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Le 2ème vice président de l’URD, Oumar Ibrahim Touré, a officié, dimanche dernier, une importante cérémonie dans la commune rurale de Diakon, cercle de Bafoulabé. Il s’agissait pour lui d’adresser les « vifs et sincères remerciements » de la direction de son parti aux populations qui ont brillamment élu les candidats URD de la circonscription de Bafoulabé à l’Assemblée nationale.

Première sortie de Touré, après le 2è congrès du parti, il a tenu a évoqué le sens de son combat politique.

Jeudi 11 mai 2008, le cercle de Bafoulabé était en fête. Et pour cause. Il venait de recevoir la visite du deuxième vice président de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, Oumar Ibrahim Touré, également deuxième personnalité du gouvernement.

C’est à la tête d’une très importante délégation que Touré a été accueilli par les représentants des treize communes du cercle et les populations des dix-sept villages de la commune de Diakon. Certains ressortissants de la zone, résidant en France, ont même effectué le déplacement pour la circonstance.

Le but du voyage du vice président était d’apporter à tout ce beau monde les remerciements de la direction de son parti, l’URD, suite à la brillante élection de ses candidats aux dernières législatives.

Ceux-ci, tous ressortissants de la circonscription électorale de Bafoulabé, ont cependant tenu à organiser cette fête non pas dans le chef-lieu du cercle, mais à Diakon.

La raison est bien simple. Selon le chef de ce village, Dama Sissoko, le porte-parole des chefs des dix-sept villages de la commune, Cheick Oumar Baradji, le maire, Ba Koïta, et le sous-préfet Ibrahim Ouologuem, qui ont tous successivement intervenu, c’est la première fois dans l’histoire de cette commune qu’un de ses fils est élu à l’Assemblée nationale.

Il s’agit, en l’occurrence, de Bréhima Dianessi, natif de Diakon. Ils ont tous tenu, en outre, à expliquer au vice président de leur parti et surtout au ministre de l’Etat les problèmes que connaît la commune.

Il s’agit de l’impraticabilité de la route, surtout pendant l’hivernage, le manque d’eau potable, l’insuffisance des équipements et personnels de santé, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance du personnel enseignant.

Par ailleurs, selon le maire, toutes les populations doivent s’unir, en dépit des divergences politiques ou d’opinion. Parce qu’un maire est élu pour toute la commune, et un député l’est pour tout le cercle. C’est pourquoi le député Dianessi s’est engagé à suivre la même voie que ses aînés, c’est-à-dire, œuvrer uniquement dans l’intérêt de toutes les populations.

A leur suite, Cheickna Hamalla Bathily, ancien parlementaire, et Mahamadou Hawa Gassama, député élu à Yélimané, cercle voisin, qui ont proposé et soutenu la candidature de Dianessi, ont reconnu que la fête ne pouvait se dérouler ailleurs qu’à Diakon.

En effet, selon eux, la commune avait, lors du scrutin, mis les bouchées doubles et réussi la mobilisation qui a abouti au quasi plébiscite des trois candidats URD. Prouvant ainsi que dans cette circonscription ce parti est la véritable « force montante ». De fait, de l’aveu général, l’URD doit être considérée comme la seule force politique ici et ailleurs.

« Le parti a amorcé un développement grâce à l’engagement de tous ses militants » a souligné Oumar Ibrahim Touré.

Il faut se donner la main, conformément au symbole du parti, pour que l’URD aille aussi loin que possible, a-t-il ajouté. Selon lui, le parti de la poignée de mains est un parti fort, et c’est pour cela qu’il ne doit pas se permettre de faiblir face aux défis.

Pour le vice président, ces défis sont multiples, l’un des plus proches étant les prochaines élections communales grâce auxquelles son parti s’imposera comme première force politique du pays.

« De cette prochaine victoire découlera naturellement tout le reste »
L’intervention de Oumar Ibrahim Touré a été, en particulier, marquée par la réaffirmation d’une vérité dont les militants et cadres du parti étaient déjà convaincus. Il a dit être résolu et déterminé à agir dans le seul intérêt du parti.

« Mon combat, c’est le parti, c’est pour le parti » Son combat, c’est également pour la démocratie, les débats francs et fructueux, la victoire finale et totale de son parti.

A rappeler que la délégation comprenait plusieurs membres du bureau exécutif national de l’URD, des députés dont Abdoul Malick Diallo le président du groupe parlementaire de ce parti, des responsables des mouvements des femmes et des jeunes, etc.

Cheick Tandina,

Envoyé spécial à Diakon

15 Mai 2008