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Le Programme du développement économique et social (PDES) du président de la République prévoit la réalisation de 60 000 hectares à l’Office du Niger et la production de 1 million de tonnes de paddy et 10 millions de tonnes de céréales à l’horizon 2012, avec l’ambition de faire du Mali une puissance agricole de premier ordre.

Le Premier ministre Modibo Sidibé, garant de la Déclaration de politique générale du gouvernement, a vu juste en consacrant sa première visite de terrain à l’intérieur du pays, depuis sa nomination, à cette précieuse portion agro-sylvo-pastorale du territoire national. C’était du 29 février au 3 mars 2008.

Accompagné des ministres de l’administration territoriale et des collectivités locales, Gl Kafougouna Koné, de l’agriculture, Tiémoko Sangaré, et de l’élevage et de la pêche, Diallo Madeleine Bah, le Premier ministre a sillonné cinq des six zones de production de l’Office du Niger (ON) : Macina, Niono, N’Débougou, Kouroumari et Molodo.

Modibo Sidibé était allé pour voir les potentialités existantes, écouter les exploitants, les acteurs et tous les intervenants et échanger avec eux sur les problèmes, les pistes de solutions, les perspectives et les mesures envisagées par le gouvernement pour honorer le PDES dans sa composante agricole.

Dans les champs, dans les usines, sur les barrages et canaux d’irrigation, en bordure des routes et dans les salles de réunions, le PM a partagé de près, quatre jours durant, le quotidien de ces enfants, femmes, jeunes et vieux paysans, cadres et élus, refusant de se faire expliquer les choses de loin. Au grand dam du protocole, il met le temps qu’il faut, partout où cela s’est avéré nécessaire, pour écouter et échanger avec ses interlocuteurs.

Au pas de charge, Modibo Sidibé aura vu des cas alarmants mais aussi des projets promoteurs ; il aura apprécié quelques promesses et exemples de réussite dans le domaine de l’agro-industrie et du maraîchage ; il aura entendu et recueilli beaucoup de doléances ; et à tous ces niveaux, il a proposé ses recettes, qui sont celles du gouvernement.

Au pas de charge

Le barrage de Markala joue un rôle essentiel dans tout le dispositif d’irrigation de l’ON et offre la possibilité d’exploiter près d’un million d’hectares, donc de faire du Mali, le grenier de l’Afrique tout entière. C’est pourquoi, le PM a entamé, le samedi 1er mars, sa tournée par la visite de ce joyau colonial dont les capacités et les limites lui ont été suffisamment expliquées par le PDG de l’ON, Seydou Idrissa Traoré.

Cette brève escale a introduit l’étape de la zone de Macina. A Ké-Macina, le PM a procédé au lancement des travaux du projet d’électrification de cette ville. D’un montant de 789 millions de F CFA, entièrement libérés par l’OPEP, les travaux qui durent 11 mois comprennent, entre autres, la réalisation d’un local pour groupes électrogènes, la fourniture et la mise en place de 3 groupes électrogènes de 350 KVA chacun ainsi que la fourniture et la pose de support pour réseau moyenne tension et basse tension.

Après un entretien avec les notabilités de la ville, la délégation a mis le cap sur Kolongo Tomo (siège de la zone de production de Macina), d’où le PM a été directement conduit sur le « Fala de Boky-wèrè ». Sur place, Modibo Sidibé a constaté l’envahissement du marigot par les plantes aquatiques nuisibles, en l’occurrence le salvinia molesta et le typha. Cette situation diminue, de 75 m3/s à moins de 45 m3/s, le débit de l’adducteur principal du Macina. Ce qui fait que l’eau qui doit être déversée dans les canaux d’irrigation au bout de 3 ou 4 jours met 3 à 4 semaines pour ce faire. C’est pourquoi, au titre de la campagne agricole 2007-2008, de graves crises d’eau ont été remarquées dans les casiers de Ké-Macina et de Boky-Wèrè.

