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En septembre 2007, Modibo Sidibé acceptait de prendre les rênes du gouvernement malien (formé le 3 octobre) dans un contexte économique particulièrement difficile, marqué notamment par le fléchissement de la courbe de croissance économique, le renchérissement du prix du pétrole, du riz et autres denrées de première nécessité.

Face à cette situation, le gouvernement devait répondre à un double défi : relancer la croissance économique ; assurer l’approvisionnement du pays et soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs.
Le tout nouveau Premier ministre savait donc le défi lourd à relever et grand le risque de décevoir les espoirs de ses compatriotes.

Mais, Modibo Sidibé avait un allié de taille : le PDES, Programme de développement économique et social du président Amadou Toumani Touré, dont l’application efficiente fait quasiment office de panacée. Et cela, « Jimmy » (un surnom qui a vécu) l’a réussi, certes pas à 100% au soir de son premier anniversaire (dans un ensemble quantifié sur cinq ans), mais avec suffisamment d’actes concrets pour éviter des troubles sociaux.

Depuis fin 2007, au Mali, la justice se dote de plus de moyens pour consolider son indépendance, respecter les droits des détenus et assurer une saine distribution du Droit ; moult mesures sont prises ou annoncées pour assurer aux populations la sécurité alimentaire et améliorer leur cadre de vie ; des routes, pistes et bretelles, des ponts, chaussées et barrages sont construits pour désenclaver les zones isolées ; des centaines de mégawatts sont projetés pour rehausser le taux de couverture nationale en matière énergétique ; la gouvernance et la transparence se trouvent renforcées ; les jeunes ont de l’emploi dans le double domaine formel et informel ; les TIC sont entrées dans les rouages de l’administration ; des milliards volatilisés ont été recouvrés par l’Etat.

Bref, presque un exploit dans le contexte que l’on connaît. Et, en guise de cerise sur le gâteau, les partenaires se sont fortement engagés à appuyer le Mali pour atteindre l’objectif d’une croissance économique moyenne de 7 % par an sur la période 2008-2012.

La Justice, modèle du renouveau de l’action publique

Le renouveau de l’action publique est le premier axe prioritaire du PDES qui ambitionne de faire de l’Etat malien un modèle de bonne gouvernance : Un Etat fort, une administration efficace, une justice assainie. Ce renouveau de l’action publique se matérialise sous l’introduction d’un nouvel état d’esprit, avec des hommes entièrement dévoués à la cause nationale et la lutte contre la corruption.

En la matière, le ministère de la justice fait office de pionnière. Le département a initié une action de mobilisation des acteurs de la justice pour imprimer une nouvelle dynamique à la distribution de la justice par l’adoption d’une Charte des Valeurs de la Justice en février 2008.
Cette Charte qui constitue une véritable feuille de route, a été élaborée par l’ensemble des composantes de l’institution judiciaire, afin qu’il y ait un véritable Renouveau du service public de la justice.

Les membres de la famille judiciaire sont conscients que toute entreprise humaine a besoin de valeurs fondamentales pour assurer son identité, sa cohésion, son unité, en vue d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. C’est pourquoi, les magistrats, notaires, avocats, personnels pénitentiaires, huissiers de justice, commissaires priseurs, greffiers et secrétaires de greffes et parquets, ont adopté la Charte des Valeurs bâtie sur l’engagement, la volonté de changement et le comportement.

A travers cette charte, ils proclament leur attachement à l’ancrage de la démocratie et de l’ État de droit ; s’engagent à intensifier les échanges de toutes sortes, à assurer l’égalité de traitement, à faire preuve d’esprit d’ouverture, de critique, d’autocritique et de transparence dans l’action ; affirment leur détermination à prendre part au renouveau du service public de la justice et s’engagent à faire preuve de cohésion, d’esprit d’équipe, de motivation, de détermination, de solidarité, de perspicacité, de transparence, de courage, de franchise, de grande capacité d’écoute, de persuasion et de rigueur au travail, ainsi que d’anticipation sur les changements.

Ce processus de mobilisation s’est poursuivi par la mise en place d’un Comité de Pilotage regroupant les représentants de tous les corps, la tenue d’un atelier d’orientation et des ateliers par corps au cours desquels des thèmes mobilisateurs ont été identifiés.

A la suite de ces ateliers, un Pacte pour le renouveau du service public de la justice a été élaboré, adopté et signé le 22 juillet 2008 par toutes les composantes de la famille judiciaire.

Par ailleurs, le code de la famille et des personnes est en relecture avec un avant projet en voie de finalisation. Cette relecture a pour objectifs de combler les vides juridiques et les insuffisances constatées dans la législation actuelle, et purger le droit de la famille de concepts désuets et régler des matières qui ne l’avaient jamais été, telles que les successions et libéralités et les régimes matrimoniaux, etc.

L’avènement d’une nouvelle carte judiciaire, avec comme objectifs de rapprocher davantage la justice des justiciables et de moderniser notre appareil judiciaire, est en gestation.

Ce n’est pas tout. Dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, un atelier visant la recherche de synergie entre les différentes structures intervenant dans ce domaine a été organisé en collaboration avec le Bureau du Vérificateur Général. Et, beaucoup d’actions ont été menées au niveau des pôles économiques et financiers. Concrètement, 85 dossiers ont été jugés et un recouvrement de vingt cinq milliards quatre vingt dix sept millions cent quatre vingt trois milles huit cent quatre dix huit francs CFA (25 097 183 898) a été effectué.


