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Tin Assalek, la principale base de la bande à Ibrahim Bahanga, située à 180 km de Kidal a été détruite lors d’une opération de grande envergure menée la semaine dernière. Cette opération conduite par le Colonel El Hadj Gamou, s’inscrit dans le cadre d’une offensive de l’Armée contre les bandits armés.

Par un communiqué en date du 6 juin 2008, émanant du bureau de presse des armées, les populations ont été informées qu’une mission de ravitaillement partie de Kidal pour Tinzawatène a été attaquée au cours de sa progression dans le Tamasina par des groupes armés proches du chef terroriste Ibrahim Ag Bahanga.

Selon des témoins, après cette attaque, les bandits armés étaient parvenus à regagner une base située non loin de là. Dès le lendemain, 3 juin, les forces de défense et de sécurité ont organisé la riposte. Un groupe de militaires, sous la houlette de El Hadj Gamou, commandant de la région militaire de Gao et chef des opérations militaires de la zone de Kidal, a lancé une opération sur la base de Tin Assalek, refuge de Ibrahim Ag Bahanga.

Après de violents combats qui se sont étendus jusqu’au mercredi 4 juin, le bilan a été, selon le bureau de presse des armées, d’une vingtaine de morts identifiés, plusieurs blessés dont des cas très graves, trois véhicules de combats détruits et deux récupérés, la base logistique (dépôt de carburant et de vivres) détruite, du côté des bandits.

Les forces de défense et de sécurité n’ont enregistré qu’un blessé léger, aucune perte en vie humaine et en matériel n’ayant été signalée.
Ce que le bureau de presse des armées ne dit pas et que L’Aube a découvert suite à ses investigations, c’est que les deux criminels, Ibrahim Ag Bahanga et Hassan Fagaga, étaient présents sur les lieux au moment de l’offensive militaire.

C’est au vu de l’ampleur des combats et de leurs issues indéniablement favorables aux forces loyalistes, que les deux bandits ont opté pour la fuite, abandonnant lâchement leurs hommes sous les feux. Beaucoup de ceux-ci, voyant le comportement peu responsable de leurs deux chefs, ne se sont pas fait prier pour également prendre la poudre d’escampette ou se rendre à l’Armée.

Du reste, ils pouvaient difficilement faire autrement. Après avoir constaté la défection peu glorieuse de leurs chefs, ils s’étaient également rendus compte qu’ils avaient peu d’issue, la base ayant été prise en tenailles par les hommes de Gamou et les unités en provenance d’autres secteurs.

Actuellement, l’Armée poursuit le ratissage de toute la zone. Objectif : traquer les fuyards avant qu’ils n’atteignent la frontière algérienne. Selon des sources, Bahanga et son acolyte Fagaga se seraient réfugiés en Algérie.


CH. T

09 Juin 2008