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« Quoi de plus normal ! Je suis responsable de l’URD. J’ai participé avec d’autres à son ancrage sur l’échiquier politique du pays. Nous nous sommes résolument donnés à cette formation politique dont nous avons contribué à la création en 2003, en démissionnant de l’ADEMA. Je suis candidat parce que j’estime que le parti pourrait être davantage mieux géré. Je suis candidat parce que je pense pouvoir apporter un souffle nouveau à l’URD. Je suis candidat parce que j’entends redynamiser le parti et le positionner comme une véritable force politique, capable de ratisser très large, lors des municipales de 2009 et de se positionner pourquoi pas comme étant la principale force politique du pays… Il est souhaitable que j’obtienne le soutien de Soumaïla Cissé. Mais avec ou sans son accord, je serai candidat« . C’est en ces termes que le deuxième vice-président de l’URD, Oumar Touré, par ailleurs ministre de la Santé, a répondu à notre question de savoir s’il briguait la présidence du parti, à la faveur de son deuxième congrès ordinaire, prévu en avril prochain.

Annoncé pour les 25, 26 et 27 avril prochain, le deuxième congrès de l’Union pour la République et la Démocratie (l’URD) réunira à Bamako les représentants des 703 sous-sections du parti, les secrétaires généraux des sections, des mouvements des jeunes et des femmes, les présidents de conseils de cercles URD, les 26 sections de l’extérieur, le Bureau Exécutif National et les membres du comité d’arbritage. Ce forum sera une grande retrouvaille du «peuple de l’URD».

Plusieurs sous-commissions ont déjà été installées pour les préparatifs de ce deuxième congrès, sous la supervision de la troisième vice-présidente, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, par ailleurs député à l’Assemblée nationale et membre du parlement panafricain.

Dans les milieux URD, on susurre qu’une crise pointe à l’horizon dans la mesure où le président sortant du parti, Younoussi Touré, entend rempiler tandis que le deuxième vice-président et surtout ministre de la Santé, Oumar Touré, se prépare pour lui succéder.

Approché par nos soins, celui-ci confirme qu’il est bel et bien candidat à la présidence de l’URD. «Quoi de plus normal ! Je suis responsable de l’URD. J’ai participé avec d’autres à son ancrage sur l’échiquier politique du pays. Nous nous sommes résolument donnés à cette formation politique dont nous avons contribué à la création en 2003, en démissionnant de l’ADEMA. Je suis candidat parce que j’estime que le parti pourrait être davantage mieux géré. Je suis candidat parce que je pense pouvoir apporter un souffle nouveau à l’URD. Je suis candidat parce que j’entends redynamiser le parti et le positionner comme une véritable force politique, capable de ratisser très large, lors des municipales de 2009 et de se positionner pourquoi pas comme étant la principale force politique du pays».

A la question de savoir s’il a le soutien de Soumaïla Cissé pour briguer la présidence de l’URD, Oumar Touré répond en ces termes : «Il est souhaitable que j’aie son soutien. Mais avec ou sans son accord, je briguerai la présidence de mon parti. C’est un droit pour tout militant de se présenter candidat à un poste de responsabilité. C’est après moult réflexions que j’ai décidé, de façon souveraine, à me présenter candidat, au poste de président, au cours de notre deuxième congrès, prévu en avril prochain. Ma décision est irréversible. J’irai jusqu’au bout».

A la question s’il nourrit des griefs contre le président sortant, Younoussi Touré, il répond : «Je n’étalerai pas dans la presse nos difficultés. J’ai de la considération pour l’ancien Premier ministre et actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale. C’est lui qui dirige le parti depuis sa naissance. Cependant, j’estime que le parti pourrait bien connaître une gestion différente de celle du président sortant. Une gestion qui inclurait les instances appropriées du parti et non celle qu’on connaît présentement».

Rappelons que, depuis plusieurs mois, les relations entre Oumar Touré et son grand frère, Soumaïla Cissé, sont affectées par des incompréhensions répétées. La candidature annoncée du premier cité est certainement né de cette situation.

A suivre.

Chahana TAKIOU

15 février 2008.