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C’est pour lever toute équivoque par rapport à la crise qui secoue l’AMM (Association des municipalités du Mali) que le parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) a organisé une conférence de presse, le lundi 16 août, à son siège. Elle était animée par le Secrétaire général du parti, Dr Oumar Mariko, qui avait à ses côtés le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Kassoum Sountara. Dr Oumar Mariko n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger le combat au sein des partis politiques par rapport au contrôle de l’AMM. Avant de déplorer le fait que les partis politiques fuient le débat, lui préférant les intrigues, l’achat des consciences et la corruption.

Parlant de la participation de SADI au nouveau bureau de l’AMM, Dr Mariko a confié à la presse que l’ADEMA n’avait jamais consulté son parti et que c’était plutôt Adama Sangaré qui l’avait fait. «Etrangement, le nom du maire SADI Kassoum Sountara s’est retrouvé sur deux listes. Nous lui avons donc demandé de respecter les consignes du parti. Finalement nous avons été révoltés par la façon dont les élections se sont déroulées» a-t-il martelé.

C’est cette situation qui, selon lui, a poussé le parti SADI à faire la déclaration suivante: «Le parti SADI a suivi avec beaucoup d’intérêt les différentes péripéties de lutte pour la conquête de la direction des municipalités. Comme à l’accoutumée, les combines, les intrigues, la corruption politique, ont pris la place des débats sereins, idéologiques et politiques. Comme à l’accoutumée, les pratiques de corruption financière, de violation systématique des règles bien établies, ont sévi, plaçant à la tête de cette organisation des maires dont les pratiques honteuses sont connues des populations du District de Bamako. Par ailleurs, le Président du groupe parlementaire PARENA/SADI, élu SADI a, dans une interpellation mémorable, exhibé des preuves contre les fraudes électorales des maires des Communes I, de Dialakorodji et les élections dans le District de Bamako. Ces maires se retrouvent dans ce bureau des municipalités. Le bureau national du parti SADI, après avoir entendu ses délégués, et mené une réflexion approfondie sur la question, accepte le retrait de son élu de la liste de votre bureau et dénonce ces pratiques électorales».

Pour conclure, Oumar Mariko dira: «il n’y a pas de cacophonie au sein de SADI. Nous ne sommes pas dans ce bureau et nous n’y siègerons pas, c’est une question de principe pour notre parti. Aujourd’hui, nous sommes réconfortés parce que la loi a été dite».

Prenant la parole à son tour, le maire de Koutiala a déclaré que, dans une lettre datée du 4 juillet 2010, il a signifié à Boubacar Bah dit Bill sa démission du bureau issu des élections du 15 au 16 mai 2010. Avant de préciser: «quitter mon parti n’est pas à l’ordre du jour. En 2004, on n’avait un seul maire, aujourd’hui nous en avons dix. Nous ne pouvons que consolider cet acquis».

Pierre Fo’o Medjo

22 Septembre du 19 aout 2010