A quelques encablures de là, le PM a retrouvé une situation plus gaie. Il s’agit des travaux de réhabilitation de 700 ha du casier de Niaro dans le cadre du projet de développement de la Vallée du Niger financé par la BID à hauteur de plus de 3,9 milliards de F CFA. Le projet comporte aussi l’aménagement de 520 ha à Siengo Extension dans la zone de N’Débougou.

Les travaux de réhabilitation du casier de Niaro ont démarré le 17 mai 2007 pour un délai de 8 mois. Ils comprennent l’exécution des réseaux d’irrigation et de drainage ; la construction des prises ; l’exécution des ouvrages de franchissement et de débouchés de drains ; la construction du réseau de circulation ; et l’exécution et l’équipement de trois forages.

La fin des travaux (dont le coût s’élève à 1,718 milliard) est prévue pour mars 2008 et la remises des clés, le 30 avril. A la date du 29 février, l’état d’avancement des travaux était estimé à 70 %.

Dans l’après-midi du 1er mars, le PM a rencontré à Kolongo Tomo les élus et les exploitants agricoles avant de prendre la route de la zone de Niono, mais non sans faire escale dans le champ expérimental de la SOSUMAR et à la direction de SUKALA SA.

Dans la ville de Niono, Modibo Sidibé a été accueilli avec tous les honneurs avant d’aller visiter les parcelles de tournesol de Abou Woro Yacouba Traoré. Ce cas constitue, avec la mini rizerie de Modibo Kimbiri visitée le 2 mars, un exemple concret de la promotion de l’agro-industrie dans l’ON (voir plus bas).

Le dimanche 2 mars donc, le PM a traversé la zone de production de N’Débougou où il a visité la mini rizerie de Modibo Kimbiri, avant d’attaquer la zone de Kouroumari. Premier point de chute, la prise d’eau du projet MCA à Alatona. Ce projet, qui est l’une des composantes du programme MCA-Mali (d’un coût global de 122,3 milliards de F CFA, avec la composante aéroportuaire de Bamako), a pour objectifs : l’augmentation des revenus des exploitants de la zone d’Alatona par l’aménagement de 14 000 ha nouveaux, la sécurisation foncière, l’augmentation des superficies mises en valeur, la diversification, l’intensification et la réduction des coûts de transport par la construction d’une route goudronnée Niono-Goma Coura de 81 km.

Le projet prévoit la création de 1 700 exploitations de 5 à 120 ha, ainsi que la réalisation d’activités contribuant au développement humain durable telles que la scolarisation et l’éducation préscolaire des enfants des exploitants, l’éducation de base des enfants non scolarisés et déscolarisés, l’alphabétisation et la couverture sanitaire des exploitants, le renforcement des capacités de la société civile.

A Nièssoumana, village situé à 7 km de Diabaly, le PM a visité le périmètre maraîcher des femmes. Ce village a été créé en 1954 pour la mise en valeur des terres aménagées dans la zone du Kouroumani où 233 chefs d’exploitations pratiquent la riziculture sur 365,36 ha. La population totale est de 2 137 habitants dont 993 femmes. Dans le domaine de la diversification des cultures, Nièssoumana dispose de 15 ha de parcelles maraîchères dont 5 ha sont affectés aux femmes. Celles-ci ont présenté le fruit de leur travail (échalote, tomate, pomme de terre etc….) au PM qui a bien apprécié.

Avec l’appui de l’ONG Alphalog, elles ont clôturé l’espace et expérimentent actuellement un programme test d’irrigation goutte à goutte conduit par l’ONG Winrock International.

A 100 m de là, se situe la prise du canal de l’UEMOA pour l’aménagement hydro agricole de 11 288 ha dans les périmètres de Kandiourou (9 114 ha) et de Touraba (2 174 ha). Modibo Sidibé a parcouru l’espace pour apprécier la mise en valeur d’une première tranche de 5 500 ha dont 5 000 ha à attribuer aux investisseurs privés de l’UEMOA et 500 ha à aménager au profit des populations de la zone du projet, en compensation de leurs terres. Il est également prévu la réalisation d’infrastructures socio-économiques et éducatives.

