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Les travailleurs de l’entreprise réclament les nombreux arriérés de salaires (1.882 Maliens et six Marocains). Le jeudi, 12 aout 2021, aux environs de 9h, les travailleurs de la société d’assainissement « Ozone-Mali» très en colère ont envahi la Bourse du Travail. Pour inviter les autorités à régler leurs salaires impayés, en déclenchant en même temps une grève illimitée. Selon leur leader, Abdramane Sanogo. « Nous travaillons depuis plusieurs mois sans salaire. Nous avons rencontré à plusieurs reprises notre hiérarchie, qui dit n’avoir plus de solution pour nous ».

Face à cette situation, « nous avons déposé un préavis de grève de 48h, on nous a fait savoir que l’état n’a toujours pas payé, maintenant nous sommes dans un élan de grève illimitée », ajoute-t-il.

Ce mouvement d’humeur intervient à un moment où les rues de Bamako contiennent plusieurs milliers de tonnes de déchets.

Au Mali, les pouvoirs publics n’arrivent plus à assurer l’assainissement correct de Bamako et la situation est plutôt critique.

Jadis la coquette, Dame Bamako n’est plus la coquette d’autrefois. En cette période de pluies, les immondices empêchent l’eau de circuler, causant parfois des drames.

La société chargée de l’assainissement de la capitale semble être financièrement et physiquement asphyxiée.

Cette incapacité à assainir la ville est malheureusement un business qui peut rapporter gros.

Malgré des initiatives de la mairie du District pour assainir Bamako. Jusque-là, la capitale malienne est loin d’arborer sa tenue de Bamako la coquette, perdue depuis belle lurette. Car la gestion des déchets reste une problématique. Que ce soit dans les marchés ou dans les quartiers, l’insalubrité fait sa loi. La raison : les habitants ou les ménages gèrent eux-mêmes les déchets qu’ils produisent. Dans la ville, aucun bac à ordure public n’est construit. Alors, pour se débarrasser de leurs ordures, les ménages les déposent sur les voies publiques ou sur les terrains vides.

Mahamadou YATTARA

Source: Inf@sept