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Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies (Onu) est attendu à Bamako où il abordera, avec les autorités maliennes, la situation sécuritaire dans le nord du pays, notamment la région de Kidal où la situation reste préoccupante.

jpg_une-2248.jpg«Ban Ki Moon va visiter le Mali la semaine prochaine avec le chef de la Banque mondiale», a annoncé samedi 26 octobre, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu au Mali, Bert Koenders, à la faveur d’une cérémonie marquant le 68ème anniversaire de l’organisation célébrée au parc nationale. Si Bert Koenders n’a pas avancé de date précise, des sources au sein du système des nations unies au Mali, ont indiqué que cette visite est prévue pour les 4 et 5 novembre prochains.

Son séjour, selon toute vraisemblance, intervient dans un contexte de frustrations populaires sur la situation sécuritaire à Kidal où le mouvement national de libération de l’azawad (mnla) reste actif. «Nous souhaitons que la Minusma normalise la situation à Kidal au même titre qu’à Tombouctou et à Gao», les deux autres régions du pays qui avaient été entièrement occupées par les islamistes, s’est plaint le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed.

Si le chef de la diplomatie malienne a souligné que l’Etat fait «pleinement confiance» à l’organisation internationale, il dit néanmoins espérer «retrouver Kidal dans une semaine». Depuis le 1er juillet dernier, les Nations unies interviennent au Mali dans la cadre d’une Mission intégrée pour la stabilisation du Mali (Minusma). Cette force militaire qui a relayé la Mission africaine de soutien au Mali (Misma) est chargée d’aider l’armée malienne à rétablir la paix et la sécurité dans le nord du pays.

Bert Koenders qui est par ailleurs le chef de ladite mission a précisé que l’Onu «va travailler pour oser la paix». «Nous avons, tous, nos identités, nos intérêts mais il faut aider le Mali à garder son intégrité et à forger une réconciliation nationale», a-t-il dit.

En marge de cette situation, différentes localités du nord du pays ont été récemment la cible d’attaques armées attribuées à des islamistes. Et l’opinion publique malienne perçoit ce regain de tension comme la conséquence de la confusion qui règne dans la ville de Kidal. Ce cri de cœur est-il en train d’être relayé par les autorités ? Rien n’est moins sur !

Toutefois, le ministre des affaires étrangères n’est pas le seul à se plaindre. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a souligné le 27 octobre, en marge d’un sommet ordinaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) tenu à Dakar au Sénégal, que la situation à Kidal est “inadmissible”.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 28 Octobre 2013