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Autant de permis délivrés depuis le 13 novembre 2008

Depuis le lancement de l’opération spéciale par le ministère de l’Equipement et des Transports, à la date du 13 novembre 2008 à ce jour, 3378 motos à deux roues ont déjà été immatriculées et autant de permis délivrés sur toute l’étendue du territoire national. Objectif : réduire considérablement le nombre élevé d’accidents de la circulation causés en majeure partie par des engins à deux roues.

L’opération spéciale d’immatriculation et de délivrance de permis et d’autorisation de conduire, lancée le 13 novembre 2008 pour prendre fin le 30 avril 2009, est en train d’atteindre sa vitesse de croisière.

C’est du moins ce que le Directeur National des Transports, Djibril Tall, a affirmé, le mercredi 28 janvier, lors de la visite que nous avions effectuée dans les quatre centres d’immatriculation et de délivrance de permis du district de Bamako.

Il s’agit du Garage administratif, de l’INFET, sur la rive droite, la Direction nationale des transports et le Parlement des enfants sur la rive gauche.

Depuis un certain temps, les quatre centres à guichet unique d’immatriculation du district de Bamako ne désemplissent pas. Au Garage administratif, par exemple, les agents dépêchés par les départements des Transports, de la Douane, du Trésor et des Forces de l’ordre sont constamment à pied d’œuvre.

« Tout se passe très bien depuis le lancement des opérations« , a affirmé le chef de centre. C’est le même satisfecit du côté de la population, à part quelques récriminations par rapport à une certaine lenteur dans le dépôt des dossiers. L’opération, en elle-même, connaît déjà l’adhésion des populations, si l’on s’en tient aux différentes déclarations des postulants, recueillies sur place.

Pour Diallo, un étudiant à la FLASH, « se mettre en règle pour moi n’est pas un problème. De même que les dix mille francs CFA que nous payons pour le permis, l’immatriculation et la plaque me paraissent tout à fait raisonnables. Seulement, je trouve que le travail est lent puisqu’il faut perdre toute une journée pour remplir les formalités et un autre jour pour passer le permis de conduire ».

Dembélé, quant à lui, affirme qu’il y a un manque d’informations par rapport aux pièces à fournir pour obtenir la carte grise, la plaque d’immatriculation, et, le permis de conduire. « Beaucoup de personnes viennent au centre avec des dossiers incomplets, et c’est une fois sur place, qu’ils se rendent compte que certaines pièces manquent et que d’autres, par contre, doivent tout d’abord être régularisées à la mairie, comme par exemple la vignette.

Plus grave est mon cas, car c’est à la caisse de l’Office Nationale des Transports (ONT) qu’on m’a appris que les nouvelles motos, celles qui ont été achetées, avant le 1er novembre ne sont pas concernées. Sauf si la personne détient le certificat de mise en circulation délivré par la Douane, qui ne coûte pas moins de 50 000 FCFA ».

Pour Ramata, Secrétaire de Direction, l’ONT doit renforcer son personnel, car, selon elle, il n’y avait qu’un seul agent pour expertiser les motos, toute chose qui peut décourager les gens.

Le Directeur National des Transports, Djibril Tall, affirme que « tout se passe bien. Nous sommes en train d’atteindre notre vitesse de croisière. Au départ, nous étions confrontés à quelques difficultés liées à la mobilisation du personnel au niveau des différents départements impliqués dans l’opération spéciale. D’une manière générale, ce projet est l’affaire de toutes les familles maliennes qui ont toutes, au moins, un engin à deux roues  » a-t-il souligné. « J’ai été très dur avec les quelques récalcitrants qui parlaient d’abus et de moyen de récolter de l’argent gratuitement.

Car, avant tout, ce sont nos enfants qui sont les principaux concernés. Nous avons entrepris et mis en place des centres d’immatriculation afin de faciliter l’acquisition du permis de conduire à un prix en deçà de ce qu’avait prévu la législation et c’est idem pour la carte grise. Il est même prévu de chercher des financements auprès des banques afin de créer des centres d’auto-écoles dans les régions » a révélé le Directeur National des Transports.