La visite de terrain du PM s’est achevée dans la zone de production de Molodo où il s’est rendu dans le Fala de Molodo plus précisément au Point B. Ce canal d’une capacité de 110 m3/s est autant envasé et enherbé que le Fala de Boky Wèrè. Mais là, il y a des machines pour extraire et comprimer les végétaux aquatiques nuisibles.
Comme la veille, la rencontre avec les responsables administratifs, élus et exploitants a été riche d’enseignements à Niono.

Le PM a profité de son séjour dans l’ON pour présenter, à Diabaly Coura, les condoléances du gouvernement et du peuple malien à la famille de Ousmane Touré décédé quelques jours plus tôt. L’ancien délégué général des exploitants de l’ON, qui avait impressionné plus d’un Malien dans un exposé historique lors de la conférence nationale de 1991, est médaillé du mérite agricole avec effigie abeille.

Le PM a bouclé sa tournée le lundi 3 mars par Ségou où il a rencontré la direction de l’ON et les notabilités de la ville, visité le chantier de la grande mosquée de Ségou financée par la Libye, et animé un point de presse.

L’Agro industrie en marche

Autant le PM apprécie à leur juste valeur l’implantation de SOSUMAR qui dispose de 15 000 ha dans l’Office et l’arrivée de la 3è sucrerie de SUKALA SA (qui a, avec ses deux unités de Dougabougou et Siribala, une capacité de production de plus de 30 000 tonnes de sucre et plus de 2 millions de litres d’alcool par an), autant il salue l’émergence de petits projets agro industriels, à l’image de la mini rizerie de Modibo Kimbiri dans la zone de N’Débougou et de l’huilerie de Abou Woro Yacouba Traoré qui cultive du tournesol dans la zone de production de Niono.

La mini rizerie « Bessako » est une unité semi industrielle de transformation du riz paddy appartenant à Modibo Kimbiri, le maire de Dogofry. L’unité produit du riz brisure, du riz RM 40 et du riz blanchi entier. Elle est installée sur le périmètre aménagé du GIE Nyèta d’une superficie de 542 ha dont 513 ha sont réservés à la culture du riz, 10,8 ha alloués aux femmes pour les cultures maraîchères et 7 ha consacrés à la plantation d’arbres.

Selon son promoteur, l’aménagement du domaine a coûté 245 millions de F CFA dont 24 millions d’apport personnel. De 2006 à nos jours, l’entreprise offre des résultats satisfaisants à tous les niveaux, passant de 3,8 tonnes à hectare (sur 513 ha) l’année de lancement à 5,5 tonnes à l’hectare (sur 513 ha) en 2008. Les bénéfices sont tout aussi appréciables : 1,4 million en 2006, 2,4 millions en 2007 et 2,8 millions en 2008. Le plus impressionnant, c’est que Modibo Kimbiri a remboursé tous les prêts contractés auprès des bailleurs.

Quant à l’huilerie Abou Woro Yacouba Traoré « HAWYT », elle est installée à Sikasso mais son promoteur expérimente la culture du tournesol à l’ON, dans la zone de production de Niono. Il a cultivé 10 000 ha pour la phase pilote 2007, avec des résultats qu’il juge très satisfaisants.

Avec le tournesol, une plante originaire d’Amérique du nord, l’entreprise HAWYT produit de l’huile sans cholestérol, du savon, du tourteau et du biocarburant.
Selon Abou Woro, la culture du tournesol présente de nombreux avantages. Il est facile à cultiver et le facteur coût par rapport à l’investissement est très minime. Le planteur peut récolter 3 à 5 tonnes à l’hectare pour environ 250 000 F CFA par hectare alors que les charges d’exploitation pour tout le champ n’excèdent pas 110 000 F CFA.

Ensuite, le producteur peut avoir 2 à 3 récoltes par an parce que le tournesol ne demande que 90 jours dans son processus.