Ça brûle ! Pas au Mali

L’un des défis les plus redoutables auxquels le gouvernement a eu à faire face, c’est sans doute, la lutte contre la vie chère. Ce phénomène, mondial, a pris corps au cours de la deuxième moitié de l’année 2007, quand les prix internationaux des denrées de première nécessité consommés au Mali (riz, huile, farine, lait et produits laitiers) ont commencer à prendre l’ascenseur, entraînant une pression sur les prix intérieurs de ces produits. Début 2008, le prix du pétrole sur le marché international a franchi le seuil des cents dollars le baril. Un peu partout à travers le monde, la situation a engendré des émeutes sociales. Mais, le Mali a pu esquiver le choc, grâce notamment aux multiples mesures louables prises par le gouvernement.

Parmi celles-ci, ont peut citer prioritairement, l’exonération du 01 avril 2008 au 30 septembre 2008 des droits et taxes à l’importation, à l’exclusion du PC, du PCS et de la RS, sur le riz et du 21 juillet au 30 septembre 2008 pour le lait en poudre et l’huile raffinée ; la reconduction de la mesure de blocage des tarifs d’eau et d’électricité à leurs niveaux de 2004, malgré la hausse des prix des hydrocarbures ; le maintien du prix à la pompe dans les limites raisonnables à travers la modulation de la fiscalité; le lancement d’une opération d’achat de céréales locales pour renforcer le stock d’intervention du Commissariat à la sécurité alimentaire ; et l’adoption par le Gouvernement du texte instituant le Conseil national des prix.

A ces mesures d’impact direct sur les prix, s’ajoutent, d’une part, celles portant sur l’augmentation des revenus. A savoir : l’augmentation de 5% des salaires des travailleurs des secteurs public et parapublic et des pensions des fonctionnaires civils et militaires, pour compter du 1er janvier 2008 pour un impact budgétaire net évalué à 6,7 milliards de FCFA ; la réduction du montant de l’Impôt sur les traitements et salaires (ITS) de deux points de pourcentage, à compter du 1er janvier 2008, pour une incidence financière annuelle évaluée a 4,2 milliards de FCFA. Et, d’autre part, celles portant sur l’augmentation de l’offre à court, moyen et long terme. L’Initiative Riz s’inscrit dans cette catégorie.

L’Initiative Riz, succès sur toute la ligne

Dans la perspective d’apporter une réponse structurelle à la crise céréalière généralisée sévissant à travers le monde, et de mettre les populations maliennes à l’abri des soubresauts des marchés internationaux, le gouvernement a décidé de mobiliser tous les atouts dont le pays dispose et de les mettre en synergie dans une démarche volontariste à travers la mise en œuvre d’un plan d’opération dit Initiative Riz, permettant de réaliser l’auto suffisance du pays en riz dès cette campagne 2008-2009.

C’est une action qui aboutira à l’autosuffisance du Mali en riz et à la commercialisation des excédents de production. En effet, l’objectif de production du plan d’opération de l’Initiative Riz 2008/2009 est de 1,6 million de tonnes de paddy, soit 1 million de tonnes de riz marchand. Cette production couvre les besoins de consommation interne et dégage un excédent de 100 000 tonnes de riz marchand.

Le coût global de l’opération est évalué à 42,6 milliards de FCFA répartis en engrais (32,44 milliards de FCFA), semences (9,10 milliards de FCFA), équipements agricoles (701 millions de FCFA), appui – conseil (325 millions de FCFA) et station de pompage de San Ouest (32 millions de FCFA).

Dans l’opération, l’Etat décide de subventionner 9,42 milliards de FCFA pour les engrais (5 milliards ont déjà été mis dans un compte), 934,2 millions de FCFA pour les semences, 32 millions de FCFA pour le fonctionnement de la station de pompage de la plaine de San Ouest, 325 millions de FCFA pour l’appui – conseil.

En outre, la couverture des besoins de financement en équipements agricoles de la campagne 2008/2009 sera assurée par un préfinancement de l’Etat à hauteur de 701 millions de FCFA.

Le reliquat sera assuré par les partenaires techniques et financiers du gouvernement et les banques et des institutions de micro finance. Avec des retombées évaluées à 300 milliards de FCFA et des impacts positifs certains pour le producteur, le consommateur et l’économie nationale, l’Initiative Riz est toute bonne. Et, les Maliens commencent déjà à s’en apercevoir.

L’Initiative Riz n’est pourtant qu’une composante du secteur « Agriculture », situé au cœur du PDES.

La Loi d’orientation agricole, tête de file des grandes reformes agricoles
Faire de l’agriculture le levier de la croissance de l’économie malienne; mettre en œuvre la Loi d’orientation agricole et rendre opérationnel le Fonds national de développement agricole ; réaliser une production de 10 millions de tonnes de céréales à l’horizon 2012, tels sont, entre autres, les grands axes tracés par le PDES pour marquer la nouvelle révolution verte au Mali. Dans ce cadre, des actions majeures ont été mises en œuvre et s’articulent autour de deux principaux axes : les grandes reformes et les grands chantiers.

Au titre des grandes reformes, on retient tout d’abord l’ opérationnalisation de la Loi d’Orientation Agricole par la mise en œuvre des recommandations de la deuxième session du Conseil supérieur de l’agriculture. Dans ce cadre, le décret relatif aux Commissions foncières a été adopté par le conseil des ministres. Cinq projets de textes ont été finalisés et seront soumis à la prochaine session du Comité exécutif prévue avant la fin de l’année.

