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Huit mois après l’annonce de sa création, la force du G5 Sahel « existe bel et bien » et a commencé ses premières opérations sur le fuseau dit « central » (Mali, Burkina Faso et Niger). Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian  insiste cependant sur le fait qu’une aide multilatérale serait « un signal important du soutien de la communauté internationale aux pays du G5 dans leur lutte contre les organisations terroristes ».


Opération du G5 : Les Etats-Unis peu touchés par la mort de 4 soldats américains au sahel
à en croire le porte-parole de la mission américaine auprès des Nations unies, cité par la télévision française France 24 (il s’est exprimé quelques heures avant la tenue de cette réunion de ce lundi à Washington), les États-Unis sont engagés à soutenir la force conjointe du G5 Sahel à travers une assistance sécuritaire bilatérale mais ne soutiennent pas le financement, l’autorisation ou l’aide logistique par l’ONU à la force.
Visiblement, les derniers événements survenus dans la bande du Sahel, surtout l’embuscade qui a coûté la vie à quatre soldats des forces spéciales américaines début octobre au Niger, n’ont pas fait bouger les lignes. Le Pentagone n’a également pas tenu compte des comptes rendus des émissaires onusiens qui ont récemment effectué une tournée dans trois pays du Sahel, au Mali notamment, plus précisément au poste de commandement de la force anti jihadiste du G5 Sahel, à Sévaré, où la peur d’un chaos imminent se lit sur tous les visages.

Du 1er Novembre 2017