Enfin, la tige du tournesol est un engrais vert naturel qui a pour faculté la régénération du sol. Pour les 10 000 ha aménagés en 2007 à Niono, HAWYT a embauché 30 personnes pour former les paysans à la culture du tournesol sans oublier les chefs d’équipes nommés dans tous les villages où l’entreprise entend s’implanter. Dernier point à saluer : Abou Woro finance son entreprise sur fonds propres.


Piles de doléances

Partout où il est passé, le PM a recueilli des doléances venues des femmes, des notabilités, des enfants, des élus locaux, des exploitants et de la direction de l’Office. Elles sont de divers ordres, avec des cas très pertinents, d’autres, plus élémentaires et des doléances réellement absurdes.

Tout a commencé par Macina lors de la visite aux notabilités. Après s’être réjouis de la manière dont le gouvernement a géré le sinistre qui a frappé les populations de Macina pendant la campagne précédente et de l’espoir suscité par l’arrivée de la télé, de la radio et de l’électricité, les notabilités de Macina ont sollicité la « clémence » du chef du gouvernement par rapport au paiement de la Redevance Eau. Motif : « Nous n’avons même pas à manger ».

Dans le casier de Niaro II, les paysans ont une seule et unique préoccupation : le respect du calendrier agricole. Ils demandent alors la réhabilitation des 1 200 ha et s’inquiètent beaucoup du retard pris dans les travaux.
Dans le Fala de Boky-Wèrè, le principal souci demeure la présence massive du Salvinia molesta et du typha. Modibo Sidibé a été interpellé à ce propos.

A Tongolo Coura, dans la commune de Kolongo Tomo, le gouvernement des enfants, par l’entremise de son Premier ministre, Moctar Tangara, a demandé la réhabilitation des classes et la clôture de l’école du village.

Au nom du collectif des maires du cercle de Macina, le maire de Kolongo Tomo, Samba Yattassaye, a énuméré les doléances suivantes : le déclassement de la forêt de Bolibana, la lutte contre le paludisme, la couverture du cercle par le téléphone mobile, la relecture des textes qui régissent l’Office du Niger, la réhabilitation des locaux administratifs.

Quant au maire de Niono, il a évoqué le surpeuplement des communes avec son corollaire de besoins en matière de santé, de sécurité et surtout d’assainissement.
A Ségou, les notabilités ont dit au PM leur souci par rapport à l’électrification de la ville, l’eau potable et le nombre insuffisant des guichets de EDM SA.
Les femmes de Niaro, Tongolo Coura, Nièssoumana, du GIE Nyèta Kimbiriba ont formulé des doléances aussi précises que concrètes, qui touchent directement leur quotidien et leurs activités.

Elles demandent, par rapport aux infrastructures socioéducatives la construction d’écoles, de centres de santé et l’approvisionnement en eau potable.
Concernant leurs activités agricoles, elles veulent être aidées en équipements agricoles pour développer les cultures maraîchères, ainsi que dans la transformation des produits maraîchers, et avoir accès au financement agricole, d’où qu’il vienne etc….

Les exploitants de l’Office ont, eux aussi, des doléances. Ils ont commis leur délégué général, Abdoulaye Daou, pour les transmettre au chef du Gouvernement. Ces requêtes ont pour noms, entre autres : la subvention, au titre de la campagne agricole 2008-2009, de l’engrais dont le sac de 50 kg est passé de 13 750 F CFA la campagne précédente à 17 500 voire 20 000 F CFA cette année; l’obtention de crédits à moyen et long terme pour l’achat de motoculteurs ; l’entretien des infrastructures hydrauliques ; la valorisation des produits maraîchers.
Le délégué général a aussi noté les inquiétudes qu’engendrent la participation paysanne aux aménagements, l’arrivée des investisseurs privés comme la SOSUMAR et la gestion de l’environnement social.

Les soucis de la direction de l’office

La rencontre entre le Premier ministre et la direction de l’ON a permis de faire ressortir les potentialités de l’Office et toutes les actions entreprises depuis sa création, mais aussi de décliner les sacrifices à consentir pour préserver l’acquis et poursuivre les aménagements.
A ce dernier niveau, le PDG de l’Office du Niger, Seydou Idrissa Traoré, dira que l’Office est malade dans ses différentes composantes.

