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L’armée tunisienne menait vendredi une opération « de grande ampleur » pour « éradiquer » un groupe armé à la frontière algérienne où huit soldats ont été sauvagement tués, tandis que crise politique déstabilisait toujours que le gouvernement dirigé par les islamistes. Les accrochages ont éclaté dans la nuit au mont Chaambi, où l’armée traque depuis décembre un groupe appelé « Phalange Okba Ibn Nafaâ » qui serait lié à Al-Qaïda et compterait des vétérans de la rébellion islamiste du Nord-Mali.L’attaque sanglante de lundi a aggravé une crise déclenchée le 25 juillet par l’assassinat d’un député d’opposition, Mohamed Brahmi, un crime attribué à la mouvance jihadiste.Divers groupes d’opposition et représentants de la société civile, qui n’ont jusqu’à présent pas pu déterminer une position commune, réclament le départ du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda. Certains demandent aussi la dissolution de l’ANC, élue en octobre 2011 mais dont les travaux sont dans l’impasse. Si les détracteurs du régime sont plus nombreux, Ennahda a appelé à une grande manifestation « contre le terrorisme » et pour défendre sa légitimité samedi soir tard place de la Kasbah à Tunis, où siège le gouvernement. AFP.