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Il y a deux semaines, une première opération avait été menée par la police dans ce même sens.

L’opération s’est cette fois étendue au pont des Martyrs.
Désormais, les opérations de saisie de motos récalcitrantes, se dérouleront alternativement tous les trois jours sur les deux ponts.

Et hier, déjà vers 8 heures et demi, une centaine de motos avaient été saisies.

Ce chiffre est un record par rapport aux sorties précédentes, reconnaît le chef l’équipe sur le terrain, et encore, que ceux qui ont refusé d’obtempérer étaient plus nombreux, estime-t-il.

En effet, pour l’opération d’hier, une trentaine de policiers, une vingtaine d’éléments du Groupement Mobile de Sécurité (GMS) ou Ninjas et 10 agents de la circulation routière ont été mobilisés.

Ainsi, face au refus de s’arrêter chez certaines motos, les agents ont trouvé comme solutions, de bloquer périodiquement les files de voitures au beau milieu du pont pour pouvoir stopper les motocyclistes roulant au milieu du pont.

Cependant, efficace d’un côté, cette méthode a comme gros inconvénient de créer des bouchons, perturbant considérablement la circulation et elle présente un certain danger, car certains motocyclistes ne voulant pas être attrapés sur le fait, n’hésitent pas à regrimper sur la piste cyclable, manœuvre pouvant être dangereuse pour les autres cyclistes circulant dans leur couloir.

D’autres contrevenants par contre, tentent de carrément rebrousser chemin, occasionnant un grand cafouillage dans la circulation, obligeant les automobilistes à freiner brusquement et effraient d’autres automobilistes qui en les voyant revenir, d’instinct, les imitent, car pour eux c’est une opération de contrôle de vignettes ou d’autres pièces qui doit être en cours, et la panique est déclenchée.
Hier, l’entrée du pont des martyrs, offrait un tel spectacle.

Les motos saisies étaient au fur à mesure convoyées dans la cour du GMS.

Chaque contrevenant, pour récupérer sa moto, devait payer une contravention de 6000 Fcfa, somme censée les dissuader.
Pour le Commandant Moussa Camara du GMS, les propriétaires des motos devront également présenter les pièces règlementaires de l’engin et il espère que dès l’année prochaine, le permis de conduire sera exigé aux motocyclistes.

Ceci est une exigence impérieuse, estime Mr Camara, car la grande majorité des possesseurs d’engins à deux roues ne connaissent pratiquement rien au code de la route et cette ignorance est très souvent à la base de nombreux accidents de la circulation, estime-t-il.

Cette opération est à saluer, mais faudrait-il encore que la détermination de la police ne se relâche point, car quelques jours après la première opération, nombre de motocyclistes ont récidivé en empruntant la voie réservée aux automobiles.

18 août 2005