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Le gouvernement malien est aussi préoccupé par la montée des prix des produits de première nécessité et s’attelle à apporter des solutions idoines.

Au moment où les Maliens ont beaucoup d’inquiétudes sur la flambée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement a tenu à informer les populations des différents paramètres du marché des denrées alimentaires, d’où l’organisation de la conférence de presse hier matin à la dette publique. Ousmane Thiam, ministre de la Promotion des investissements et des PME, porte-parole du gouvernement, était entourée pour la circonstance de ses collègues Choguel Maïga, Seydou Traoré, Oumar Ibrahim Touré, Gaoussou Drabo et Abou-Bakar Traoré.

Dans une déclaration liminaire, Choguel Maïga, ministre de l’Industrie et du Commerce, a précisé que « cette situation ne paraît pas exceptionnelle pour certains produits à l’approche de l’hivernage. Mais, pour d’autres, elle suscite des inquiétudes ». C’est pourquoi, continuera-t-il, les autorités sont préoccupées et ambitionnent d’approvisionner correctement le pays en produits de première nécessité « à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des populations ». C’est dans ce cadre que des échanges ont eu lieu au sein de l’administration en partenariat avec les opérateurs économiques.

Après avoir présenté l’état des stocks et des prix des produits, Choguel Maïga a conclu que « excepté le lait en poudre, l’approvisionnement du pays pour les autres denrées de première nécessité ne pose pas d’inquiétudes majeures ». Concernant les prix, le ministre a reconnu que « le marché du lait en poudre connaît une réelle tension. Ceux des autres produits ne présentent pas pour le moment des difficultés particulières ».

Le lait au centre des questions

Les membres du présidium notamment Choguel Maïga et Ousmane Thiam ont surtout évoqué les efforts déployés par le gouvernement pour « apporter des solutions à court, moyen et long terme au problème de la sécurité alimentaire ». C’est ainsi que des stocks sont prédisposés dans toutes les régions et communes du Mali avec le concours des autorités régionales et du Commissariat à la sécurité alimentaire. En plus, les responsables concernés se réunissent chaque semaine pour faire le compte rendu au gouvernement, qui prend les mesures adéquates, a indiqué Choguel Maiga.

Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour intervenir ?

A cette question, le ministre de l’Industrie et du Commerce affirmera que le gouvernement suit de très près la situation depuis longtemps. La nouvelle politique agricole, qui vise à moderniser, mécaniser et industrialiser l’agriculture en est la preuve, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le prix des denrées, le gouvernement s’entretient avec les opérateurs économiques pour voir ce qu’ils peuvent faire ensemble pour que les prix des denrées concordent avec le pouvoir d’achat des populations. Et à Ousmane Thiam de promettre que « le gouvernement prendra dans les heures et les jours à venir des mesures complémentaires ».

La flambée des prix du riz gambiaka et surtout du lait n’a pas échappé aux journalistes. Pour le lait, Choguel Maïga dira que le gouvernement n’a pas de mainmise sur le prix de cette denrée. La raison est que la subvention à l’exportation du lait de l’Union européenne a été supprimée.

Il y a même des pays qui, pour des raisons de politique intérieure, ont décidé de dissuader les exportateurs de lait en multipliant les taxes. Pis, Tombouctou et Gao, qui s’approvisionnaient en lait en Algérie font face aujourd’hui à des difficultés puisque l’Algérie elle-même connaît un déficit.

Ogopémo Ouologuem
(stagiaire)

15 juin 2007.