Ce sont l’avant projet de loi portant création du Fonds national de développement agricole ; les projets de textes relatifs aux modalités d’enregistrement et d’immatriculation des exploitations agricoles ; les projets de textes relatifs aux modalités de création et d’enregistrement des organisations interprofessionnelles ; l’avant projet de loi relative au statut des exploitants et des exploitations agricoles ; et le projet de décret relatif à la qualité et la labellisation des produits agricoles.

Au plan institutionnel, parmi les activités importantes menées, on retient essentiellement la privatisation de la CMDT, la création de l’Inspection du département et la mise en œuvre des mesures visant à mieux fonctionnaliser le Centre national de lutte contre le criquet pèlerin (CNCLP). Dans ce cadre, il a été procédé à la nomination de son personnel de direction et sa dotation en ressources sur le budget national.

Au plan technique, la reforme majeure porte sur la modification importante introduite dans les stratégies de production agricole par la mise en œuvre d’un plan d’opération permettant de réaliser l’auto suffisance du pays en riz dès cette campagne, grâce à l’Initiative Riz.

Au titre des grands chantiers, les activités majeures réalisées ont trait à : la réception définitive de l’usine de montage de tracteurs de Samanko et la création d’une société de gestion de cette usine dénommée « Mali Tracteurs -SA. » ; la finition en zone aéroportuaire de l’aménagement du terminal fruitier dénommée PLAZA « Périmètre logistique aménagé zone agricole » : une infrastructure post-récolte pour l’exportation des fruits et légumes. Cette unité est déjà opérationnelle ; les négociations en cours avec les partenaires Chinois et Sud Africains sur le choix des sites respectifs d’installation en zone Office du Niger, des deux nouveaux projets sucriers « N-Sukala » et SOSSUMAR.

Il y a aussi la finalisation avec la Banque africaine de développement, du Programme national de développement de l’Irrigation au Mali dont l’ensemble de l’intervention porte sur le développement rural intégré du cercle de Djenné ; la mise en valeur des plaines du Moyen Bani ; la consolidation du projet d’aménagement du périmètre de Maninkoura ; le développement agricole de la zone de Douentza ; l’étude de la mise en valeur des lacs de la rive droite de la zone lacustre; et l’aménagement hydro agricole des périmètres de Phédié et Sabalibougou dans la zone de l’Office du Niger.

Il faut enfin signaler, l’élaboration en cours d’un Programme national de développement de l’irrigation de proximité et la préparation dans ce cadre d’une composante aménagement de 15 000 ha de bas-fonds et de plaines inondable par les eaux de ruissellement.

Au chapitre des perspectives, les actions envisagées s’inscrivent dans le très court terme, et visent deux objectifs prioritaires : l’adoption du schéma directeur d’aménagement de la zone de l’Office du Niger et la finalisation et ou la mise en œuvre d’un mécanisme approprié de commercialisation des productions ; d’un système adéquat d’approvisionnement du pays en intrants agricoles ; du plan de campagne agricole 2009-2010; et de la table ronde sur le financement du Programme national de développement de l’irrigation au Mali.

En terme d’aménagements hydro agricoles, beaucoup a été faits. Pour la grande irrigation, sur une prévision de 6 980 ha, 2 185 ha ont été aménagés et réceptionnés et 4 795 ha sont en cours d’aménagements.

Pour les aménagements de proximité, sur une prévision de 2 842 ha, les réalisations ont été de 1 041 ha pour un coût de 1, 420 milliard de FCFA et les aménagements en cours sont de 1 841 ha.

Les infrastructures de développement

« Le PDES maintiendra le cap du développement des infrastructures afin d’atteindre le niveau critique indispensable au décollage économique du Mali. Ainsi, plus de 600 milliards de FCFA seront investis pour la poursuite du développement du réseau routier ».
C’est pourquoi, une place de choix est accordée aux infrastructures de transports. Il est prévu à cet effet, pour les cinq prochaines années, la réalisation de 4 600 Km de routes pour environ 766 milliards de F CFA.
Bref, le désenclavement intérieur et extérieur du Mali est une ambition et un objectif qui s’affirment dans tout le PDES.

Dans le secteur de l’équipement, la période de juin 2007 au premier semestre 2008 a été marquée par la poursuite des efforts de désenclavement intérieur et extérieur du pays qui se sont matérialisés par le démarrage du deuxième Projet Sectoriel des Transports (PST2), du Programme Routier n°1 (PR1) : UEMOA (Mali, Burkina Faso)/GHANA et du Programme Routier n°2 (PR2): UEMOA/Mali/Sénégal ; et la poursuite de la préparation du Programme Routier du 10ème FED et du Millénium Challenge Corporation (MCC).

En matière de construction d’infrastructures routières, on peut noter l’achèvement des travaux des routes Didiéni-Diéma ; Kati-Kita ; Gao-Ansongo–Labbézanga (205 km) ; la réhabilitation de la route Bamako-Bougouni (153 km) et Nara-Niono, du tronçon Kita – Sekokoto de la route Dakar – Bamako par le Sud et des voies de raccordement des villes secondaires de Djéli, Yorosso, Tominian et Sofara au réseau principal de route bitumée totalisant un linéaire d’environ 1020 km dont 778 Km de route bitumée et 242 km de route en terre ; la poursuite en vue de l’achèvement courant 2ème semestre de l’année 2008, des travaux de construction des routes Bamako – Naréna, Bougouni – Yanfolila (82 km), des voiries urbaines dans les localités de Gao, Tombouctou, Bougouni et Kita et de la route Garantiguibougou dans le District de Bamako et totalisant 198 km de route bitumée ; les études du pont de Bafoulabé et du 3ème Pont de Bamako.