Tout d’abord, l’entretien des 55 000 ha de terres aménagées par l’administration coloniale fait défaut. 21 000 ha restent encore à réhabiliter.

Ensuite, le barrage de Markala doit faire l’objet d’inspection et d’auscultation annuelles, à la charge de l’Etat.

Et puis, après plus de 70 ans d’existence, certains canaux primaires n’ont jamais fait l’objet de curage et de nettoyage systématique. Aujourd’hui, ils sont envasés et envahis par les végétaux aquatiques.
Enfin, en 75 ans d’existence, l’ON n’a pas encore atteint 10 % du potentiel irrigable (87 000 sur 1 million d’hectares).

Parmi tous ces maux, Seydou Idrissa Traoré, retient que le plus urgent, c’est la réhabilitation des canaux et ouvrages primaires afin de faire du Mali le grenier de l’Afrique de l’ouest. Mais cette réhabilitation est évaluée à près de 73 milliards de F CFA.

Les recettes de Modibo Sidibé

Devant cette flopée de requêtes, Modibo Sidibé est resté serein, apportant la réponse du gouvernement selon la nature de la doléance et sa pertinence. Le Premier ministre n’a pris aucun engagement que lui et son équipe ne peuvent honorer.

A toutes les étapes et à tous les interlocuteurs, le PM a tenu d’abord à situer l’objet et le contexte de sa visite : se mettre à l’écoute des producteurs, évaluer les capacités actuelles de l’Office, voir comment poursuivre l’aménagement des superficies, afin de réussir le décollage économique du Mali.

Dans les discussions avec ses interlocuteurs, Modibo Sidibé a dit ce qu’il y a de bon dans leurs entreprises, mais aussi ce qu’il y a à améliorer pour augmenter le rendement.

S’agissant des doléances proprement dites, le PM dira que le président de la République a tenu toutes ses promesses vis-à-vis des paysans et de la jeunesse.

Par rapport à la redevance Eau, Modibo Sidibé conseille de rester dans le cadre légal, de se conformer aux règles de gestion édictées. Des facilités peuvent être accordées aux paysans sans que la redevance Eau soit supprimée : « Les difficultés dans le paiement ne doivent pas nous pousser à remettre en cause le principe du paiement de la redevance Eau ».

En tout état de cause, il prône le dialogue et la concertation entre tous les acteurs et les autorités administratives et locales dans la gestion d’éventuelles crises.
A ceux qui demandent des écoles et des centres de santé, le PM ne s’est pas engagé formellement, mais a promis « de voir ce qu’il peut faire », tout en invitant les élus locaux à s’investir dans ce domaine.

Par contre, en ce qui concerne l’appui à la production maraîchère, Modibo Sidibé donne une bonne nouvelle : le fonds de développement agricole sera bientôt débloqué pour gérer le cas.

Un autre fonds existe pour gérer les cas de sinistre et aménager les Fala.

Le crédit bancaire est également disponible pour les dossiers de financement bien montés.
Dans tous les cas, Modibo Sidibé promet que l’Etat ne faillira pas à son devoir à ce niveau, convaincu que « le combat de l’avenir, c’est le combat de l’agriculture » et qu’« une nouvelle espérance est possible ».

Mais pour réussir, le PM appelle les exploitants à s’organiser dans toutes leurs entreprises. Il existe aujourd’hui à l’ON 3 167 organisations paysannes reparties en Associations villageoises, Tons villageois, Coopératives, GIE, Syndicats etc…. Elles seraient beaucoup plus efficaces en se regroupant en 2 ou 3 grandes entités pour faire la commande d’engrais ou rechercher le financement.

Le PM conseille également de diversifier les cultures et de s’orienter progressivement vers l’agro industrie : « C’est vers ce mode de production que nous sommes entrain d’évoluer ».

Le séjour dans la zone de l’Office du Niger a été plein d’enseignements que le Premier ministre nous tirera dans notre prochaine parution.

Sékou Tamboura
Envoyé spécial

06 mars 2008.