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L’opération de cantonnement des bandits armés se réclamant d’une prétendue « Alliance du 23 mai pour le Changement« , qui devait avoir lieu le lundi 5 janvier à Kidal.

Après trois jours passés dans une vaine attente des bandits armés restés à une dizaine de kilomètres de la ville, la délégation conduite par le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Général Kafougouna Koné et comprenant le chef d’Etat Major Général des Armées, le Général Gabriel Poudiougou, l’Ambassadeur de l’Algérie au Mali, le Conseiller au Consulat général du Mali à Djedda, l’ancien chef rebelle, Iyad Ag Aghaly, a fini par regagner Bamako, hier mercredi 7 janvier, en début de soirée. On peut imaginer leur déception ou plutôt leur désillusion.

Car, manifestement, cette opération a été mal préparée. La question cruciale de la restitution des armes, des munitions et des our la énième fois, les bandits armés de Kidal ont fait faux bond aux autorités maliennes. Une fois de plus, ils viennent de démontrer leur mauvaise foi.

Une fois de plus, ils confirment qu’ils ne sont guère dignes de confiance. Une fois de plus, les Fagaga et consorts prouvent que la paix, l’unité nationale et le développement de Kidal pour lequel ils prétendent se battre ne constituent pas leur préoccupation.

La présence de leur père spirituel, Iyad Ag Aghaly, celui-là même qui les a initiés au maniement des armes, dans la délégation officielle, n’a pas suffi pour faire raisonner les criminels de Kidal. Au contraire, ils ont multiplié les surenchères en demandant notamment des postes de commandement avant même leur cantonnement.

Tout cela prouve que cette paix là négociée sur la base de l’Accord d’Alger du 4 juillet 2006 n’est pas la bonne. Même si elle demeure pour les deux parties le seul cadre de référence des discussions actuelles ou à venir. Cela démontre également que les négociations pour le cantonnement ont été mal emmanchées.

Sinon, comment faire déplacer des officiels au premier rang desquels le Général – ministre, Kafougouna Koné, en charge de l’Administration territoriale et des Collectivités locales alors que tout n’était pas au point?

C’est une preuve supplémentaire de la légèreté et du manque de rigueur du Comité de suivi de l’Accord d’Alger,composé de trois représentants de l’Etat, autant pour les bandits armés et l’Algérie, le facilitateur. Il a en charge la mise en œuvre de ce document notamment le cantonnement, le désarmement et la réinsertion socio-économique des bandits armés.


Maintenant, Bamako doit savoir à quoi s’en tenir. L’opinion publique est d’accord avec ATT que « trop, c’est trop ».

Il s’agit donc d’agir en prouvant aux Maliens désabusés que la vaillante armée nationale peut toujours taper dur, peut toujours gagner à la fois la bataille et la guerre. L’heure n’est plus aux tergiversations, aux atermoiements, aux faux – fuyants. ATT doit agir comme le souhaite le peuple. Il doit agir pour honorer l’armée, pour éviter l’humiliation suprême.

Le monde entier sait que le chef de l’Etat du Mali est un homme épris de paix et de justice sociale. Cette vertu qu’incarne ATT ne doit pas le conduire à rechercher, au prix du sang, des innocents une paix introuvable voire impossible.

Le seul langage que les bandits armés de Kidal comprennent est celui de la force. Allez – y Monsieur le président ! Le peuple est avec vous dans ce combat, le seul qui vaille la peine d’être mené présentement. Toute autre solution n’est que leurre.


A suivre



Situation dans la région de Gao : Un 4×4 de la SNV enlevé à Gao

Un 4×4 de la SNV, une ONG hollandaise, a été enlevé hier mercredi 7 janvier dans la ville de Gao par des inconnus aux environs de 11 heures, en plein jour. Vingt quatre heures auparavant, un autre véhicule, une ambulance, avait été également volé à Ansongo, dans la région de Gao.

En plus des grenades qui explosent dans la cité des Askias, le vol des véhicules a repris de plus belle.

En outre, il faut noter qu’un des quatre enfants grièvement blessés par l’explosion d’une grenade en début de la soirée du mardi 6 janvier (voir notre précédente parution) a rendu l’âme dans la matinée d’hier, mercredi 7 janvier. Que la terre lui soit légère et que son âme repose en paix ! Amen !


A suivre.

Chahana TAKIOU