Les cérémonies d’inauguration officielle de la plupart de ces travaux interviendront avant la fin de l’année. L’inauguration de la route Bougouni-Yanfolila a été faite le samedi 11 octobre 2008 par le président de la République.

Dans le domaine de l’entretien routier, on relève la construction de six (06) postes de péage à Diboli, Kayes, Diéma, Kati, Sanankoroba et Wabaria ; le démarrage de la perception du péage routier aux postes de Diboli, Kayes, Diéma, Kati, Sanankoroba, Wabaria, Niamana, Koury, Ty et le contrôle systématique de la charge à l’essieu sur les nouveaux axes routiers ; l’exécution des travaux d’entretien courant de 15 000 km de routes du réseau prioritaire au titre du 2ème semestre de l’année 2007 et de 2 000 Km de pistes agricoles en zone CMDT et OHVN; et la signature des conventions de financement du programme d’entretien routier 2008 et de maîtrise d’ouvrage déléguée pour les travaux d’entretien courant au titre de l’exercice 2008.

Le second semestre de l’année en cours sera marqué par le lancement des travaux de 1 067 Km de route bitumée dont, les tronçons Sékokoto-Bafing, Bafing – Falémé de la route Dakar – Bamako par le Sud, des routes Bamako – Kangaba, Kayes – Diamou – Bafoulabé, Bougouni – Sikasso, Bandiagara – Bankass – Koro – Frontière du Burkina Faso, le tronçon Sévaré – Douentza de la route Sévaré-Gao ; de 405 Km de route en terre dont Kita-Toukoto-Bafoulabé, Bandiagara-Douentza et la bretelle de Togo-Tongo dans le cadre du Deuxième Projet Sectoriel des Transports (PST2) ; la construction de 5 km de voiries urbaines dans chacune des localités de Kati, San, Koutiala, Bandiagara ; le 3ème Pont de Bamako ; la réhabilitation du Boulevard du Peuple pour le trafic de bus de grande capacité en site propre et la construction d’un « Anneau SOTRAMA » autour du Centre ville de Bamako ; la relance des travaux de construction de la première tranche de la Cité Administrative par des dispositions consistant à sous-traiter la totalité des travaux restants à une entreprise chinoise et permettant de les achever dans les meilleurs délais ; l’organisation d’une importante Table Ronde des Bailleurs de Fonds pour le bouclage du financement du PST2.

Dans le domaine du Transport Routier, il y a eu le démarrage des travaux de construction de 9 600m2 de bureaux pour l’extension des Entrepôts Maliens au Togo ; les travaux de construction du mur de clôture, du dallage de la cour et de 5 700m2 de bureaux et magasins pour le renforcement des capacités d’entreposage et de stockage des Entrepôts Maliens au Ghana (EMAGHA) ; la réalisation des études de faisabilité des ports secs à Kayes et Sikasso ; et la réalisation des études d’aménagement de quatre quais le long du fleuve Niger dans les localités de Ténenkou, Diafarabé, Dioro et Konna dans le cadre du PST2.

Dans le domaine du Transport Ferroviaire, assuré par TRANSRAIL dans le cadre de la concession de l’exploitation de la ligne de chemin de fer Dakar – Bamako depuis 2003, les objectifs fixés par la concession ne sont pas atteints en 2007.

Aussi, pour reprendre en main le trafic voyageurs, le gouvernement s’est engagé dans l’achat de 38 voitures voyageurs et de 6 locomotives.

Une partie de ce matériel est livré à Bamako et le trafic voyageur a été relancé courant décembre 2007 en rapport avec TRANSRAIL. Une structure sera mise en place pour la gestion de ce trafic courant 2ème semestre 2008.

Dans le domaine du transport aérien, les activités ont été inscrites dans la poursuite de l’exécution du plan d’action de la politique aéronautique nationale adoptée en 1999 et de la restructuration de l’Agence nationale de l’aviation civile.

Dans ce cadre, on peut noter : l’octroi d’agrément à deux (02) compagnies étrangères (Iberword et Mauritania Airways) pour assurer le transport entre l’Espagne et le Mali d’une part et entre la Mauritanie et le Mali d’autre part ; l’installation d’un système d’aide à l’atterrissage aux instruments et d’un système d’avitaillement en kérosène à l’aéroport de Tombouctou ; la fourniture de matériels de communication pour le réseau sûreté de l’aéroport de Bamako-Sénou et cinq (05) véhicules 4X4 station Wagon dans le cadre du Projet Sécurité et Sûreté Aériennes ; la réhabilitation des aérodromes de Niafunké, Kolokani et Douentza dans le cadre du travail aérien de la lutte antiacridienne ; le démarrage des travaux de construction du siège de l’Agence nationale de l’aviation civile ; l’achèvement de l’étude de faisabilité du projet de modernisation de l’aéroport de Bamako – Sénou par les Etats-Unis d’Amérique dans le cadre du Millénium Challenge Corporation (MCC).

Dans le domaine du transport fluvial, les réalisations portent sur l’achèvement et la réception des travaux de balisage du chenal naturel; le balisage du chenal navigable du fleuve Sénégal et étude complémentaire du système de transport mixte/ fleuve Niger par cabotage.

