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Selon le procureur général, le président déchu, actuellement en détention, serait poursuivi pour corruption et possession illégale de devises.
L’ex-président soudanais, Omar Al-Bachir, sera bientôt face aux juges. En tout cas, à en croire le procureur général qui a déclaré devant des journalistes, samedi dernier, que le président déchu, actuellement en détention, serait poursuivi pour corruption et possession illégale de devises alors que le pays a du mal à organiser sa transition. C’est dire si les choses vont très vite au Soudan.Depuis que la crise de succession à Omar Hassan Al-Bachir s’est installée entre les civils et les autorités militaires, ces dernières font feu de tout bois pour ne pas se laisser filer le pouvoir entre les doigts, tout en maniant la carotte et le bâton. Après avoir réprimé dans le sang, des manifestants qui exigent une transition civile, les militaires semblent vouloir amadouer à présent le peuple. En effet, la sortie du procureur général, Al-Walid Sayyed Ahmed, annonçant la comparution du président déchu, la semaine prochaine devant un tribunal “pour répondre d’accusations de corruption et de possession illégale de devises étrangères” dans ce contexte de dialogue de sourds entre le Conseil militaire de transition et les civils, semble participer d’une stratégie de desserrement de l’étau autour des hommes en kaki.Le pays