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Cet organe est chargé d’assister le ministre en charge de l’Administration territoriale dans ses tâches de préparation technique et d’organisation matérielle des opérations électorales

La réunion inaugurale du Comité de pilotage du référendum et des élections générales a eu lieu hier, dans la salle de conférence du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Une vingtaine de participants représentant des départements ministériels ont pris part à cette première rencontre dite de prise de contact et de partage d’informations sur le Comité et le chronogramme des futures échéances électorales. Les travaux étaient dirigés par le secrétaire général du département, Adama Sissouma.

Cet exercice était d’autant plus nécessaire que le rôle désormais dévolu à ces cadres de l’administration publique exige une maîtrise des tenants et aboutissants de ce processus électoral qui permettra à notre pays de renouer avec les principes démocratiques.

Les présentations faites à cet effet par Brahima Coulibaly, conseiller technique au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ont ainsi porté sur l’organisation du Comité, ses missions et sur le chronogramme retenu pour le référendum et les élections du président de la République, des députés et des conseillers des collectivités territoriales.
Sur le Comité, on retiendra qu’il s’agit d’un cadre technique de travail et de concertation chargé d’assister le ministre dans ses tâches de préparation technique et d’organisation matérielle des opérations électorales.

Le ministre lui-même en est le président et il sera entouré de 23 personnes provenant non seulement de son département et ses services rattachés, mais aussi de neuf autres ministères, dont ceux en charge de la Défense, de la Sécurité, de la Refondation de l’État, de l’Économie et des Finances, de la Communication et de l’Économie numérique.

Ils participeront notamment à l’élaboration des procédures et actes visant à assurer la bonne organisation des opérations électorales, à la mobilisation des moyens nécessaires à la conduite du processus électoral, à la supervision des activités des autorités administratives, à la conception et le suivi de la mise en œuvre des actions de formation destinées aux acteurs. Les membres du Comité doivent également participer à la mobilisation des citoyens à l’occasion des différents scrutins, à l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication. La liste n’est pas exhaustive.

Pour mener à bien ses missions, le Comité est structuré en six commissions: Administration et formation, finances, logistique, communication, sécurité et technique. Il y aura aussi des démembrements au niveau des régions. Pour la supervision du travail des autorités régionales et locales, il est institué des points focaux émanant du secrétariat général et de l’inspection de l’intérieur, à raison de deux personnes par région et dans le District de Bamako et des superviseurs pour les communes du District. Des points focaux suivront également l’évolution du processus dans les missions diplomatiques et consulaires.

Le conseiller technique Brahima Coulibaly a attiré l’attention sur la nécessité de prendre, le plus tôt possible, les décisions relatives à la désignation de ces points focaux pour permettre aux différentes commissions de se mettre rapidement au travail.

Concernant le calendrier électoral, on peut affirmer que le département a mis un accent particulier sur la recherche d’un large consensus autour des principes devant gouverner la tenue des prochaines élections générales. Brahima Coulibaly a fait la genèse de ce processus qui a abouti au chronogramme dévoilé, il y a quelques jours, par le ministre. Et sur les différents scrutins, il a rappelé que le référendum est prévu pour le dimanche 31 octobre prochain.

L’examen et le vote du projet de Constitution au CNT interviendra du 2 juillet au 10 septembre. Ainsi, du 16 au 30 septembre, la Constitution, après le quitus de l’organe législatif, sera éditée pour les besoins de la campagne référendaire qui se déroulera du 15 au 29 octobre. La nouvelle Constitution, après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle le 30 décembre, sera promulguée le 14 janvier 2022.

Les scrutins de l’élection des conseillers communaux, des cercles, des régions et du District de Bamako se dérouleront le dimanche 26 décembre 2021. Et les 1er et second tours des scrutins de l’élection du président de la République et des députés auront respectivement lieu le 27 février et le 13 mars 2022. Avant ces joutes électorales, une révision exceptionnelle des listes électorales débutera dès le 25 juin pour prendre fin le 10 juillet.

Il est attendu de chacun des membres du Comité une implication effective dans les activités qui concourent à une organisation réussie de ces échéances. Ce challenge «n’est pas une option» pour le ministre Abdoulaye Maïga, mais une question de «survie nationale», car notre pays se relèverait difficilement d’une autre crise postélectorale.


Issa DEMBÉLÉ

Source : L’Essor