Les actions en cours visent à doter la COMANAV d’une flotte légère permettant la navigation sur le Niger une bonne partie de l’année.
En matière de sécurité routière, en dépit des campagnes de sensibilisation, l’aménagement de cinq (05) carrefours accidentogènes, le renforcement, par la police et la gendarmerie, du contrôle routier, l’analyse comparative des statistiques d’accidents de la route fait ressortir que l’ampleur de la situation reste préoccupante.
En effet, on a recensé, au titre du 1er semestre 2008, 2 490 accidents faisant 4 316 victimes.

A la même période de l’année 2007, on a enregistré 2 011 accidents, faisant 3 326 victimes. Le nombre d’accidents a augmenté, notamment ceux des engins à deux roues.
Les efforts entamés vont être accentués pour donner un coup d’accélérateur aux mesures arrêtées.

6 88,1 Mgw à l’horizon 2015

715,4 milliards de F CFA seront investis dans l’énergie et l’électrification rurale, la rationalisation de la production et de l’utilisation de l’énergie, la promotion des énergies alternatives, la constitution d’un stock national de sécurité pour les hydrocarbures, et le développement du réseau électrique interconnecté avec notamment le renforcement des sites hydro-électriques de Félou II, Gouina, Taoussa, Kénié, Sotuba II et Markala. Telle est l’ambition du PDES à l’horizon 2012.

Actuellement, le taux de couverture nationale en matière énergétique est de 16%, avec un taux rural de 7%. Les espoirs sont aujourd’hui braqués sur plusieurs projets au plan national et international dont le réseau interconnecté Mali-Côte d’Ivoire.

L’Etat envisage d’augmenter la production énergétique de 174,1 MW en 2007 à 6 88,1 MW à l’horizon 2015. Pour ce faire, il s’agit, entre autres et surtout, d’étendre et diversifier les sources d’énergie. Cette action se fera à travers l’évaluation du potentiel national en plantes oléagineuses notamment le pourghère et la promotion de leurs utilisations à des fins énergétiques.

Un programme intégré de développement des biocarburants se concrétisera à travers la création d’une Agence de Développement des Biocarburants pour notamment capitaliser les expériences, appuyer les promoteurs et coordonner l’ensemble des initiatives.

L’interconnexion des réseaux électriques est une des priorités du gouvernement ; elle sera réalisée avec les réseaux de la Côte d’Ivoire, du Ghana via le Burkina Faso et de la Guinée.
L’interconnexion avec les pays de la sous-région est un vaste chantier trois principales composantes.


D’abord, l’interconnexion Mali / Côte d’Ivoire :
Après son lancement officiel en janvier 2008, ce projet est entré dans sa phase exécutoire avec 45 millions de dollars de financement déjà acquis et 30 millions de dollars en cours de négociation avec la BIDC. Les marchés attribués pour les phases I (ligne haute tension Ferkéssédougou – Sikasso de 225 KV) et II en deux marchés pour les lignes Sikasso – Koutiala et Koutiala – Ségou.

La capacité de transit prévue est de 70 à 80 MW de puissance non garantie et de 200 MW à terme après réalisation de travaux sur le réseau de la Côte d’Ivoire.

Ensuite, l’interconnexion Ghana – Burkina Faso – Mali : Elle sera réalisée dans le cadre du projet WAPP de la CEDEAO. L’étude de faisabilité est en cours et le tracé de la ligne Ghana (Han) – Burkina Faso (Bobo) – Mali (Sikasso – Bougouni – Ouéléssébougou – Bamako) est déjà défini.
Enfin, l’interconnexion OMVS – Guinée : le projet est au stade de préparation des dossiers de consultation et de lancement de l’étude.
Il s’agira aussi d’élargir le parc de production électrique d’EDM-sa.

De favoriser la mise à la disposition des entreprises de l’énergie : le développement véritable de notre secteur privé passe par la mise à la disposition des entreprises (sociétés minières, usines textiles etc.) de l’énergie de qualité, à un coût maîtrisé, voire à des prix préférentiels. Cet objectif demeure une priorité du Gouvernement, et sera réalisé au terme des projets d’extension et de développement de notre potentiel énergétique.

D’accroître la consommation d’énergie en milieu rural : cette action constitue une urgence pour l’Etat. Pour ce faire, l’AMADER envisage à court terme d’alimenter 25 000 nouveaux abonnés en électricité; de diffuser 120 000 foyers améliorés métalliques et 15 000 Lampes Basse Consommation; d’augmenter la consommation annuelle du gaz butane à 10 000 tonnes soutenu par la diffusion de 5 000 réchauds à gaz et la mise en place du fonds gaz butane; d’appuyer la mise en place d’une nouvelle unité de production de briquettes combustibles de 1 000 tonnes/an et la consolidation des acquis des deux autres unités renforcées en 2007 en vue d’atteindre l’objectif de 10 000 tonnes; de créer 324 marchés ruraux de bois énergie; et d’aménager 500 000 hectares de forêts sous gestion villageoise.

Le projet d’éclairage public Mali – BID se poursuit et a permis l’éclairage public de rues à Bamako, Mopti, Gao et de la ville de Nioro.

Les financements sont attendus pour la réalisation des réseaux d’éclairage public et d’extension des réseaux électriques de Diré et Kabara dans la région de Tombouctou, Pélinguana et Sébougou dans la région de Ségou, Hamdallaye à Koutiala et Hérémakono à Bamako.

S’agissant du Plan directeur pour l’éclairage public des villes du Mali, les travaux sont terminés et ont été réceptionnés pour 5 quartiers périphériques de Bamako : Niamana, Sabalibougou, Niamakoro, Méguétana et Kalabambougou.

