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C’est le vendredi 2 mai 2008 que s’est tenue la première réunion générale du conseil national de l’ordre des pharmaciens et des conseils régionaux à l’hôtel Les Colibris. Cette réunion est une occasion de prise de contact pour les nouveaux membres du conseil national de l’ordre et des conseils régionaux entre eux, entre les autorités et les autres ordres professionnels de la santé.

En plus, cette réunion était une occasion pour les membres du conseil national de l’ordre des pharmaciens de faire l’état des lieux de leur profession, constater les contraintes liées à leur profession pour dégager des solutions afin de revaloriser la profession.

Ainsi, à cette réunion, on pouvait noter la présence des membres du conseil national de l’ordre et des conseils régionaux, des représentants de l’ordre des médecins Pr Ousmane Doumbia, des syndicats des pharmaciens, du Directeur de la Pharmacie et du médicament, de l’inspecteur en chef du ministère de la Santé Dr Mamadou Kané.

Le Président du conseil de l’ordre des pharmaciens

Dans son mot introductif, le président du conseil national de l’ordre des pharmaciens M. Nouhoum
Coulibaly a rappelé que l’ordre a été créé en 1986 et est composé de deux types d’organes : législatif et exécutif.

Selon lui, cette réunion s’inscrit dans le cadre de la rencontre statutaire de l’ordre avec la présentation des rapports des conseils régionaux. Pour le président du conseil national, cette année, la réunion a un caractère particulier, puisque excepté le conseil régional de Koulikoro, tous les autres conseils régionaux ont été renouvelés.

Le directeur de la phamarcie et du médicament

Dans son intervention, le Directeur de la Pharmacie et du médicament a rappelé que leur mission consiste en l’élaboration de la politique nationale pharmaceutique. Selon lui, sa direction est chargée d’étudier, de donner son avis technique au ministère de la Santé par rapport à un dossier pour son application, de travailler avec les officines dans le cadre du stockage des médicaments.

Il a par ailleurs souligné le problème de gestion des officines. Avant de rassurer de l’appui de la
Direction de la Pharmacie et du médicament pour rendre la tâche facile dans un cadre de réflexion.

Quant à l’inspecteur en chef, il a félicité les nouveaux membres avant de souligner que l’inspection a un rôle de contrôle interne, de conseil et d’assistance des partenaires pour une démarche pédagogique pour un changement de mentalité et de comportement au lieu de jouer au gendarme. A cet effet, il a rappelé que l’inspection a effectué une mission dans 16 officines dans la Commune I et 15 dans la Commune VI.

De cette mission d’inspection, il est ressorti qu’il y a une exploitation irrégulière de certaines officines, la non conformité des licences au statut. Il a ensuite souligné le déplacement irrégulier des officines. Selon l’inspecteur en chef, il y a beaucoup d’anomalies qui peuvent être réglées avec la vigilance du conseil national de l’ordre des pharmaciens pour empêcher une dévalorisation de la profession.

Le Pr Koumaré, intervenant au nom des doyens pharmaciens, a rappelé que leur profession n’est pas seulement commerciale. Il a ensuite souligné que la
formation continue est un élément de base pour la promotion de la profession tout comme la communication. C’est pourquoi, selon lui, il est toujours bon qu’il y ait un contact entre l’ordre et les professionnels car, la communication est nécessaire pour installer la confiance. Ainsi, il a invité l’ordre à s’impliquer pour une bonne collaboration.

Les problemes soulevés

Après ces différentes interventions, au cours des débats, plusieurs questions ont été abordées comme la gestion des officines des confrères défunts, les limites du conseil national par rapport à la prise de certaines décisions (fermeture des officines qui ne sont pas en règle), le respect de la distance réglementaire entre les officines, la vente illégale des médicaments dans les cliniques, cabinets, et dans la rue, la non application et l’insuffisance des textes, l’installation des jeunes dans les coins reculés.

Après discussions, il a été constaté que les gens ne connaissent pas suffisamment les textes et qu’il y a une fuite de responsabilité à cause du poids des relations sociales, en plus, il n’y a pas de sanction.
Aussi, il a été convenu que l’ordre fasse des propositions et organise les états généraux de la profession.

Le secrétaire général du ministère de la Santé M. Lasseni Konaté, dans son mot de clôture, a souligné qu’il faut que le conseil national de l’ordre des pharmaciens s’assume par rapport à la prise des sanctions. Avant de rassurer de l’accompagnement du département de la Santé.


Dado CAMARA

05 Mai 2008