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Les États-Unis se sont engagés lundi à apporter jusqu’à 60 millions de dollars à la force djihadiste pour le Sahel, a annoncé le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson. Toutefois, on est toujours loin du budget total de 423 millions d’euros nécessaires selon les experts.

La France dirige lundi une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de consolider l’aide à ce G5 Sahel, une force conjointe formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie.

« Pour vaincre le terrorisme, il faut s’assurer que les organisations terroristes ne bénéficient d’aucun refuge sur aucun continent », estime Rex Tillerson dans un communiqué. « Dans cette optique, sous réserve de l’issue des consulations avec le Congrès, les Etats-Unis s’engagent aujourd’hui à soutenir pour un montant pouvant atteindre 60 millions de dollars les efforts antiterroristes de la Force conjointe du G5 Sahel », ajoute-t-il.

Selon lui, ces fonds vont « renforcer nos partenaires régionaux dans leur combat pour assurer la sécurité et la stabilité » face au groupe jihadiste Etat islamique et aux autres « réseaux terroristes ». « C’est un combat que nous devons gagner, et cet argent va jouer un rôle-clé pour y parvenir », insiste le chef de la diplomatie américaine.
Le département d’Etat n’a pas précisé dans l’immédiat s’il s’agit d’une aide bilatérale aux pays concernés ou s’il s’agit d’un soutien financier par le biais des Nations unies. Paris souhaitait obtenir l’aide logistique et financière de l’ONU, ce à quoi les Américains, premiers contributeurs de l’organisation, s’opposaient jusqu’ici.
Lors du sommet extraordinaire du G5 Sahel, tenu le 2 juillet dernier à Bamako, les experts ont évoqué un budget total de 423 millions d’euros, pour la mise en œuvre de cette force conjointe. De sources officielles maliennes, près de 71 milliards de francs CFA (près de 107 920 000 euros) seraient déjà disponibles.

«Il y a de l’espoir pour boucler le financement de la force conjointe… Même s’il reste beaucoup à mobiliser», a reconnu le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, Tiéna Coulibaly, à l’issue de la session extraordinaire du Comité de Défense et de Sécurité du G5 Sahel, organisée à Bamako le 15 septembre dernier.
Dans un communiqué publié le même jour à Bamako, l’Union européenne (UE) a annoncé avoir débloqué les 50 millions d’euros promis en juin pour soutenir la Force conjointe des pays du G5 Sahel. Malgré tout, on reste toujours loin du compte.

Avec AFP

L’Indicateur du Renouveau du 31 Octobre 2017