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Capitaine Dadis Camara ! Un nom qui sonne mal dans les oreilles de certains fervents démocrates du continent. Les raisons sont connues. Durant les années 2008 et 2009 cet illustre inconnu capitaine, chef de section carburant d’une garnison de Konakry a défrayé la chronique. Car, il est entré dans l’histoire, avec effraction. En ramassant dans les rues (comme il aime à le dire), le pouvoir laissé par Lassana Conté. Après de nombreuses frasques, il finit par s’écrouler sous les balles de son aide de camp, ‘’Toumba’’.

Évacué d’urgence sur Rabat, Dadis de retour de ses soins a été accueillis par le président burkinabé Blaise Compaoré, sur les terres de Faso. Désormais persona non grata dans son pays, Moussa Dadis Camara se la coule douce à Ouagadougou, plus précisément le quartier chic de Ouaga 2000. Les pieds dans le champagne et les mains dans soutien gorges, capitaine Dadis s’est bien refait une santé dans le pays des hommes intègres. Dans le chic bar de ‘’Joly Hôtel’’ ses deux aides de camp veillent chaque soir sur lui comme du lait sur le feu.

L’homme semble bien foulé au pied ses déboires du pouvoir, car le week end dernier dans une boite bien huppée de Ouagadougou du nom de ‘’Golden’’, il était dans tous ses états sur la piste, entouré de belles demoiselles. Si on pouvait faire de Ouagadougou un paradis terrestre pour tous les anciens putschistes soldatesques, Général Sanogo pourra trouver un point de chute.

Effondrement de l’immeuble à 5 étages de l’ACI : Et si c’était la colère divine ?

L’effondrement de la gigantesque bâtisse en chantier de l’ACI 2000, il y’a quelques semaines, a jeté un froid dans le dos de plus d’un malien. Cet incident a mis à nu le mutisme de nos services d’urbanisme. D’où l’occasion pour le tout nouveau ministre de la ville et de l’urbanisme, Moussa Mara de sortir de l’ornière pour fustiger les conditions de construction de cet immeuble avant de promettre d’établir la lumière sur cette affaire. Suivra, l’arrestation du promoteur du bâtiment, qui renvoi la responsabilité des faits à son frère, puis à un ingénieur.

Actuellement l’affaire est pendante devant la justice. A qui échappera un aspect des versions. Celui relatif à la colère de Dieu. De nos jours ça bruite dans les rues de Bamako que le chantier effondré était un véritable nid de débauches. Situé à un jet de pierre d’une maison clause chinoise (à 3 étages), ce chantier servait de lieu de travail pour de nombreuses filles de joie et faisait le bonheur d’une certaine clientèle, celle appelée « vite et moins chère ».

Nouveau siège de l’APEJ : Un ascenseur pour les oiseaux ?

Immeuble à quatre étages, un issu escalier, une entrée ascenseur. Les usagers du nouveau siège de la direction générale de l’APEJ, n’ont pas une multitude de choix pour accéder aux bureaux d’en haut, occupés par les responsables de toutes les structures importantes de cette agence. Surtout que le seul ascenseur en service est permanemment en panne, depuis l’occupation de ce bâtiment privé par cet important service de promotion de l’emploi pour les jeunes. Les jeunes diplômés peuvent donc plumer, ce ne sera pas la directrice qui changera de mine. En déplaise à ses détracteurs.

Gouvernement Tatam Ly : Une ministre dans un chagrin d’amour

En instance de divorce, anciennement évincée d’un gouvernement précédent pour soupçons de copinage avec un autre ministre (aujourd’hui directeur d’une agence nationale), cette ministre du gouvernement actuel entend faire parler la poudre à tous ceux qui ne la soutiennent pas dans sa logique. Ainsi avec son bâton d’aveugle, elle est en train de frapper sur tout ce qui est masculin. Des têtes sont tombées déjà. Mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, tant pis aux résultats engrangés pour l’Etat. L’amour et la haine sont vraiment des parents consanguins. Attendons pour voir.

Présence des rebelles sur les listes RPM : Les Sofas s’insurgent

A travers un point de presse qu’ils ont animé, les Sofas de la République ne sont pas passés par quatre chemins pour exprimer leur indignation par rapport à la présence de certains rebelles sur les listes de candidatures du Rassemblement Pour le Mali (RPM), dans la région de Kidal.

En effet, ce collectif essentiellement composé de jeunes artistes, depuis sa création n’a jamais raté d’occasion pour se prononcer sur les grandes questions de la Nation.

Pour Mohamed Bathily dit ‘’Ras Bath’’, porte-parole de ce collectif, une personne qui a fait l’objet de poursuites judiciaires pour crimes graves comme le viol, la rébellion, des massacres… ne devrait être autorisée à se présenter aux élections législatives. Surtout sur la liste de candidatures d’un parti sérieux et républicain.

Car le but est de permettre à ces bandits de devenir députés et bénéficier d’une immunité parlementaire. Et donc d’échapper ainsi à la justice.

Le FDR s’indigne

Dans une déclaration rendue publique, le regroupement politique FDR (Front pour la Démocratie et la République) aussi a exprimé ses inquiétudes par rapport à la validation de la candidature des rebelles aux législatives.

En effet, les leaders du FDR, après avoir exprimé leur désaccord par rapport à la levée des mandats d’arrêt contre certains chefs rebelles qui ont pris des armes contre le pays, ont fait savoir leur inquiétude par rapport à la présence de certains d’entre eux sur les listes de candidature du parti au pouvoir.

Les responsables de ce groupement politique se demandent aujourd’hui si la levée des mandats d’arrêt contre ces chefs rebelles et leur présence sur les listes de candidatures du parti au pouvoir, dans la région de Kidal ne constituaient pas une stratégie en vue de permettre à ceux-ci d’échapper à la justice. Car une fois élu députés, ils bénéficieront d’une immunité parlementaire qui peut leur permettre d’échapper à toute poursuite judicaire.


Rédaction du Tjikan

01 Novembre 2013