En ce qui concerne les Energies nouvelles et renouvelables, en plus des activités de renforcement de capacités des femmes et d’équipements de villages de systèmes d’éclairage solaire, il y a lieu de noter l’installation de 3 systèmes d’adduction d’eau sommaire à Koyera (Nara), Diouladiasso (Banamba) et la remise en état de la pompe solaire de Kanadjiguila (Kati) ; de 180 systèmes d’éclairage public dans 18 localités du Mali.

Dans les perspectives, il est prévu l’installation de 150 systèmes d’éclairage public dans la région de Kidal et l’identification de sites pour l’installation de 35 systèmes d’éclairage public.

Production aurifère en baisse

La production industrielle d’or a été de 52,753 tonnes en 2007, celle attendue pour l’année 2008 est de 46,4 tonnes. La baisse de cette production est due aux baisses de teneurs dans les principales mines et surtout à la nature du minerai (minerai sulfuré difficile à traiter).
Sur le plan de la production aurifère, six mines sont en exploitation (SEMOS, Yatela, Morila, Kalana, Loulo et Tabakoto) et deux autres sont en cours de construction très avancée. Elles pourront démarrer la production au courant de cette année 2008.

Les perspectives pour le développement du secteur sont bonnes. En effet, huit projets aurifères très avancés sont en cours de développement et pourraient entrer en production au cours des trois années à venir, pour des réserves potentielles totales de 164 tonnes d’or ; des études et consultations en cours pour la mise en place d’une cimenterie d’une capacité de 1 000 000 de tonnes en première région et pour la relance de la production des phosphates naturels du Telemsi. Il y a aussi des études des gisements de fer, de bauxite et de manganèse.

En ce qui concerne les six (6) mines d’or existantes, l’Etat procédera à l’audit de ces sociétés pour asseoir une plus grande transparence dans le secteur. L’accent sera également mis sur la valorisation des retombées financières et socio-économiques de l’industrie minière.

Dans cette optique, la création d’une Société de patrimoine en charge de gérer le portefeuille des actions détenues par l’Etat est envisagée. Il s’agira également de responsabiliser et d’inciter davantage les sociétés minières vers le développement communautaire et d’impulser des initiatives locales de développement.

Une autre action concernera la valorisation des potentialités du pays en matière d’autres ressources minières telles que la bauxite, le cuivre, le nickel, le fer, les phosphates et les matériaux de construction. L’inscription d’une dotation budgétaire de 200 millions de FCFA en 2009 constitue une initiative allant dans le sens d’un soutien en matière de stratégie de diversification et de mise en valeur de cet énorme potentiel.

En vue d’apporter une réponse à la flambée du prix des hydrocarbures, l’Etat a inscrit dans sa stratégie de diversification, l’intensification de la recherche des hydrocarbures dans les bassins sédimentaires du pays. Ainsi, sur les 28 blocs, 22 ont été attribués. Le premier forage d’exploration est attendu pour 2009.


Un environnement minier assaini

Dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires régissant les secteurs minier et pétrolier, la relecture du code minier sera réalisée d’ici fin 2008 pour le rendre plus transparent et incitatif.
Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la composante « Mines » du Projet d’appui à la croissance, plusieurs études et mesures d’accompagnement sont envisagées. Il s’agit, entre autres, de : une étude sur l’amélioration de la collecte, le traitement et la diffusion des géo scientifiques; une étude sur l’amélioration de la surveillance environnementale et l’élaboration du guide pour la préservation de l’environnement minier ; une revue pour l’amélioration de la fiscalité minière, en particulier en faveur de la petite mine ; une étude diagnostique pour la mise en place d’une base de données pétrolières au Mali.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement du secteur minier (PDSM), d’un coût estimé à plus de 110 milliards de FCFA, de nombreuses requêtes ont été adressées aux Partenaires techniques et financiers et ce, pour dynamiser davantage le secteur au cours des dix (10) prochaines années.

L’eau potable à flot

Afin de contribuer à l’atteinte des objectifs visés par le PDES, les objectifs spécifiques suivants ont été fixés dans le secteur de l’eau : doter tous les villages d’au moins d’un point d’eau moderne ; améliorer la gestion et l’exploitation des installations d’eau potable ; créer une Agence d’exécution des travaux d’Adduction d’Eau Potable ; sécuriser l’AEP (Adduction d’eau potable) de la ville de Bamako ; et construire des petits barrages de retenue d’eau.

Pour l’année 2008, les actions prévues porteront sur la dotation de 400 villages/fractions/sites de points d’eau modernes par la réalisation de 1 200 Equivalents Points d’Eau Modernes (EPEM) et la réhabilitation de 800 anciens ouvrages d’alimentation en eau potable.

Il est prévu la réalisation de l’AEP de Fana et de 13 autres centres dans la zone sud du Mali et celles de 5 localités de la région de Ségou. D’ici l’an 2015, il est envisagé de doter tous les villages d’au moins un point d’eau moderne.

Dans le cadre de l’amélioration de la gestion et de l’exploitation des installations d’eau potable, il est prévu d’élaborer des contrats types de gestion privés et de transférer aux opérateurs privés la gestion et l’exploitation des installations d’eau potable.

Pour la mise en œuvre du Plan national d’accès à l’eau potable en vue d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, un Programme sectoriel eau et assainissement (PROSEA), assorti d’un programme d’investissement de 400 milliards de FCFA a été élaboré.
La création d’une Agence chargée de l’exécution des travaux d’approvisionnement en eau potable est en cours.

