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Le couple formé par Bourama, charretier au marché de banane et Adjara Diarra, ménagère et agricultrice pendant l’hivernage a un bébé. Cet enfant, issu de la première maternité de la jeune dame, est un garçon. La famille vit au village de Kégnè, situé à environ une trentaine de kilomètres de Fana.

jpg_une-659.jpgUne semaine après la naissance du petit, la maman s’est rendue compte que la taille de la tête de son enfant n’était pas normale. Après le rasage, elle remarque que le volume de la tête s’augmentait chaque jour qui passait. La jeune mère a alors commencé des traitements thérapeutiques avant de rejoindre la capitale Bamako où le mari fait un travail de saisonnier. Sur place, le couple a pris contact avec le centre hospitalier universitaire Gabriel Touré. Après diagnostic, les médecins ont indiqué que l’enfant souffrait d’une hydrocéphalie. Cette maladie est une accumulation du liquide céphalo-rachidien dans les cavités du cerveau. Elle peut être congénitale ou acquise. Dans le premier cas, c’est souvent à la suite d’une malformation congénitale comme le spina bifida.

Dans le cas d’une hydrocéphalie acquise, les origines sont nombreuses (méningite, manque d’oxygène à la naissance, traumatisme crânien…). Les hydrocéphalies sont découvertes le plus souvent en fin de grossesse ou dans la période qui entoure la naissance. Elles sont, en général, dues à des malformations congénitales ou aux suites d’une hémorragie cérébrale intro-ventriculaire favorisée par la prématurée (surtout en cas de grande prématurité, avant 30 semaines de grossesse). Ainsi, les médecins de Gabriel Touré ont demandé aux parents de faire des radiographies avant de commencer le traitement.

Marie Louise Koné, vendeuse de fruit au marché de banane a eu l’idée géniale de conduire Bourama et sa femme à la radio Niéta chez Djossé Traoré qui, à son tour, les a amenés au Quotidien L’Indépendant dans l’espoir qu’ils puissent bénéficier de l’aide des âmes charitables afin que le bébé recouvre sa santé. Pour l’instant, la radiographie coûte 60.000 FCFA, le charretier n’a, malheureusement pas, cette somme. Alors, il revient à vous âmes charitables de l’aider à sauver sa progéniture de trois mois. Pour tout contact Bourama Diarra est au 66-37-18-48 ou à Marie Louise Koné au 78-13-88-64.

F. Mah Thiam KONE

L’Indépendant du 25 avril 2012