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Les autorités décident de proroger le délai de clôture jusqu’au 31 décembre et d’alléger les conditions

Le ministre de l’Equipement et des transports, Ahmed Diané Séméga et son homologue de la Sécurité intérieure, le général Sadio Gassama, ont visité hier, lundi 27 avril, les centres d’immatriculation du Garage administratif et de la cité des enfants. Cette visite a été suivie par une réunion regroupant tous les acteurs impliqués dans l’opération. A l’issue de la réunion, deux grandes décisions ont été prises : la prorogation du délai de clôture de l’opération jusqu’au 31 décembre et la levée de l‘exigence de présenter la vignette pour immatriculer sa moto.

C’est aux environs de dix heures que le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diané Séméga et son homologue de la Sécurité intérieure, le général Sadio Gassama et tous les responsables impliqués dans l’opération ont visité les centres d’immatriculation du Garage administratif et de la cité des enfants. Objectif : faire le point des six mois de l’opération pour en tirer les conclusions.

Au Garage administratif, les agents chargés de l’opération d’immatriculation étaient complètement submergés par l’affluence. Le président du centre du Garage administratif, M. Bengaly, a déclaré que tout se passait bien malgré la lenteur qu’accuse l’opération. «Avec cette allure, nous sommes loin d’atteindre notre objectif, celui d’immatriculer le plus grand nombre de motos» a-t-il déploré.

Au centre d’immatriculation de la Cité des enfants, c’était une intense activité que menaient les agents. Puisqu’ici on mène toutes les opérations : de l’immatriculation à la délivrance des permis de conduire. C’est ainsi que les ministres ont visité la salle où l’on dispense la formation théorique avant d’aller suivre les épreuves pratiques du permis moto.

De retour au ministère des Transports, Ahmed Diané Séméga, au cours de la réunion, qu’il a co-présidée avec le général Sadio Gassama, a déclaré : «la visite des centres d’immatriculation a été très utile puisqu’elle nous a permis de visualiser les problèmes. Mais le plus important, c’est l’adhésion des populations à l’opération.

Le but de notre réunion est donc de donner une période de prorogation du délai pour que nous puissions atteindre nos objectifs : immatriculer la quasi-totalité du parc moto, susciter le désir d’apprendre le code de la route, lutter contre l’insécurité routière».

Le ministre des Transports a, ensuite, énuméré les goulots d’étranglement de l’opération. Il s’agit, selon lui, du dysfonctionnement au niveau de l’administration (insuffisances financières et matériels, nombre insuffisant des agents), et surtout le problème lié à l’exigence de la vignette pour immatriculer la moto.

Les observations faites par Ahmed Diané Séméga rejoignent ainsi les recommandations de la Commission de suivi. Il s’agit des insuffisances liées au nombre de centres, de moyens financiers pour les déplacements à l’intérieur du pays, le manque de motivation des agents, les motos sans vignette.

A l’issue des débats auxquels les représentants de la douane, de la police, de la direction des transports et de la société civile ont pris part, il a été décidé : de proroger le délai de clôture de l’opération jusqu’au 31 décembre et d’alléger les conditions d’immatriculation en enlevant la condition de la présentation de la vignette. Désormais, à partir du 1er mai, il suffira seulement de présenter la facture pour immatriculer sa moto.

Pierre Fo’o MEDJO

28 Avril 2009