Dans le cadre des mesures d’urgence de renforcement de l’adduction d’eau de la ville de Bamako et environs, en plus des deux stations compactes déjà réalisées et qui seront renforcées, il est prévu à l’horizon 2012 une nouvelle station de traitement d’eau en rive droite du fleuve Niger à Kabala et des réservoirs et réseaux structurants associés à ladite station.

Les travaux de réalisation de 10 petits barrages et d’aménagement de 416 hectares de terres et 46 Km de pistes rurales sont en cours dans la zone de Kangaba. Il est prévu la mobilisation des financements pour le démarrage effectif des études de 20 petits barrages à buts multiples le long de la frontière avec la Mauritanie.

Dans le domaine des grandes réalisations, on retiendra l’aménagement hydroélectrique de Taoussa avec l’appui des partenaires financiers et de Félou dans le cadre de l’OMVS.

Assainissement des finances publiques

Améliorer la qualité de préparation et d’exécution du budget et l’efficacité de l’aide au développement ; développer l’efficacité des administrations fiscales et financières ; intégrer les financements extérieurs aux procédures nationales ; accroître l’efficacité et la transparence des procédures de passation des marchés publics ; renforcer la gouvernance et la transparence; maîtriser la gestion du patrimoine ; défendre les intérêts de l’Etat ; mettre en œuvre une politique saine et cohérente d’endettement ; renforcer le secteur financier ; et améliorer l’environnement du secteur privé, tels sont les objectifs visés par les actions mises en oeuvre par le gouvernement, à travers le département des Finances, en 2007 et au cours de l’année 2008.

Dans le domaine macro économique, avec le FMI, les 5e et 6e revues au titre de la Facilité de Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) ont été favorablement conclues par le Conseil d’Administration de cette institution courant octobre 2007. Ces bons résultats ont permis la conclusion d’un nouveau programme FRPC pour une période de trois ans. Ce nouveau programme s’articule autour de la gestion des finances publiques et de l’amélioration de la compétitivité. Un accent particulier sera mis sur la mise en œuvre des réformes structurelles dans les secteurs du coton, de l’énergie, des banques, de l’Office du Niger et des télécommunications.

Dans le but d’assurer une mobilisation efficace du financement extérieur, le Conseil des ministres a adopté un plan national d’actions (2007-2009) sur l’efficacité de l’aide au développement en application de la mise en oeuvre de la Déclaration de Paris. Par la suite, il a été créé un Secrétariat à l’harmonisation de l’aide auprès du ministère des finances qui travaille en tandem avec le pool technique mis en place par les partenaires techniques et financiers.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui budgétaire, le gouvernement a signé un arrangement spécifique relatif à l’appui budgétaire général en faveur du CSCRP 2007-2011 avec six partenaires au développement : Commission européenne, Banque mondiale, BAD, France, Pays Bas et Suède.

Au 31 décembre 2007, le service de la dette payé aux créanciers après allègement a été de l’ordre de 45,2 milliards de FCFA. Le service de la dette a été correctement assuré envers tous les créanciers et il n’existe aucun arriéré du service de la dette.

Courant 2007, le Mali a continué de bénéficier des ressources au titre de l’Initiative des Pays Pauvres très Endettés (PPTE) pour un montant de 10, 7 milliards de FCFA au 31 décembre 2007.

En 2008, le service prévisionnel de la dette avant allègement est estimé à 49 milliards FCFA.

Les ressources PPTE de l’exercice 2008 sont estimées à 12,683 milliards F CFA. Elles seront uniquement constituées des allègements attendus des autres créanciers (en dehors du FMI, de l’IDA et de la BAD).
Au 31 juillet 2008, le service dû avant allègement était de 21,4 milliards FCFA et les allègements obtenus se chiffrent à 7, 2 milliards et il n’existe aucun arriéré au titre du service de la dette.

Par ailleurs, le Gouvernement du Mali a signé en 2007, 23 accords de prêts auprès de ses différents bailleurs de fonds d’un montant global d’environ 226 milliards de FCFA pour la mise en œuvre des projets et programmes visant à soutenir le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP).

Dans le cadre du financement du Barrage de Taoussa, la Table Ronde tenue à Djedda en novembre 2007 a permis de mobiliser 100,3 milliards de FCFA auprès de différents bailleurs de fonds.
Il a été tenu la Table Ronde des bailleurs de fonds pour le financement du volet agricole du projet sucrier de Markala.

Les plénipotentiaires de la BAD ont tenu en septembre 2007 à Bamako, leur réunion en vue de la reconstitution des ressources du FAD XI, ce qui dénote une confiance renouvelée des partenaires et contributeurs du FAD et du Groupe de la BAD au Mali.

Dans le cadre de l’appui à l’Initiative Riz, le Gouvernement a signé en août 2008 avec le Canada et les Pays Bas, des conventions respectivement de 5 millions de dollars canadiens et 2 millions d’euros.
Dans le domaine des finances publiques, on peut noter l’amélioration de la qualité de préparation et d’exécution du budget ; l’accroissement de l’efficacité et de la transparence des procédures de passation des marchés publics ; le renforcement de la gouvernance et de la transparence ; le développement de l’efficacité des administrations fiscales et financières.

Entre autres activités entrant dans ce dernier cadre, on retient essentiellement : En matière de lutte contre la fraude et de renforcement du contrôle interne, d’importants résultats ont été enregistrés au cours de la période. Des missions de contrôles ont été effectuées dans tous les bureaux principaux de douanes et les secteurs à risques notamment les matériaux de construction, les véhicules et motocycles, la contrebande de cigarettes, le trafic d’armes et de stupéfiants.

