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L’on se rappelle que dans une adresse à la Nation, le 10 septembre dernier, le président camerounais, Paul Biya, convoquait toutes les composantes de la société à « un grand dialogue national » en vue, disait-il, « d’examiner les voies et les moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dialogue était attendu parce que suggéré depuis de longs mois par divers acteurs tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, en l’occurrence l’ONU. Seulement, permettra-t-il aux leaders politiques et aux responsables d’OSC dont la participation à ce dialogue reste à confirmer, de fumer le calumet de la paix ? Rien n’est moins sûr. En tous les cas, ce dialogue est une occasion pour les acteurs de vider les dossiers pendants, notamment ceux relatifs à la condamnation à perpétuité du leader séparationniste Julius Ayuk Tabe et neuf de ses partisans et à l’emprisonnement de plusieurs leaders de l’opposition camerounaise comme Moïse Kamto et ses compagnons d’infortune qui, eux, sont toujours dans l’attente de leur procès.LePays