. Moi je me plais dans ça” , a-t-il indiqué.

Après avoir rappellé l’histoire du PSP, le Professeur Oumar Hammadoun Dicko s’est dit honoré et ravi de l’initiative de la CODEM de venir vers le PSP.“Je suis ravi de vos propos à l’endroit du PSP, et surtout, de votre fougue et votre détermination à apporter votre pierre augulaire pour l’édification de notre cher pays. Je vois déjà que vous êtes déjà prêts pour développer le pays”, a-t-il déclaré.

Cette rencontre entre ces deux partis arrive au bon moment, surtout quand on sait que chaque état-major politique entend tout mettre en oeuvre pour se tailler la plus grande part, lors des élections communales de 2009 surtout. Comme on le sait, obtenir de grandes assises lors des communales constitue une base solide, c’est-à-dire un soubassement de tout parti politique qui entend émerger, notamment lors les législatives, voire de la présidentielle de 2012.

Au cours des échanges qui ont été francs et sincères, il a été question de développer désormais des liens étroits entre les deux partis, en vue d’établir des alliances durables d’une part, et d’autre part, de travailler pour créer une alternative crédible pouvant répondre aux aspirations profondes de notre peuple dans le cadre de la reconstitution du paysage politique.

C’est dans ce cadre qu’un Comité ad’hoc sera mis en place en vue de réflechir et d‘apporter des propositions concrètes. Les deux partis sont, en tout cas, convaincus qu’en politique, seuls les grands ensembles sont viables. Signalons, d’autre part, qu’à l’Assemblée nationale, le PSP est représenté par deux députés ; et la CODEM, par cinq élus. Ce qui prouve que ces deux partis sont déjà implantés à travers le territoire national.

C’est dire que pour les deux paris, les communales de 2009 seront un passage obligé, voire obligatoire, pour se consolider en vue de gagner des positions confortables. Aussi, d’autres échanges du genre sont prévus entre le PSP et la CODEM, en vue de consolider davantage leur alliance et la renforcer le plus longtemps possible.

En tout cas, tel est l’avis, sinon la conviction des deux partis, au sortir de cette première rencontre. Une fatiya (prière collective) a donc mis fin à cette rencontre hautement saluée et appréciée à sa juste valeur, tant par les militants des deux partis que par leurs présidents respectifs.

Sadou BOCOUM

31 Octobre 2008