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Oumar Mariko du parti SADI face à la société civile : « L’accord de Ouaga n’engage nullement le peuple malien, parce qu’il n’a pas été signé par un pouvoir légitime »

Invité à dévoiler le contenu de son projet de société aux organisations de la société civile malienne au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le candidat du parti SADI Oumar Mariko, a profité de cette tribune pour dénoncer les accords de Ouagadougou intervenu entre le gouvernement et les groupes armés.

Les rideaux viennent de tomber sur le cadre d’interpellation des candidats à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013. Ils sont environ une dizaine, dont Hamed Sow, Moussa Mara, Oumar Ibrahim Touré, Mountaga Tall, Oumar Mariko à défiler devant les membres du forum des organisations de la société pour expliquer leur motivation de se porter candidat à la course à Koulouba et aussi présenter leur projet de société.

Se prêtant à cet exercice, le porte étendard du parti SADI, Oumar Mariko, a expliqué que sa principale motivation est d’améliorer les conditions de vie de nos compatriotes. Cela en luttant rigoureusement contre la corruption, relever le plateau technique au niveau des structures sanitaires, donner une éducation de qualité aux enfants et en mécanisant l’agriculture.

« Ici, c’est seulement 1% des paysans qui ont un tracteur et la majorité se débrouille avec la daba et la charrue. Une fois élu, je voudrais mettre la daba dans le musée de l’histoire tout en inversant la tendance » a souligné l’enfant de Kolondièba. Avant de dénoncer le niveau très bas des plateaux sanitaires dans notre pays.

» En tant que médecin de formation je veillerai à ce que les maliens aient un traitement de qualité que cessent les évacuations sanitaires dans les pays maghrébins. Ainsi je ferai en sorte que pauvre et riche aient accès au même soin et dans le même hôpital » a-t-il ajouté. Pour Mariko, la dégradation des plateaux techniques au niveau de nos centres de santé s’explique par le fait que nos dirigeants ne sont pas soignés dans nos hôpitaux.

S’agissant de l’école malienne, l’ancien leader estudiantin des années 90 estime que la plupart des revendications de l’AEEM bien avant le renversement du régime du général Moussa Traoré restent toujours en vigueur.

Interrogé par la société civile sur le traitement qu’il entend réserver à l’accord de Ouaga, le candidat du parti SADI a été catégorique.

« L’accord de Ouaga n’engage nullement le peuple malien, parce qu’il n’a pas été signé par un pouvoir légitime. Car les autorités en place sont une imposition de la France, le MNLA est également une création du pays de François Hollande. Donc, ils n’ont pas été mandaté par le peuple et cet accord n’engage nullement notre pays» a-t-il souligné.

Kassoum THERA

L’Indépendant du 11 Juillet 2013.