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En fin juillet, à la suite d’une réunion infructueuse entre les six grands acteurs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le cycle de négociations de Doha avait été suspendu.

L’intransigeance américaine en matière de réduction des subventions intérieures à l’agriculture est considérée comme le principal facteur de blocage.

Les États-Unis avaient été accusés par leurs partenaires d’être responsables du blocage.

Aussi, samedi dernier, pour la première fois, depuis l’interruption des négociations du cycle de Doha, une réunion ministérielle de deux jours des pays émergents du G20 s’est tenue à Rio au Brésil.

Principaux objectifs de cette rencontre : Analyser l’état des négociations et les perspectives de leur reprise.

Quatre ministres représentant divers groupes de pays en développement dont le Mali, représenté par Choguel Kokalla Maïga, ministre de l’Industrie et du Commerce, ont pris part à cette rencontre.

Pour Celso Amorim ministre brésilien des Affaires étrangères et hôte de la réunion, la présente réunion offre une occasion unique de remettre le cycle de Doha sur les rails.

Selon le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, les pays de l’Organisation, sont prêts à reprendre les négociations commerciales de Doha, au point où elles étaient en juillet et à se concentrer sur l’agriculture. Mais, avant de rejoindre la table de négociations, quelques semaines de travail de préparation technique sur la question des produits spéciaux des pays en développement, s’avèrent nécessaires.

Selon Peter Mandelson, responsable européen, l’UE devait rapprocher son offre de réduction des droits de douane agricoles des exigences du G20.

Hafiz Uddin Ahmad, ministre du Commerce du Bengladesh, au nom des pays les moins avancés (PMA), a expliqué, que la responsabilité des progrès des négociations commerciales repose davantage sur les pays développés que sur les pays en développement.

Susan Schwab représentante américaine pour le Commerce, a réitéré l’engagement des États-Unis en faveur d’un résultat solide, ambitieux et équilibré du cycle de Doha.

Durant les travaux, les délégués ont planché sur la relance des négociations du cycle de Doha et sur la libéralisation du commerce mondial.

Les participants, ont encouragé les pays riches à améliorer de manière significative leurs propositions agricoles en matière de soutien interne et d’accès à leurs marchés, car, leurs positions actuelles n’offrent pas une base adéquate pour conclure avec succès les négociations. Cependant, les pays riches, ont rejeté tout retrait des offres déjà concédées.

13 septembre 2006.