En ce qui concerne la large diffusion de l’information par rapport à l’opération, Djibril Tall a soutenu que le département des transports a organisé des conférences-débats sur le bien-fondé de l’opération au niveau des mairies avec, comme partenaires, des chefs de quartiers, des maires et des chefs de famille.

Il a ensuite rappelé que son département a également chargé les différents partenaires sociaux de retransmettre le message au sein de leurs familles, de leurs quartiers et villes à travers des campagnes des affiches, des sensibilisations et des manuels.

Le département a également saisi le Service de Renseignement Secondaire et Supérieur et envoyé des équipes mobiles sur le terrain pour réaliser des projections vidéos, sensibiliser les populations et former les usagers.

Djibril Tall a ajouté que l’Union Européenne avait, pour sa part, financé une campagne de sensibilisation dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière en réalisant des affiches, des prospectus et des catalogues liés au code de la route et disponibles même en langue Bambana.

C’est, en effet, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de lutte contre l’insécurité routière, adopté par le Gouvernement, que le ministère de l’Equipement et des Transports, à travers la Direction Nationale des Transports Terrestres et Fluviaux (DNTTFM) et ses partenaires, ont pris des mesures adéquates pour juguler l’insécurité routière, à travers une politique de sécurité routière vigoureuse.

Des mesures pour juguler les accidents

Il s’agit de procéder à l’immatriculation et à la délivrance des permis et autorisation de conduire des vélomoteurs et des motocyclettes. Des mesures qui visent, d’une part, à identifier et évaluer ces engins, d’autre part à permettre aux conducteurs d’être en règle par rapport au code de la route.

A cet effet, le ministère de l’Equipement et des Transports a informé tous les propriétaires d’engins à deux roues, non immatriculés et en circulation avant le 1er novembre 2008, que le Gouvernement a accordé en leur faveur des mesures exceptionnelles.

Il s’agit de la réduction du coût de dédouanement et d’immatriculation des vélomoteurs et motocyclettes, sous-tendue par une simplification des procédures administratives.

Les engins concernés sont les vélomoteurs de la catégorie Djakarta, Yamaha et Honda 50, 80, 100 et les motocyclettes de la catégorie Honda CG125, Vespa, DT125 et autres grosses cylindrées.

En ce qui concerne les vélomoteurs et les motocyclettes non dédouanés, les frais d’immatriculation et de dédouanement, ainsi que les formalités à remplir sont les suivantes: un formulaire de demande de mise en circulation dûment rempli et disponible au .niveau des centres d’immatriculation, un certificat de mise à la consommation délivré par les services des douanes contre paiement d’un montant de mille (1 000) FCFA pour les vélomoteurs et cinq (5000) FCFA pour les motocyclettes.

Autres mesures, une vignette antérieure au 1er novembre 2008 ou une facture d’achat ou tout autre document justifiant du droit de propriété, le justificatif du paiement de la redevance de la Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux fixée à mille cinq cents (1500) FCFA, le droit de timbres fiscaux s’élevant à mille cinq cents (1500) FCFA et le procès-verbal de constatation de l’engin établi à titre gratuit par un expert de la Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux.

Pour les vélomoteurs et les motocyclistes dédouanés et non immatriculés, les propriétaires de ces engins ayant prouvé la détention d’un certificat de mise à la consommation avant le 1er novembre 2008, sont exempts du paiement du droit de douane.

Le prix de la plaque d’immatriculation est de quatre mille (4 000) FCFA. Toutefois les vélomoteurs et les motocyclettes, importés après la date du 1 er novembre 2008 seront immatriculés conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Pour assurer le succès de l’opération spéciale, la Direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux a mis en place 22 centres dont quatre dans le district de Bamako pour la conduite des opérations sur le territoire national.

Ces centres fonctionnent à guichet unique et regroupent tous les départements impliqués dans ladite opération.

Il s’agit du département des Transports, la Douane, les Impôts, le Trésor et les Forces de l’ordre, placés sous l’égide d’un chef de centre.

D’autre part, un comité de pilotage a été mis en place afin de suivre et de corriger les éventuels problèmes et difficultés rencontrées au cours de l’opération spéciale.


Pierre Fo’o MEDJO et Moualye HAIDARA Stagiaire

L’Indépendant du 30 Janvier 2009