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Le ministre de l’Agriculture Tiémoko Sangaré a bouclé sa tournée de supervision de la campagne agricole par la zone d’intervention de l’Office riz Ségou (ORS). Il était accompagné de ses conseillers techniques, du directeur national de l’Agriculture Daniel Kéléma, du directeur national adjoint du Génie rural Abdourahamane Touré, du directeur de l’Office de protection des végétaux, Oumar Békaye Dembélé, du coordinateur de l’Initiative riz, Mamadou Goïta, et du directeur général de l’Office riz Ségou, Kassoum Denon.

Première étape de cette tournée, le champ de manioc de Dougoukouna, initié dans le cadre de l’emploi des jeunes ruraux de l’Agence pour la promotion de l’emploi de jeunes (APEJ). Alou Diarra, le propriétaire du champ de manioc, expliqué que ses 15 camarades et lui ont bénéficié d’une formation pour maîtriser la culture de ce tubercule.

Selon le jeune agriculteur, la variété Fanaka qu’il produit, se conserve mieux et a un bon rendement lors de la transformation. Il a remercié les responsables de l’ORS et de l’APEJ pour avoir tenu leurs engagements à leur égard. L’ORS a assuré la formation dans les techniques culturales et l’APEJ a fourni les engrais nécessaires.

A Boidié, la délégation s’est rendue dans les champs de riz Nerica. Les producteurs de ce village connaissent depuis 5 ans cette variété introduite dans la zone par la direction régionale de l’agriculture.

Cette année, l’Initiative riz a boosté l’engouement et beaucoup de paysans se sont lancés dans la culture de cette variété. Ici, la superficie totale emblavée est de 51,25 hectares. Une dizaine de paysans semenciers ont fait le choix de se consacrer à la production de la semence de Nerica. De quoi vaincre les soucis d’approvisionnement en intrants l’an prochain.

Dans le village de Boidié, Hawa Traoré est la seule femme qui possède un champ de Nerica. Elle a expliqué au ministre Sangaré qui s’y est rendu qu’elle s’est lancée dans cette entreprise en raison de l’engouement suscité par l’Initiative riz. Hawa Traoré manque d’engrais pour fertiliser sa parcelle d’un hectare et demi. Pour l’encourager, le ministre lui a promis de lui faire livrer la quantité de fertilisant nécessaire.

L’arrivée de la délégation à Tamani a été saluée par les populations. La raison de cet enthousiasme tient en bonne part à la pluie qui a accueilli l’arrivée des officiels dans la localité.

Malgré le temps couvert, la délégation s’est rendue à Kony-Wéré pour visiter un puits pastoral qui permet de fournir en eau potable la population et d’assurer l’abreuvement des animaux en période critique notamment pendant la saison sèche. Les populations, sorties massivement malgré la pluie, ont remercié les pouvoirs publics pour avoir apporté l’eau potable.

Retour à Tamani pour y visiter les 2 hectares du périmètre maraîcher des femmes. Elles exploitent en toute saison ces parcelles arrosées grâce à un forage. Un groupe électrogène pompe l’eau du forage et remplit un bassin relié aux parcelles par des tuyaux d’arrosage. Les femmes expliquent avoir reçu une formation de l’Office riz Ségou. Elles cultivent plusieurs variétés de légumes dans leur périmètre. Le ministre leur a souhaité bon courage.

Dernière étape de la visite, le chantier achevé de réhabilitation des infrastructures hydrauliques de l’ouvrage d’admission de Tamani. Cet ouvrage d’admission réhabilité par l’entreprise « Construction générale du Burkina Faso » a été construit dans les délais et a coûté 2,3 milliards de Fcfa.

Le directeur général de l’ORS, Kassoum Denon, est particulièrement satisfait de cette réalisation qui permettra, selon lui, d’irriguer 8000 hectares. La réhabilitation, explique-t-il, met fin au cauchemar que vivaient les populations riveraines du fleuve Niger dans cette partie de la région de Ségou. Actuellement, les parcelles semées sont évaluées à 93% contre 26% l’an dernier à la même période.

Dans le cadre de l’Initiative riz, les objectifs de production de l’ORS sont fixés à 60.000 tonnes de riz paddy. Pour atteindre cette performance, la direction de l’ORS a, entre autres, créé des prix destinés au meilleur producteur et au meilleur agent d’encadrement. Le meilleur producteur recevra une charrue et une paire de bœufs. Le meilleur agent de conseil rural se verra offrir une enveloppe de 75.000 Fcfa tandis que son chef secteur percevra le double soit 150.000 Fcfa.

Faisant le bilan de sa tournée à l’Office riz Mopti, dans les cercles de Bandiagara et de Bankass et à l’Office riz Ségou, le ministre Tiémoko Sangaré s’est montré satisfait de l’allure générale de la campagne agricole. Il garde, dira-t-il, l’espoir que les objectifs de la campagne seront atteints ou même dépassés malgré le déficit pluviométrique dans certaines parties de la zone de l’Office riz Mopti. La situation n’est pas compromise si les pluies tombent rapidement.

Tiémoko Sangaré s’est ensuite réjoui de l’engouement des producteurs pour la campagne agricole, particulièrement pour l’Initiative riz. « Cette initiative est le point de départ du volet agricole du Projet de développement économique et social (PDES) du président de la république Amadou Toumani Touré« , a précisé le ministre de l’Agriculture qui a salué l’engagement des structures d’encadrement et souhaité une bonne campagne agricole.


M. COULIBALY

14 Août 2008