Au delà des apports budgétaires, la Douane s’est particulièrement illustrée au cours de la période dans la lutte contre la contrebande de drogue, d’armes de guerre et de munitions.

Au titre de la modernisation de l’administration des douanes, les activités ont porté sur la poursuite de la modernisation du service des douanes à travers la connexion au réseau SYDONIA des structures de l’intérieur et des représentations des Douanes du Mali aux ports de Dakar et d’Abidjan ; l’installation de trois scanners dont un à Sikasso, un à Koury et un à Kayes dans le cadre du programme de vérification des marchandises importées. Un quatrième scanner est en cours d’installation au niveau du bureau de Bamako-Fer.

Au titre des réformes de la législation et de la réglementation fiscales , le Code Général des Impôts (CGI) et le Livre de Procédures Fiscales (LPF) promulgués le 29 décembre 2006 ont été modifiés et des lois adoptées.

En matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, d’importants résultats ont été enregistrés au cours de la période sous revue. A cet effet, 323 vérifications de comptabilités ont été effectuées, 801 Contrôles sur pièces ont été réalisés, des rappels de droits pour 41,747 milliards de F CFA ont été réalisés suite aux vérifications de comptabilités et aux contrôles sur pièces.

Au niveau de la gestion du patrimoine mobilier, les activités réalisées ont concerné le suivi des participations de l’Etat dans les entreprises et la gestion des biens mobiliers appartenant à l’Etat.
Il a été reçu au cours de la période sous revue 165 véhicules répartis entre les différents services de l’Etat.

Au titre des privatisations, il a été procédé à la privatisation de l’Hôtel Azalaï de Tombouctou et de la BIM-SA, le processus est en cours pour la SOTELMA et l’UMPP. Le projet de loi de privatisation de la CMDT a été adopté par l’Assemblée Nationale.

Dans le domaine du développement du secteur privé, dans le cadre du renforcement du secteur financier, les activités ont porté sur le renforcement du secteur bancaire, du secteur des assurances et des institutions de micro finance, dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du Programme de développement du secteur financier (PDSF).

Les banques en restructuration telles que la BHM, ont repris leurs activités grâce aux actions mises en œuvre par le gouvernement. Le contrat de cession et d’acquisition de 51 % du capital de la BIM a été signé entre le ministre des finances et le président directeur général d’Attijariwafa Bank, pour environ 40 milliards de FCFA.

Au niveau du secteur bancaire, en plus de deux banques maliennes qui figurent parmi les grandes banques au rang du classement régional de l’UEMOA, deux autres banques ont fait leur rentrée. La BDM-SA, la BNDA, la BIM-SA et Ecobank Mali ont un total de bilan supérieur à 100 milliards de FCFA.

Dans le domaine de la micro finance, d’importants progrès ont été enregistrés dans le cadre de la couverture géographique du pays par le secteur de la micro finance et sa contribution à la politique nationale de lutte contre la pauvreté. Des ressources additionnelles ont été mises à la disposition des structures de ce secteur visant le financement des projets en faveur des populations pauvres, notamment les femmes et les jeunes. Un nouveau plan d’actions pour la période 2008-2012 a été élaboré et devrait contribuer à la mobilisation de nouveaux financements en faveur du secteur.

De juin 2007 à nos jours, une vingtaine de nouvelles structures de micro finance ont été créées dont la plupart offre des services financiers de proximité aux populations des zones urbaines et rurales défavorisées. Ces nouvelles créations ont permis d’améliorer et d’élargir les services financiers à environ un million cinq cent mille (1 500 000) personnes, dont 40% de femmes. Près de 43% des ménages au Mali bénéficient des services offerts par les structures de micro finance.

A ce jour, le secteur de la micro finance compte plus de 850 points de services repartis sur l’ensemble du territoire national avec respectivement, 65 et 50 milliards de francs CFA d’encours de prêts et de dépôts.

Par ailleurs, il a été procédé à l’adoption d’une Stratégie de Développement du secteur financier et à la mise en œuvre des mesures issues des recommandations du Conseil Présidentiel pour l’Investissement (CPI), des rencontres État–Secteur Privée–Banques et du Doing Business.

Les performances et réalisations sont tout aussi tangibles et/ou perceptibles dans d’autres domaines tels que les TIC, l’intranet, l’élevage, la pêche, le recouvrement de l’argent détourné des caisses de l’Etat, le logement etc.

Dans les perspectives à court terme, les partenaires se sont fortement engagés à appuyer le Mali pour atteindre l’objectif d’une croissance économique moyenne de 7 % par an sur la période 2008-2012.

L’objectif de croissance sera atteint grâce à la relance des investissements publics et privés et à l’amélioration de l’efficacité économique à travers l’approfondissement des réformes structurelles.

Cette dynamique économique vertueuse devrait s’amorcer dès cette année 2008 où le taux de croissance est attendu à 6,4% contre 3,2% en 2007. Ce regain de dynamisme est attendu du secteur primaire, notamment la production céréalière ainsi que du secteur tertiaire.

Pour l’année 2009, l’effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement de l’Etat sera maintenu pour affecter davantage de ressources à l’augmentation du potentiel de croissance économique du pays. Les dépenses d’investissement publiques devraient atteindre 11,6% du PIB en 2009 contre 9,6 % en 2008.


SEKOU TAMBOURA

27 Octobre 2008